Article mis en avant

:::1Bol2RⒶge::: Direct ☀ Reposito • Revue presse et rs

Direct ! • Reposito

[Edit 1 avril 2021 : La création des groupes et pages du collectif sur facebouk et à venir sur mastodon rendent la parution du Bol2Rage très aléatoire, mais le fil des pages dans la colonne de droite est mis à jour ici -> ]

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::: Almanach des luttes :::

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::: 10 Mars 2021 :::

  • ✊✊🏾✊🏿 Mobilisation Nationale ! 📍 Samedi 20 mars 2021📢 Appel du Réseau d’Entraide Vérité et Justice 📢 Avec les familles de victimes, des blessé·e·s et des mutilé·e·s 📢

 » Marches organisées dans plusieurs villes de France : https://www.facebook.com/reseauveriteetjustice/posts/123194523141246 Stop à l’impunité ! • Depuis 10 ans, les victimes des violences d’État marchent pour la vérité, la justice et la réparation. Cette année, pour afficher leur volonté d’union, de soutien et de solidarité mutuels, elles ont décidé de créer le Réseau d’Entraide Vérité et Justice. 📢 Ce samedi 20 mars 2021, notre réseau appelle à des marches et rassemblements partout en France, dans le cadre des Journées internationales contre les violences des forces de l’ordre et contre le racisme. Née le 15 mars 1997 à Montréal, au Canada, la Journée internationale contre la brutalité policière s’est aujourd’hui étendue à la Suisse, à l’Allemagne, au Royaume-Uni, à la France, à la Belgique, à l’Espagne, et au Portugal, en passant par le Nigeria, les États-Unis et le Mexique. (…)  » • https://www.facebook.com/reseauveriteetjustice/https://www.facebook.com/events/2503637243265873/

  • Marche en mémoire d’Amadou Koumé le 13 mars • Le combat commence à payer

 » Six ans après sa mort, un procès aura bien lieu dans l’affaire d’Amadou Koumé. Amadou, alors âgé de 33 ans, est décédé dans la nuit du 5 au 6 mars 2015 au cours d’une violente opération de police. Menotté au sol par trois policiers, c’est finalement un agent de la brigade anti-criminalité qui a procédé à la clé d’étranglement qui lui a ôté la vie. Laissé à plat-ventre durant plusieurs minutes, il est mort alors que le fourgon de police l’emportait au commissariat du 10ème arrondissement de Paris. Alors que le procureur de la République avait initialement classé l’affaire sans suite le 9 novembre 2015, et que l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait conclu le 16 juin 2016 à l’absence de faute professionnelle, la famille d’Amadou n’a cessé d’exiger justice et vérité sur les circonstances de sa mort. (…) Nous ferons savoir cette Vérité que l’instruction gardait au secret, le 13 mars 2021 lors de la marche en commémoration de la mort d’Amadou Koumé. Cette manifestation s’inscrit dans les évènements entourant la journée mondiale contre les violences policières. Plus personne ne peut nier l’existence des violences et crimes policiers, qui touchent nos quartiers au quotidien depuis des décennies et qui s’abattent chaque jour davantage sur les militants et les manifestants. Sans justice, pas de paix !Sans justice, pas de paix !Lien vers l’événement : https://fb.me/e/3DL98g1yX  » • Désarmons-leshttps://www.facebook.com/desarmons2012/posts/4263306157032559

  • 📢 APPEL DE L’ASSEMBLEE DES BLESSES POUR FAIRE BOUGER LES LIGNES : MARS… LE MOIS DE LA JUSTICE, POUR UN PRINTEMPS SOCIAL ET POPULAIRE ? 💣

 » Soutenons partout les Familles de Tué.e.s et les Blessé.e.s dans leur quête de Vérité et de Justice!Les violences policières résultent des violences d’état qui frappent des millions de personnes dont tu fais partie ou bientôt, exploité.e, licencié.e, mal-logé.e, expulsé.e, exproprié.e, affamé.e, malade, contrôlé.e, surveillé.e, poursuivi.e, condamné.e, enfermé.e, humilié.e, frappé.e, mutilé.e, veuve, orphelin.e.Face à nous, un assemblage « police-justice-élus-presse-opportunistes » prépare le dernier galop d’une course sans encombre aux couleurs du libéralisme décomplexé. Les conducteurs de cet attelage mortifère lorgnent aussi et sans vergogne sur le super pactole de la sécurité des JO 2024.L’Assemblée des Blessés appelle à participer aux rassemblements de mars pour établir, conforter les liens contre cette débauche de moyens liberticides utilisés pour faire taire jusqu’à emprisonner les mots Liberté, Justice et Solidarité, et ainsi mieux faire passer les futures lois anti-sociales, sources de plus de misères, de révoltes, de prisonnier.e.s, de mutilé.e.s, de tué.e.s.Nous mettons aussi en garde contre ces discours de tous bords qui nient l’autre pour ce qu’il est, qui parlent de nous mais pas pour nous. Notre radicalité traduit le refus de toutes les escroqueries sociales d’où qu’elles viennent, toujours promptes à nous faire croire en un avenir radieux par le prisme de la haine ou du fric.Nos objectifs ne changent pas :-Retrait des armes de guerre;-Retrait des forces supplétives;-Retrait des lois liberticides.Pour l’heure… Pas de négociation ! Pas de Paix ! Avant tout, Organisons-nous !Une question, un avis ou envie d’aider : assemblee-blesses@riseup.net

AGENDA NON EXHAUSTIF :

– 8 mars Appel à la grève à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes (et des personnes sexisées) – http://www.grevefeministe.fr/appel/

– 13 mars Appel d’Urgence Notre Police Assassine pour la mémoire d’Amadou Koumé dans le cadre de la Journée internationale contre les violences policières –https://www.facebook.com/events/782406189014664/

– 16 mars Appels contre la Loi Sécurité Globale, Cf sur les réseaux ou dans vos réseaux!

– 18 mars 150 ans de la Commune de Paris, Cf sur les réseaux ou dans vos réseaux!

– 20 mars Appel du Réseau d’Entraide Vérité et Justice des Familles de Tué.e.s et des Blessé.e.s par la police en partenariat avec la Marche Des Solidarités pour la Journée internationale contre le racisme et les violences policières.

Des marches auront lieu dans plusieurs villes, https://www.facebook.com/reseauveriteetjustice/

PARIS – 13h12 – Place Edmond Rostand – 6ème https://www.facebook.com/events/766766530619736

TOULOUSE – 13h12 – Capitole – Métro de Toulouse https://www.facebook.com/events/268831321318364

BORDEAUX – 13h12 – Place de La Bourse https://www.facebook.com/events/5473253129414204

RENNES – 13h12 – Esplande Charles De Gaulle https://www.facebook.com/events/437062007503676

AMIENS – Organisation en cours – Infos à venir ici : https://www.facebook.com/lesrefractairesdu80

-21 mars Fête de la Commune de Paris, Cf sur les réseaux ou dans vos réseaux!

– 27 mars Journée européenne « Un Logement Pour Tous » https://www.droitaulogement.org/…/appel-a-mobilisation…/ « 

[Publication originale Assemblée des BlesséEs https://www.facebook.com/assembleedesblesses/posts/1050034058817902 ]

::: 8 Mars 2021 :::

  • Contre l’oppression patriarcale et l’oppression capitaliste : personne n’est seule

« Déclaration anarchiste internationale sur la Journée des Femmes Travailleuses. Aujourd’hui, 8 mars, nous commémorons la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes travailleuses, une date historique pendant laquelle nous mettons en avant la lutte pour les droits politiques, sociaux, économiques et sexuels, des femmes et des personnes transgenres issues des classes opprimées, pour mettre fin aux violences systémiques du patriarcat et pour la lutte révolutionnaire ouvrière, populaire et anticoloniale. (…)  » • via Anarkismo • par diverses organisations anarchistes : http://www.anarkismo.net/article/32200 ..

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::: Dans le monde une guerre de classes :::

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::: 10 Mars 2021 :::

  • INDE : UN GIGANTESQUE TSUNAMI SOCIAL AUX INCIDENCES MONDIALES

 » Dans l’émission de ce jour, nous serons en compagnie de Jacques Chastaing, pour continuer à parler du mouvement social en Inde. Ce qui se passe en Inde est déterminant pour le monde. L’Inde est certainement parmi les grands pays de la planète, celui qui concentre le pire du capitalisme et du féodalisme. C’est aussi en conséquence un pays en ébullition permanente et aux millions de révoltes. (…)  » • http://actualitedesluttes.info/inde-un-gigantesque-tsunami-social-aux-incidences-mondiales/

  • Travailleur, ne vote pas. Travaille à la Révolution sociale

 » Alors que tous les partis politiques se préparent encore à la lutte électorale, nous, anarchistes convaincus, nous adressons d’abord aux salariés, car ils sont les principales victimes du mécanisme artificiel qui nous gouverne. Nous sommes de ceux qui se rebellent contre l’organisation actuelle de la société, inégalitaire au possible. (…)  » • http://le-libertaire.net/travailleur-vote-pas-travaille-revolution-sociale/

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::: Coalition pour l’abolition de la police, de l’armée, de la justice de classe et de l’industrie carcérale :::

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::: 10 Mars 2021 :::

  • 20 mars: on étouffe, de l’air !

 » Ce n’est pas que par leurs mots que Gérald Darmanin et les membres du gouvernement font la course à l’échalote raciste, islamophobe et sécuritaire avec Marine Le Pen. Loi sécurité globale, loi séparatisme, Beauveau de la sécurité, remise en cause de l’AME, l’offensive sécuritaire et raciste se déploie tous azimuts. Ca tourne réellement sale. Alors le 20 mars il faut prendre la rue ! (…)  » • https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/090321/20-mars-etouffe-de-lair

  • F. Vergès : « Les opprimé.e.s ont toujours mis en œuvre leurs propres politiques de protection »

 » Dans cet entretien avec RP Dimanche, l’intellectuelle et militante féministe décoloniale Françoise Vergès revient sur les principales thèses de son livre Une théorie féministe de la violence (La Fabrique, 2020). (…)  » • https://www.revolutionpermanente.fr/F-Verges-Les-opprime-e-s-ont-toujours-mis-en-oeuvre-leurs-propres-politiques-de-protection

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::: Africa Acrata :::

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::: 10 Mars 2021 :::

  • L’insurrection malgache de 1947 : un « trauma » colonial ?

 » Dans cet article de synthèse, Raphaël Gallien et Maxence Habran, chercheurs au Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (CESSMA) de l’Université de Paris, rappellent à quel point l’insurrection de 1947 et sa terrible répression par les troupes coloniales, au prix de dizaines de milliers de morts, constitue un épisode structurant pour la… communauté nationale malgache d’aujourd’hui, même s’il est longtemps resté entouré de silence. Ils font le point sur les avancées historiographiques sur ce drame majuscule et montrent que les jeunes générations ont moins d’inhibitions que leurs aînées à évoquer 1947 comme un repère d’espérance et de fierté dans un pays qui voit le niveau de vie de ses habitants chuter sans discontinuer depuis le milieu des années 1970. Les obstacles dans la transmission des savoirs sur cette histoire restent tangibles, mais leur mémoire, un temps refoulée, s’affiche aujourd’hui au grand jour, lors de commémorations indissociables d’enjeux politiques contemporains et d’expressions culturelles (livres, films…) plus nombreuses. (…)  » • https://histoirecoloniale.net/L-insurrection-malgache-de-1947-un-trauma-colonial.html

  • Sénégal: Un cinquième manifestant tué

« Un collégien a été tué samedi dans le sud du Sénégal, portant à cinq le nombre de morts dans les émeutes qui agitent le pays depuis l’arrestation du principal opposant Ousmane Sonko (voir notre article). Ce samedi à Diaobé, où les manifestants réclamaient la libération d’Ousmane Sonko, les affrontements ont fait six blessés graves et un jeune collégien est décédé des suites de ses blessures. Le poste de gendarmerie, celui des douanes, des Eaux et Forêts ainsi qu’une station-service, ont été saccagés et brûlés, ainsi qu’une dizaine de véhicules. (…)  » • https://secoursrouge.org/senegal-un-cinquieme-manifestant-tue/

  • Arrestation d’un opposant : attaque des commissariat de Sédhiou et Diaobé, émeutes à  Dakar – 6 mars 2021

https://berthoalain.com/2021/03/07/arrestation-dun-opposant-attaque-des-commissariat-de-sedhiou-et-diaobe-emeutes-a-dakar-6-mars-2021/

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::: America Acrata :::

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::: 10 Mars 2021 :::

  • Chambouler rôles et casseroles Retour collectif sur une grève de femmes sans-terre en Amazonie

« Dans l’État du Rondônia, au Brésil, des paysan·nes sans terre occupent de grandes propriétés contre la confiscation des richesses foncières par une poignée de fortuné·es. Entre le travail agricole, le quotidien de la lutte et l’État policier répressif, ils et elles passent sans cesse d’une urgence à l’autre. C’est pourtant en plein milieu d’une occupation qu’un groupe de femmes lance un pavé dans la mare et dépose, en 1995, un préavis de grève illimitée du travail domestique. Rompant pendant plus de six mois avec les rythmes collectifs, elles prennent le temps de penser leur situation, leurs problèmes et leurs besoins spécifiques, et bouleversent durablement la vie de leur communauté. (…) » • https://www.jefklak.org/chambouler-roles-et-casseroles/

  • USA: Mumia Abu-Jamal laissé sans soin

« Après 30 ans dans le couloir de la mort, et après avoir échappé par deux fois à la peine capitale grâce à la mobilisation internationale, l’ancien militant des Panthères Noires Mumia Abu-Jamal est aujourd’hui détenu à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle au centre pénitencier de Mahanoy en Pennsylvanie. Il souffre de difficultés respiratoires et de douleurs dans la poitrine. Le centre où Mumia Abu-Jamal est incarcéré depuis des décennies refuse catégoriquement de considérer ses symptômes comme une potentielle infection covid-19 et va jusqu’à refuser de le soumettre à un dépistage. Voir notre dossier sur l’affaire Mumia (…)  » • https://secoursrouge.org/usa-mumia-abu-jamal-laisse-sans-soin/

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::: Europa Acrata :::

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::: 10 Mars 2021 :::

  • En mémoire de FATIMA solidarité avec les travailleuses agricoles de Huelva

 » Ce 8 mars, les femmes indigènes zapatistes nous partagent un très beau texte, « CELLES QUI NE SONT PAS LA »… « Parce que nous n’oublions pas, parce que nous ne pardonnons pas, pour elles et avec elles, nous luttons ».Suite à l’incendie d’un immense bidonville situé dans la municipalité de Palos de la Frontera, Andalousie, destination vers laquelle les zapatistes nous ont proposé d’organiser une flotille navale lors de leur prochaine arrivée en Europe, nous redécouvrons l’horreur des fincas du sud de l’Europe, où la grande majorité de nos fruits et légumes sont produits (les fraises pour ce qui concerne la région de Palos de la Frontera/Huelva, aujourd’hui principale zone d’exportation mondiale).De proche en proche, nous découvrons aussi les résistances et les combats menés sur place, au quotidien. Et notamment celui du collectif de travailleuses agricoles Jornaleras en lucha. Ci-dessous, la traduction d’un texte qu’elles avaient écrit suite à la perte d’une de leurs compañeras. FATIMA (…)  » • http://cspcl.ouvaton.org/spip.php?article1518=

  • Barcelone: solidarité avec les détenu-es de la manifestation du 27F

 » (…) A propos des 8 personnes accusées d’avoir brûlé un fourgon de police. Le 27 février, 8 de nos compas ont été arrêté-es dans le centre de Barcelone lors d’une manifestation. Cet événement s’inscrit dans une série de mobilisations de masse appelées au nom de la liberté d’expression mais qui ont fini par assumer de plus en plus la voix de la dissidence générale à l’égard de la période historique que nous vivons. Une réalité asphyxiante caractérisée par une violence institutionnelle sans précédent qui laisse la majorité de la population sans avenir et qui absout et défend les criminels habituels : la police, les politicien-nes et la famille royale. (…)  » • https://fr.squat.net/2021/03/09/barcelone-solidarite-avec-les-detenu-es-de-la-manifestation-du-27f/

  • Koufontinas continue son combat, et avec lui le peuple grec

 » La jeunesse grecque continue de se mobiliser en soutien à Dimitris Koufontinas dont l’état de santé est toujours plus critique après deux mois de grève de la faim. Alors que la solidarité traverse les frontières – le combattant communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah, détenu en France depuis 37 ans, s’étant lui aussi mis en grève de la faim ce samedi 6 mars pour dénoncer l’acharnement répressif dont est victime Koufontinas – l’article qui suit dégage les enjeux de l’épreuve de force en cours. Il s’agit pour le gouvernement conservateur grec à la fois de conjurer le spectre d’un retour des émeutes de décembre 2008 (qui avaient fait suite à l’assassinat du jeune Alexis Grigoropoulos par un policier dans le quartier d’Exarcheia) et de poursuivre une punition symbolique à l’égard de l’organisation combattante 17-Novembre (dont Koufontinas était l’un des dirigeants), qui a lutté les armes à la main contre les institutions de l’État grec et sa soumission aux intérêts de l’impérialisme euro-atlantique. (…) « https://acta.zone/koufontinas-continue-son-combat-et-avec-lui-le-peuple-grec/#

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::: Asia Acrata :::

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::: 10 Mars 2021 :::

  • Solidarité Internationale avec les protestations birmanes!

 » (…) Le 1er février dernier, l’armée « myanmaraise » a organisé un coup d’État et pris le pouvoir du gouvernement élu sous prétexte de fraude électorale. Les chefs du coup d’État ont arrêté les principaux dirigeants et militant-es du gouvernement, coupé Internet et suspendu les vols aériens.
Cela marque un tournant sombre dans l’expérience de démocratisation, encore très partielle, qu’endure la Birmanie depuis maintenant une décennie. Ce coup d’État menace d’annuler toutes les avancées sociales, tous les droits et les faibles acquis dont dispose la population birmane.
Durant ces dix dernières années, le mouvement ouvrier s’est largement consolidé dans cet eldorado de la fast fashion. La grève générale encouragée puis entamée dès le 22 février offrait l’un des grand espoirs de résistance au coup d’État par la constitution d’un mouvement syndical organisé et puissant.
Voilà sûrement la raison pour laquelle le 26 février, l’armée « myanmaraise » déclara la plupart des organisations syndicales du pays illégales, menaçant d’arrestations tou-te-s leurs militant-es. Deux jours plus tard, les protestations du dimanche 28 février se durcissent, on y dénombre au moins 18 morts dans les rangs des manifestant-es, un journaliste y meurt abattu, et 1.300 personnes sont arrêtées.
Malgré l’intensification sanglante de la répression, les opposant-es au coup d’État continuent de résister à la violence putschiste, désormais exercée à balles réelles.
Les barricades s’érigent dans les rues, les boucliers de fortune, les pavés et les lance-pierres défient sans relâche la junte militaire du pays.
Dans les images des affrontements qui nous parviennent, entre l’épais brouillard des lacrymogènes et des grenades assourdissantes qui, hélas, traduisent la situation internationale d’un capitalisme pétri de contradictions, on remarque une fois encore, l’indéniable « savoir-faire » de l’industrie franco-française triompher sur nos écrans .
On n’oublie pas, aussi, les révoltes baloutches, iraquiennes, libanaises et chiliennes, auxquelles on pense le cœur serré.
Pour un suivi de la situation birmane sur Twitter : @mrattkthu
Pour en savoir plus sur le coup d’État en Birmanie : (…) « 
[Portfolio] • https://paris-luttes.info/solidarite-internationale-avec-le-14807

  • Rojava : la révolution des femmes

 » En 2017, l’autrice féministe et anticapitaliste kurde Dilar Dirik se demandait pourquoi « la large majorité des mouvements de femmes dans le monde ne semble pas se soucier du fait qu’une armée entière de femmes autonomes, mue par une idéologie d’émancipation, a […] dédié leur victoire aux femmes du monde entier, à travers le slogan Femme-Vie-Liberté». Les éditions Syllepse publient aujourd’hui l’ouvrage collectif Nous vous écrivons depuis la Révolution : des militantes internationalistes font état de ce qu’elles ont vu — et continuent de voir — au Rojava. Prise entre le « régime dictatorial » d’Assad, le « fascisme de Daech », la « puissance impérialiste » occidentale et l’emprise turque, « fondamentalement raciste et coloniale », la révolution qui s’y mène continue tant bien que mal son chemin. Rejetant son idéalisation comme sa diabolisation, l’ouvrage donne à lire les espoirs et les contradictions d’un processus politique amorcé en pleine guerre civile. Nous en publions un extrait. Il met en scène un dialogue sur le féminisme et la « jineolojî » (« la science des femmes », en kurde), nourri d’échanges sur place, entre quatre femmes — kurdes et occidentales. (…)  » • https://www.revue-ballast.fr/rojava-la-revolution-des-femmes/

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::: Oceania Acrata :::

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::: 10 Mars 2021 :::

  • Océanie : Construire le pouvoir populaire dans la pauvreté • Comment nous pouvons lutter pour les réformes de l’aide sociale

 » Le gouvernement du LNP a annoncé cette semaine les changements qu’il prévoit d’apporter au paiement JobSeeker en Australie. Après 27 ans d’absence d’augmentation, il a décidé de faire passer le montant du chômage de 40 dollars par jour à 43 dollars par jour. Cela laisse le paiement bien en dessous du seuil de pauvreté relative. Le véritable problème que posent ces changements est l’augmentation des obligations mutuelles déjà draconiennes imposées aux chômeurs. En tant qu’anarchistes, nous comprenons que l’illusion du capitalisme d’être consensuel et contractuel est un mensonge éhonté, alors comment pouvons-nous lutter non seulement contre ces changements, mais aussi contre l’ensemble du système social pourri de ce pays ? Il y a déjà les appels habituels à faire pression sur le Parti travailliste qui a montré à maintes reprises qu’il n’est pas l’ami des pauvres. Nous devons renforcer le pouvoir populaire dans les mouvements et créer des alliances.Photo du squat anti-gentrification d’APN QLD en 2017Le gouvernement du LNP a annoncé cette semaine les changements qu’il prévoit d’apporter au paiement JobSeeker en Australie. Après 27 ans d’absence d’augmentation, il a décidé de faire passer le montant du chômage de 40 dollars par jour à 43 dollars par jour. Cela laisse le paiement bien en dessous du seuil de pauvreté relative (457 $ par semaine), sans parler du seuil de pauvreté de Henderson (550 $) qui, selon le QLD du réseau anti-pauvreté, est l’augmentation minimale acceptable.Bien que cette soi-disant « augmentation » soit pathétique et insultante, la véritable préoccupation de ces changements est l’augmentation des obligations mutuelles déjà draconiennes imposées aux chômeurs. Les obligations mutuelles dans ce pays ont déjà permis aux agences pour l’emploi d’agir comme des gardiens de prison pour les chômeurs, en les menaçant, en leur mentant et en les forçant à se soumettre pour assurer une armée de réserve de travail désespérée et souple et pour contraindre les gens à faire un travail dangereux et sous-payé.Cette fonction coercitive ne fera que s’accroître, avec l’annonce que le gouvernement prévoit d’instituer une « formation intensive » obligatoire pour tous les chômeurs pendant plus de six mois. Plus inquiétant encore, le gouvernement est en train de créer une ligne d’assistance téléphonique « dob-in », qui permettra aux employeurs de signaler les chômeurs au gouvernement s’ils refusent un travail « convenable ». Cela peut alors entraîner la suspension des paiements. Comment définit-on un travail convenable ? Comme le gouvernement le souhaite, bien sûr.Même avant les changements, de nombreux membres du réseau anti-pauvreté QLD (APN QLD) avaient des histoires à raconter sur le fait d’avoir été contraints à un travail qu’ils ne pouvaient pas faire physiquement ou mentalement, à un travail qui nécessitait des heures et des heures de transport public, ou même à un travail auquel il était parfois impossible de se rendre. Il ne fait aucun doute que le gouvernement finira par définir le travail « convenable » comme étant tout travail, quelles que soient les circonstances, afin de pouvoir commencer à forcer les travailleurs à se rendre dans les exploitations agricoles pour y être sous-payés, surchargés de travail et, dans de nombreux cas, agressés sexuellement.En tant qu’anarchistes, nous comprenons que l’illusion du capitalisme d’être consensuel et contractuel est un mensonge éhonté, mais l’État la rend rarement aussi évidente. On nous dit que le capitalisme veut un marché libre, qu’une génération de syndicalisation, de précarisation et de harcèlement de la classe ouvrière a encouragé un marché flexible où les gens peuvent choisir leur emploi comme ils le souhaitent et le quitter quand ils le veulent. Aujourd’hui, les chômeurs n’ont même pas la capacité de refuser un travail dangereux sans être poussés plus loin dans la pauvreté et le désespoir. Une situation que l’on ne peut guère qualifier de consensuelle.Avec de tels changements, nous voyons la vraie réalité du capitalisme. Le capitalisme veut une armée de réserve de travailleurs malmenés et démoralisés qu’il peut utiliser pour abaisser les conditions de tous les travailleurs. Il veut que les chômeurs soient tellement disposés à sortir de ce système qu’ils acceptent toutes les conditions ou tous les salaires, même au point de franchir les piquets de grève.Un membre de l’APN QLD nous a fait part de son expérience dans le système Job Active, qui, dans le cadre de leurs obligations mutuelles, comprenait des cours de formation obligatoires tous les quinze jours. Ils nous ont dit qu’au lieu d’enseigner quoi que ce soit de pratique, ces cours consistaient entièrement en deux heures de rhétorique antisyndicale basée sur le fait de traiter le patron comme un seigneur et un sauveur, d’être à leur disposition et de ne jamais les interroger ou de faire quoi que ce soit contre leur volonté. Il est évident que ce système est conçu pour punir et endoctriner les personnes vivant dans la pauvreté afin qu’elles puissent être utilisées comme une arme contre le reste de la classe ouvrière.Maintenant, avec les « boss dob-in line », nous allons voir ces abus s’aggraver, avec des groupes féministes à travers l’Australie qui sensibilisent déjà au fait que cela peut être et sera utilisé comme une arme contre les femmes vulnérables pour les contraindre à avoir des relations sexuelles et plus encore. Alors comment pouvons-nous lutter non seulement contre ces changements, mais aussi contre l’ensemble du système social pourri de ce pays ?Il y a déjà les appels habituels à faire pression sur le parti travailliste et à faire en sorte qu’il soit élu pour apporter des changements au nom des personnes vivant dans la pauvreté, avec des appels identiques tournant autour des Verts.Mais le parti travailliste a montré à maintes reprises qu’il n’est pas l’ami des personnes en situation de pauvreté. Après tout, quel est le politicien ? Les Verts, en revanche, sont actuellement incapables d’atteindre le gouvernement. Même s’ils l’étaient, nous pouvons garantir que, comme les partis socialistes et verts du monde entier, leur politique dériverait plus à droite au fur et à mesure qu’ils se rapprocheraient des halles du pouvoir. Chaque fois que les mouvements sociaux se sont tournés dans cette direction, ils se sont vus vidés de leur substance pour servir les ambitions électorales de tel ou tel parti.Il n’y a qu’une seule réponse et c’est la même que celle qui a toujours été donnée lorsque l’on discute de la manière de mettre en œuvre des changements sociaux massifs. Nous devons renforcer le pouvoir populaire dans les mouvements et créer des alliances entre tous ceux qui sont concernés : les personnes en situation de pauvreté, les membres des Premières nations, les femmes, les syndicats, etc. Nous devons lutter selon nos propres termes pour nos propres revendications, et non celles d’un parti politique qui veut nous porter au pouvoir. Promouvoir le changement par l’intermédiaire d’un parti politique plutôt que de renforcer le pouvoir populaire des mouvements signifie que toute victoire ne sera pas la nôtre, de sorte que les promesses peuvent être rompues et les réformes rapidement abandonnées. Cela conduit également à la démobilisation, car une organisation et un pouvoir significatifs et durables ne peuvent être construits de cette manière. Suivre ce modèle signifie seulement devoir repartir de zéro chaque fois que nous sommes confrontés à une nouvelle confrontation. Ce sont les mouvements sociaux, et non les politiciens, qui apportent le changement. Même le LNP peut être contraint d’accepter les demandes du mouvement si celui-ci est suffisamment fort et militant.Construire le pouvoir populaire au sein de mouvements sociaux militants et autonomes, plutôt que de construire des mouvements sociaux pour soutenir des partis politiques, signifie non seulement construire le pouvoir nécessaire pour gagner cette lutte, mais aussi le pouvoir nécessaire pour gagner les luttes futures – le pouvoir non seulement de soulager la pauvreté, mais aussi d’y mettre fin.Alors que pouvons-nous faire maintenant ?Nous pouvons nous engager dans des organisations de lutte contre la pauvreté autonomes et de base comme APN QLD. Nous pouvons et devons faire campagne au sein de nos syndicats pour nous opposer à ces changements et nous joindre à la lutte pour récupérer les droits pour lesquels la classe ouvrière a saigné dans le passé. Nous pouvons nous mobiliser dans nos communautés, parler à nos amis, voisins et parents, pour renforcer les liens de solidarité dont nous avons besoin pour surmonter le discours de l’impuissance.En bref, nous pouvons nous agiter, nous pouvons nous battre et nous pouvons renforcer le pouvoir. Nous pouvons alors gagner à nos propres conditions. » • par Iswed Tiggjan – Anarchist Communists Meanjinhttp://www.anarkismo.net/article/32192 [Traduction akratnode]

  • 💀☣️ AUSTRALIE 💀 QUE SE PASSE-T-IL SUR L’ÎLE CHRISTMAS ? FLASH-BACK 💀☣️

Depuis le mois de septembre 2020, les « Territoires extérieurs australiens de l’Océan Indien », deux îles microscopiques au milieu de l’océan indien, ont explosé les taux de décès pour 100 000 habitants, et figurent en tête du palmarès mondial.

☣️ ☣️ ☣️ 27 FÉVRIER 2021, LCI :  » (…) Avec 909 décès pour 2.801 habitants, les Territoires extérieurs australiens de l’Océan Indien se retrouvent les plus durement frappés en proportion de leur population, avec un taux effarant de 32.452,7 morts pour 100.000 habitants.  » https://www.lci.fr/international/carte-covid-19-pandemie-epidemie-monde-voici-les-pays-ou-le-taux-de-mortalite-est-le-plus-fort-belgique-royaume-uni-etats-unis-france-27-fevrier-2154174.html

Il s’agit en fait d’une anomalie, les 909 morts en Australie se concentrant en réalité dans le sud du continent, ont été répertoriées sur ces îles, dont Christmas Island, un temps utilisée pour isoler les australiens de retour de Wuhan, mais surtout connue pour être un véritable camp de concentration insulaire, souvent comparé à Guantanamo, et rouvert au prétexte de la pandémie, après avoir été fermé une première fois … ️

➡️ Guardian (1), 4 AOÛT 2020 :  » Le gouvernement australien va rouvrir le centre de détention de l’île Christmas pendant la crise de Covid-19 (…) Le gouvernement australien va rouvrir le centre de rétention situé sur le territoire éloigné de l’île Christmas pour y accueillir les personnes actuellement en détention pour immigration sur le continent australien. La Force frontalière australienne a confirmé mardi soir que les personnes actuellement en détention pour immigration seraient transférées « temporairement » au centre de North West Point sur l’île Christmas, où les Australiens revenant de Wuhan ont été détenus dans les premières semaines de la pandémie de coronavirus. Ces transferts incluraient jusqu’à 200 détenus du centre de détention de Yongah Hill en Australie occidentale, a indiqué l’Australien. Le transfert créerait un espace pour que les détenus des États de l’Est puissent être transférés en Australie occidentale afin d’éviter les risques d’infection par le coronavirus à Sydney et Melbourne. Après une période de quarantaine à Yongah Hill, ces détenus pourraient être envoyés sur l’île Christmas. Mercredi, la Force frontalière australienne a déclaré sur Twitter qu’aucun réfugié ne serait transféré sur l’île Christmas. Elle a déclaré que seuls « les personnes condamnées pour des délits graves » y seraient transférées. En réponse aux critiques selon lesquelles l’île Christmas manquerait de soins médicaux spécialisés, la Force frontalière a déclaré que le contractant IHMS fournirait des cliniques de santé primaire et mentale sur place, et que les autres soins médicaux seraient fournis par des spécialistes en visite ou par référence au continent australien. L’Australie occidentale avait précédemment signalé que les réfugiés et les demandeurs d’asile seraient transférés sur l’île Christmas depuis le Victoria dès ce mois-ci, mais a ensuite supprimé les références aux demandeurs d’asile. Dans une déclaration faite lundi soir, la Border Force a déclaré que l’île Christmas était réouverte « pour soulager la pression de la capacité du réseau de détention en Australie ». « Avec les mesures d’éloignement requises par le Covid-19 en place au sein du réseau de détention, cela met le réseau de détention sous pression. « La cohorte transférée est composée de personnes qui ont été condamnées pour des crimes impliquant des agressions, des délits sexuels, des drogues et d’autres infractions violentes. Cette population est détenue en raison du risque qu’elle représente pour la communauté australienne ». Les réfugiés et leurs défenseurs ont fait part de leurs inquiétudes quant aux risques d’infection et d’épidémies dans les centres de détention des immigrants, d’autant plus que Melbourne a connu une deuxième vague d’épidémies brutales. Un membre du personnel de l’hôtel Mantra à Preston, où sont détenus environ 65 réfugiés et demandeurs d’asile transférés en Australie après avoir été placés en détention à l’étranger en vertu de la loi sur l’évacuation sanitaire, a été testé positif au virus le mois dernier. Alors que l’État de Victoria a pris des mesures extrêmes pour contenir son épidémie, l’Australie occidentale compte très peu de cas et l’île Christmas est restée exempte de coronavirus. Malgré les risques de coronavirus, Mostafa Azimitabar a déclaré au Guardian Australia qu’il craignait d’être envoyé sur l’île Christmas. Azimitabar, un réfugié iranien qui a été transféré médicalement en Australie depuis la Papouasie-Nouvelle-Guinée et qui est maintenant détenu à l’hôtel Mantra, a déclaré qu’il souffrait de stress post-traumatique. « Je n’aime pas voir de barrières. Dans cette pièce où je passe près de 24 heures sur 24, je sens que c’est mieux que d’être à l’intérieur de clôtures », a-t-il déclaré. « L’ironie est que j’ai été transféré en Australie pour y recevoir une aide médicale, mais ces clôtures ne peuvent pas améliorer ma santé ». Il était nerveux quant à l’impact que la détention sur l’île Christmas pourrait avoir sur sa santé mentale, ayant vu que l’Iranien Fazel Chegeni s’y est suicidé. Il ressentirait une « immense tristesse » d’être éloigné des amis qu’il s’est faits à Melbourne. « Quand ils passent devant, ils me font signe, ils me donnent de l’espoir. Mais s’ils m’emmènent sur une île éloignée, j’ai l’impression qu’ils me tuent l’âme », a-t-il déclaré. Azimitabar a déclaré que la quatrième étape du confinement et du couvre-feu de Melbourne signifiait que c’était un moment opportun pour le gouvernement de transférer les réfugiés vers une zone éloignée sans subir l’interférence des manifestants. Les défenseurs des réfugiés, qui ont demandé que les détenus soient libérés dans la communauté, ont critiqué la décision de rouvrir l’installation comme une réponse dangereuse aux risques du Covid-19. « Le gouvernement sait clairement que des personnes sont en danger dans leurs centres de détention pour immigrés surpeuplés – il est difficile de croire qu’ils se donnent tant de mal pour éviter une solution humaine et logique », a déclaré David Burke, du Human Rights Law Centre. « En rouvrant les centres de détention sur une île éloignée, à des milliers de kilomètres des soins médicaux spécialisés, le ministre Dutton a choisi une réponse dangereuse et cruelle à une crise de santé publique ». La directrice de l’Asylum Seeker Resource Centre, Jana Favero, a déclaré que l’organisation était « très préoccupée » par ces rapports. Les clients du centre connaissent « une détérioration rapide de leur santé mentale et physique » et doivent être libérés pour être enfermés afin de se protéger, a-t-elle déclaré. « Au lieu de suivre les conseils des professionnels de la santé, le gouvernement a recours au transfert de personnes vers l’île Christmas, intentionnellement hors de vue et loin de leurs assistants sociaux, de leur représentation juridique et de leurs réseaux de soutien communautaire, ce qui met encore plus en danger la santé mentale », a déclaré M. Favero. Le centre de détention controversé de l’île Christmas a été fermé en 2018, pour être rouvert l’année suivante, le gouvernement ayant menacé d’y envoyer des réfugiés malades de l’île de Manus et de Nauru au lieu du continent. Cela ne s’est jamais produit, mais le centre a été maintenu en « urgence chaude » avec plus de 100 employés. En février, les Australiens évacués de Wuhan en Chine à cause de l’épidémie de coronavirus ont été envoyés sur l’île Christmas pour y être mis en quarantaine pendant deux semaines avant de retourner sur le continent. La famille tamoule de demandeurs d’asile, connue sous le nom de famille Biloela, est détenue sur l’île depuis près d’un an, mais pas dans l’établissement qui est en cours de réouverture. Mère Priya Murugappan a récemment été renvoyée sur l’île après s’être rendue à Perth pour y recevoir des soins médicaux qui n’étaient pas disponibles sur l’île éloignée. Les partisans de la famille ont fait valoir que le transfert montrait que les soins médicaux disponibles étaient insuffisants sur l’île Christmas, qui ne dispose pas d’un hôpital de niveau tertiaire. Fin mai, dernière date pour laquelle des statistiques officielles étaient disponibles, il y avait 369 détenus à Yongah Hill. Guardian Australia croit savoir que 15 hommes néo-zélandais qui avaient été détenus à Yongah Hill ont été renvoyés en Nouvelle-Zélande mardi. – Cette histoire a été modifiée le 5 août 2020 pour supprimer une référence à la possibilité que des réfugiés soient transférés sur l’île Christmas, suite à la déclaration des forces frontalières australiennes.  » https://www.theguardian.com/australia-news/2020/aug/04/australian-government-to-reopen-christmas-island-detention-centre-during-covid-19-crisis … (1) ndlr : traduction DeepL

➡️ 8 OCTOBRE 2020 :  » Reste certains pays et territoires qui affichent une mortalité énorme, mais peu pertinente: il s’agit plus d’anomalies statistiques, souvent dues à des populations faibles, comme Andorre (688 morts par million d’habitants), Saint-Marin (1252), ou encore le terrible bilan des Territoires extérieurs australiens de l’océan Indien avec 320 000 morts par million d’habitants: ces îles australiennes d’outre-mer (îles Christmas et Cocos) ont enregistré 894 morts pour seulement 2801 habitants.  » ☣️ ☣️ ☣️ https://www.estrepublicain.fr/sante/2020/10/08/coronavirus-decouvrez-les-pays-les-plus-touches-sur-notre-carte-interactive

➡️ 7 JANVIER 2021 :  » Une émeute a éclaté dans le centre australien de rétention de migrants de l’Île Christmas, dans l’océan Indien, ont annoncé mercredi les autorités et des ONG. Des médias rapportant que des détenus y avaient incendié des bâtiments. (…) George Newhouse, de l’organisation National Justice Project, a affirmé que les détenus étaient à bout en raison des conditions de vie car ils sont confinés dans leurs chambres jusqu’à 22 heures par jour et qu’ils ne peuvent appeler leur famille en raison d’une mauvaise couverture mobile. « La politique du gouvernement fédéral consiste à maintenir les détenus dans des conditions difficiles et inhumaines pour les obliger à quitter l’Australie » M. Newhouse. Selon lui, « ces conditions dures et solitaires ont un impact sur la santé mentale et le bien-être des détenus. » La police affirme que le centre accueille des « non-citoyens illégaux », une formule qui renvoie aux migrants dont les titres de séjour ont été révoqués en raison de condamnations diverses en Australie. Mais elle a refusé de donner le nombre de détenus sur l’Île Christmas. Le Refugee Council of Australia affirmait qu’il y avait 220 détenus en octobre 2020. Réouverture de cette prison en août dernier Territoire extérieur australien à 1.500 km des côtes de l’immense île-continent, et à 350 km au sud de l’Indonésie, l’île était devenue célèbre parce qu’y étaient relégués les migrants arrêtés en tentant clandestinement d’atteindre l’Australie. Le gouvernement a rouvert en août le centre de détention, qui était fermé depuis deux ans, en affirmant que les centres situés sur le continent étaient en train de devenir pleins, faute de pouvoir expulser les clandestins en raison du coronavirus. Les installations avaient aussi été utilisées comme centre de quarantaine pour les Australiens qui avaient été évacués de la ville chinoise de Wuhan au début de la pandémie.  » => https://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/ile-christmas-emeute-dans-le-centre-de-retention-australien-909222.html VOIR AUSSI, 10 JANVIER 2020 (ENG) : => https://www.theguardian.com/australia-news/2021/jan/10/fresh-disturbance-at-christmas-island-detention-centre-due-to-inhumane-conditions-advocates-say

➡️ CES « ANOMALIES » MACABRES ÉCLAIRCIES, DÉCOUVREZ LA FRANCE DANS LE TOP 20 MONDIAL DU NOMBRE DE MORTS PAR HABITANTS, DANS LE TABLEAU ET SUR LA PLANISPHÈRE DES DECES DU COVID-19 / 100 000 HABITANTS (À JOUR 26/02/2021, JOHN HOPKINS UNIV.) ET L’ÉCART BÉANT ENTRE UNE ASIE ET UNE OCÉANIE LARGEMENT ÉPARGNÉES (LA SANTÉ D’ABORD) VERSUS UN OCCIDENT + AMÉRIQUE LATINE BARDÉS DE CRIMINELS PRO-BUSINESS (LES PROFITS À COURT TERME D’ABORD ; BOLSONARO, MACRON, TRUMP, JOHNSON, ET NOS AMIS SUÉDOIS…) . DES CONFINEMENTS ONT ÉTÉ ORGANISÉS EN OCCIDENT SANS QUE CELA NE FASSE DE DIFFÉRENCE, CONTRAIREMENT À LA POLITIQUE DE DÉPISTAGES SYSTÉMATIQUES ET DE MISE À DISPOSITION RÉELLE DE LOGEMENTS D’ISOLEMENT POUR LES CAS CONTACTS ADULTES VOLONTAIRES. ENFERMER LA POPULATION À DOMICILE SUR SON TEMPS LIBRE ET CONCENTRER, DENSIFIER LES FLUX CONTRAINTS (RAVITAILLEMENTS, DÉMARCHES, TRANSPORTS) SUR DES HORAIRES RESTREINTS EST ANTI-SANITAIRE !!! https://mapthenews.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/9644625930fd41bf8a15316d9632568f

Publication originale akratnode : https://www.facebook.com/akratnode/posts/2951058211884811 ..

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::: Demain s’ouvre au pied de biche :::

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::: 10 Mars 2021 :::

  • Berlin & Flensburg (Allemagne) : retour sur des actions faites en février

 » (…) Chaque expulsion, chaque attaque des gestionnaires de la misère contre nous, qui nous nous auto-organisons, sera vengée. Le campement dans l’anse de Rummelsburg dans le quartier de Lichtenberg était un des lieux qui faisait obstacle aux projets des dominants. Des projets immobiliers comme le Coral World, mais aussi le grand projet de la ville des riches qui ne tolère pas de zones d’ombre, d’espaces non commerciaux et aucune «pauvreté» visible. Par l’isolement ou des ravalements cosmétiques de surface, les injustices sociales doivent être reléguées à la sphère privée, où ils peuvent bien ensuite développer leurs effets dévastateurs. Ainsi, on transforme la pauvreté en misère, et pendant que les privilégiés boivent leur cannette au soleil, les exclu.e.s meurent de froid ou de solitude, ou gisent sans vie sous les salves de tirs dans leur logis.
Cette nuit du 14 février, nous avons rendu visite à l’un des acteurs de cette gestion de la misère. (…) « 
https://fr.squat.net/2021/03/07/berlin-flensburg-allemagne-retour-sur-des-actions-faites-en-fevrier/

  • Les AG du Marbré continuent

 » Après un week-end chargé et plein de rebondissements au Marbré, les AG continuent tous les dimanches à 13h ! Les keufs ont tenté de profiter de leur intervention de samedi dernier (samedi 27 février) durant la cantine organisée par l’assemblée Anti-Cra en soutien des retenu.es.s dans les Centres de Rétention Administrative pour nous expulser illégalement. Notre riposte fut de réoccuper le bâtiment et de manifester à une centaine dans les rues de Montreuil. La solidarité paye, le Marbré est toujours là ! Le Marbré 2 – Proprio 0 !! (…) « https://paris-luttes.info/les-ag-du-marbre-continuent-14813

  • 27 mars pour le logement

 » Mobilisons-nous le 27 mars et organisons-nous partout dans le pays, dans nos quartiers, contre les expulsions, le logement cher et pour le droit à un logement pour tou.te.s ! (…)  » • https://mars-infos.org/27-mars-pour-le-logement-5614

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::: TerrienNEs * Biosphère en lutte & Capitalocène * Luttes Écologiques :::

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::: 10 Mars 2021 :::

  • Pour en finir avec le béton armé et son monde

« Réflexion sur le béton armé, ses ravages et son imbrication dans le système capitaliste proposé par la Zad de la Colline. (…)  » • https://renverse.co/analyses/article/pour-en-finir-avec-le-beton-arme-et-son-monde-2939

  • L’importance de distinguer effondrement de la civilisation industrielle et fin du monde

 » Nous n’avons pas le temps de continuer à considérer ce que l’on nomme « effondrement » comme étant fondamentalement une catastrophe. (…)  » • https://floraisons.blog/limportance-de-distinguer-effondrement-de-la-civilisation-industrielle-et-fin-du-monde/

  • Une Juste colère, Jérôme Baschet (fiche de lecture) 15 Mai 2020

 » Fiche de lecture du livre Une juste colère, Interrompre la destruction du monde de Jérôme Baschet, publié en septembre 2019 aux Éditions Divergences. et aussi disponible gratuitement en pdf. Jérôme Baschet est historien, et a longtemps enseigné à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, à Paris ; il est actuellement professeur à l’Université autonome du Chiapas, où il collabore aussi aux activités de l’Université de la Terre. Il est aussi l’auteur de Adieux au capitalisme, Autonomie, société du bien vivre et multiplicité des mondes. (…) « https://floraisons.blog/une-juste-colere/

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::: Badita * Brigade Apatride de la Diaspora Intergalactique Terrienne Autochtone :::

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::: 10 Mars 2021 :::

  • Les centres de rétention de la République française : une arme de la guerre contre les étrangères et les étrangers

« Les luttes au sein des Centres de Rétention Administratifs (CRA) avec par exemple le 20 janvier dernier les révoltes dans celui du Mesnil-Amelot nous sensibilisent particulièrement. C’est à ce sujet que nous rédigeons cet article à propos de l’histoire des CRA et plus généralement du contrôle de l’immigration aux frontières françaises. L’objectif est de comprendre le mieux possible pourquoi et avec quelles méthodes nous agissons par rapport à tout cela. (…)  » • https://agitations.net/2021/03/08/les-centres-de-retention-de-la-republique-francaise-une-arme-de-la-guerre-contre-les-etrangeres-et-les-etrangers/

  • [Besançon] 650 personnes à la manifestation féministe contre le sexisme, le racisme et le nationalisme

 » Comme à Dijon, une manifestation féministe avait lieu samedi 6 mars à Besançon. Elle a réunit 650 personnes dans une belle ambiance! (…)  » • https://dijoncter.info/besancon-650-personnes-a-la-manifestation-feministe-contre-le-sexisme-le-2589

  • Marlène Schiappa : un « féminisme » raciste et sécuritaire

 » Ces derniers mois, Marlène Schiappa a fait du « féminisme » un pilier de l’offensive réactionnaire du gouvernement, accusant celles et ceux qui dénonçaient cette instrumentalisation, et notamment Révolution Permanente, de complicité avec des pratiques réactionnaires. Retour sur ce nouvel avatar du féminisme bourgeois. (…)  » • https://www.revolutionpermanente.fr/Marlene-Schiappa-un-feminisme-raciste-et-securitaire

  • « Macky Sall dégage ! » Grand rassemblement à Paris pour soutenir la lutte du peuple sénégalais

 » Alors que depuis plusieurs jours un grand mouvement populaire secoue le Sénégal, violemment réprimé par la police, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées place de la République à Paris pour soutenir la mobilisation, exiger la libération des prisonniers politiques et le départ du président Macky Sall.Depuis l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko alors qu’il se rendait au tribunal, un mouvement populaire très important secoue le pays, pour exiger la libération des détenus politiques et le départ de l’actuel président Macky Sall, au pouvoir depuis 2012. Ces mobilisations, qui expriment un profond ras-le-bol de la corruption et de la répression politique dans le pays, éclatent après plusieurs années d’importante croissance dans le pays (de l’ordre de 6 % par an depuis 2012), qui n’a pas bénéficié à l’amélioration des conditions de vie de la population. Au contraire, le chômage a progressé jusqu’à atteindre 48% de la population en 2020 selon l’OIT, les système de santé et éducatif restent dramatiquement défectueux, 52% des ménages ruraux n’ont accès ni a l’eau ni au savon,… Ceux qui ont bénéficié de la croissance sont essentiellement les groupes étrangers investisseurs et la bureaucratie du régime, qui gouverne au service des puissances impérialistes, notamment la France d’Emmanuel Macron. La mobilisation massive en cours s’en est prise à plusieurs enseignes françaises dans le pays, notamment Total et Auchan, symboles du pillage du pays et de la domination économique de ces multinationales. En France, où la diaspora sénégalaise compte 67000 ressortissants « légalement installés » d’après le ministère des affaires étrangères, un rassemblement de soutien impressionnant par son nombre et par sa détermination a été organisé à Paris. (…) Au centre de la motivation des manifestants à Paris, la colère contre la brutale répression qui s’abat sur leurs compatriotes sénégalais. Ces derniers ont observé une minute de silence en hommage des martyrs tombés sous les balles de la police et des prisonniers politiques. (…)  » • https://www.revolutionpermanente.fr/Macky-Sall-degage-Grand-rassemblement-a-Paris-pour-soutenir-la-lutte-du-peuple-senegalais

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::: Devalideu•ReuZ ☀ Luttes Anti-validistes :::

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::: 10 Mars 2021 :::

  • Validisme et darwinisme social à l’ère du coronavirus

 » La crise sanitaire révèle une domination inhérente au système étatico-capitaliste : le validisme. (…)  » • https://lepoing.net/coronavirus-validisme-et-darwinisme-social/

  • Une vidéo pour l’exemple

« Les faits sont terribles : dans la Maison d’Accueil Spécialisée Virginie gérée par l’Association Intercommunale de Parents d’Enfants Inadaptés (AIPEI) à Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), des pensionnaires handicapés mentaux ou autistes ont subi des coups, des brûlures volontaires, des fractures. Des violences institutionnelles, malheureusement aussi habituelles que rarement sanctionnées puisque, pour la justice, c’est la parole des victimes contre celle des personnels soupçonnés d’avoir commis ces actes ignobles. Sauf que, pour cette MAS, la ténacité de trois mères à défendre leurs enfants vient de payer : un pseudo-éducateur a été condamné le 26 février dernier par le Tribunal Judiciaire de Bobigny à 10 mois de prison ferme pour avoir frappé à coups de bâton, le 18 juin 2019, le jeune Tédrick âgé de 30 ans. Les hématomes sur les jambes et les bras étaient encore visibles quand il est revenu en week-end chez sa mère, Monique François, qui avait constaté précédemment bien d’autres marques : « On me répondait que mon fils était agité, mordu par d’autres, se cognait, tombait, que ses vêtements étaient déchirés parce qu’on voulait le retenir. Mon fils parle à demi mot. Il ne voulait plus retourner à la MAS, il ne parlait pas, pensif, comme s’il était ailleurs, recroquevillé sur sa souffrance. »

Bastonnade . Mais le 18 juin 2020 au retour d’une activité, la bastonnade infligée par le pseudo-éducateur a été filmée avec un téléphone mobile puis diffusée sur des réseaux sociaux et communiquée quelques semaines plus tard à Monique François, par une ancienne éducatrice croit-elle savoir. La vidéo montre l’agresseur un bâton à la main alors qu’une accompagnatrice dit : « Arrête, il va te taper ! » Les coups pleuvent, le pseudo-éducateur ajoute : « Je vais te péter les dents. A la MAS, tu vas voir ! » Révoltée, Monique François a porté plainte le 25 juillet, et tout s’est emballé : le Tour de France venait de s’achever, les médias manquaient d’actualité et cette violence a fait les gros titres, conduisant la secrétaire d’État aux personnes handicapées, Sophie Cluzel, à qualifier les faits d’accablants et demander la mise sous administration provisoire immédiate de la MAS ainsi que le retrait de la gestion de l’administration à l’association AIPEI, compte tenu des manquements que l’inspection a révélés. Cette organisation qui n’a plus de directeur et dont le président est aux abonnés absents gère cinq autres établissements médico-sociaux dans le 93. (…)  » • #MaltraitanceInstitutionnelle #InstitutionsTotalitaires #ErvingGoffman * https://www.yanous.com/espaces/parents/parents210305.html

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::: Luttes Anti-patriarcales, Féministes et Lgbtqia+ :::

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::: 10 Mars 2021 :::

  • Riposte féministe : À bas l’patriarcat, à bas l’État!

 » 7 mars 2021, veille de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Entendez-vous ces cris qui viennent de la rue ? Ce sont les cris de militant∙es en colère. De la place du Nombre d’Or, jusqu’au jardin du Peyrou, en passant par la place de la Comédie, ielles défilent. Ielles sont pas loin de deux milliers, dans les rues de Montpellier, ce dimanche après-midi. Féministes de tous horizons et de tous âges, issues d’associations, de syndicats, de partis politiques ou de collectifs – sans compter les « simples » citoyenne∙es – ielles se sont retrouvé∙es pour lutter, ensemble, pour les droits des femmes du monde entier. Alors laissez-vous porter. Laissez-vous porter et déambulez à travers les rues de la ville. Laissez-vous entrainer par le son dansant des batucadas. Laissez-vous aller, et criez en cœur ces slogans féministes. Continuez à vous battre, comme vous le faites déjà chaque jour. Hurlez cette colère qui vous habite, devant l’immensité des violences qui vous touchent chaque jour. Vivez. Imposez vos valeurs de solidarité et d’égalité, partout, et tout le temps.  Faites trembler celles et ceux qui s’érigent en bourreaux. Reprenez ce qui vous appartient. Montrez votre puissance et votre détermination. Dansez. Chantez. Et luttez. (…) « https://www.lamuledupape.com/2021/03/08/riposte-feministe-a-bas-lpatriarcat-a-bas-letat/

  • « Féminisme » réactionnaire. Pour le 8 mars Schiappa veut enrôler des femmes dans la police

 » A l’occasion de la journée internationale pour la lutte des droits des femmes, Marlène Schiappa, invitée sur le plateau de BFMTV, n’a pas hésité à faire l’apologie de la police en appelant les femmes féministes à rejoindre les brigades pour œuvrer à la protection des femmes. Alors que le 8 mars est traditionnellement une journée de lutte, la ministre en a volontiers détourné le sens à coups de discours sécuritaire. (…)  » • https://www.revolutionpermanente.fr/Feminisme-reactionnaire-Pour-le-8-mars-Schiappa-veut-enroler-des-femmes-dans-la-police

  • Journée de lutte des femmes : affrontements à Mexico, Oaxaca, Puebla et Cuernavaca (Morelos) – 8 mars 2021

https://berthoalain.com/2021/03/09/journee-de-lutte-des-femmes-affrontements-a-mexico-oaxaca-puebla-et-cuernavaca-morelos-8-mars-2021/

  • «Kronstadt libérée parle aux ouvrières du monde»

«  Il y a cent ans, les marins, ouvriers et soldats de Kronstadt se soulevaient contre la dictature du Parti Communiste et réclamaient «tout le pouvoirs aux soviets, et non aux partis». Le CIRA profite de cet anniversaire pour vous proposer de (re)découvrir une série de documents sur le sujet, principalement des écrits de témoins et de militant·es de l’époque, éclairant différents aspects de ce moment révolutionnaire longtemps occulté par tous les pouvoirs. La plupart des livres dont sont extraits les textes qui seront publiés ici – et bien d’autres! – sont consultables à la bibliothèque du CIRA de Lausanne, ouverte du mardi au vendredi de 16h à 19h. Signalons également un site récemment mis en ligne, http://revolutions-1917.info/, qui présente un grand nombre de textes autour de Kronstadt. (…)  » • https://renverse.co/analyses/article/kronstadt-liberee-parle-aux-ouvrieres-du-monde-2958

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::: Ruptures Scolaires ✒️💥 :::

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::: 10 Mars 2021 :::

  • Pétition – Jeunes majeurs étrangers, sortir de l’impasse

 » Tribune publiée le 2 mars dans le journal Le Monde . Une soixantaine d’organisations ont lancé un appel en faveur des jeunes majeurs étrangers qui reçoivent une obligation de quitter le territoire français (OQTF) quand ils atteignent la majorité (affaire du boulanger de Besançon et bien d’autres). Cliquez ici pour signez la pétition . (…)  » • https://www.mrap.fr/petition-jeunes-majeurs-etrangers-sortir-de-l-impasse.html

  • « On était 43 ce matin, l’ADDAP13 n’a pris que 8 jeunes, qui étaient déjà passés devant le juge. »

 » Nous relayons le texte qu’ont écrit les jeunes hébergés au gymnase Vallier depuis le 2 mars 2021. Association soutien 59 Saint Just . Suivez directement la lutte ici : Mineur En Danger (FB) .  »On ne sort plus d’ici. On ne boit pas, on ne mange pas tant qu’on n’est pas hébergés. On était 43 ce matin, l’ADDAP13 n’a pris que 8 jeunes, qui étaient déjà passés devant le juge. Pourquoi on n’a pas le droit d’être mis à l’abri, comme eux ? On s’inquiète, certains étaient tellement démoralisés de rester dans ce gymnase, qu’ils sont partis, sans argent et sans personne pour les aider. On veut seulement aller à l’école, faire des formations. Le Département doit faire un effort pour nous aider parce qu’on souffre beaucoup  » . A ce jour, seulement 8 jeunes ont été accompagnés dans des hôtels sur la quarantaine de jeunes qui avaient dormi au gymnase suite au rassemblement devant la mairie. Ces derniers sont toujours en attente d’une mise à l’abri et n’ont aucune information les concernant. (…)  » • https://mars-infos.org/nous-relayons-le-texte-qu-ont-5617

  • L’université menacée par « l’islamo-gauchisme » ? Une cabale médiatique bien rodée

« Problème public numéro un à l’université ? Depuis les déclarations de la ministre Frédérique Vidal face à Jean-Pierre Elkabbach autour des « universités en proie à « l’islamo-gauchisme » » (un des thèmes de « l’interview-tribune » de CNews), et ses velléités de commander une enquête sur le prétendu phénomène dans les facultés françaises, le sujet est traité partout dans les grands médias. Enième illustration de la capacité de ces derniers à co-construire un problème public en grossissant et déformant les faits convoqués en plus de balayer les positions du CNRS d’un revers de main, l’épisode nous invite à nous repencher sur une précédente séquence, ayant largement labouré le terrain de la cabale politico-médiatique actuelle : le « Manifeste des 100 » publié dans Le Monde en octobre 2020, et pour ce qui concerne Acrimed, ses dites « preuves à l’appui », composées majoritairement d’articles de presse. (…)  » • https://www.acrimed.org/L-universite-menacee-par-l-islamo-gauchisme-Une

  • Islamo-gauchisme » : 600 noms de chercheurs, dont une vingtaine de Toulouse, livrés à la vindicte sur internet

« Accusés d’être « complices de l’islam radical », les noms de 600 chercheurs, dont une vingtaine de Toulouse (Haute-Garonne), ont été publiés sur internet. Les universitaires pointent du doigt la responsabilité de leur ministre, Frédérique Vidal. Le CNRS va déposer plainte. (…)  » • https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/islamo-gauchisme-600-noms-de-chercheurs-dont-une-vingtaine-de-toulouse-livres-a-la-vindicte-sur-internet-1988527.html

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::: Luttes et Crimes Sanitaires à l’ère des Risques Industriels et NRBC :::

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::: 10 Mars 2021 :::

  • Brevets sur les vaccins anti-covid : stop, réquisition!

 » Une cinquantaine d’organisations du mouvement social et syndical, dont un bon nombre dans les secteurs de la santé et de la chimie, lancent un appel-pétition, chaleureusement soutenu par l’Union communiste libertaire. Brevets sur les vaccins : stop! Tous les vaccins autorisés doivent devenir «biens communs»de l’humanité! Réquisition des entreprises pour la production des vaccins et des traitements anti-Covid! Contrôle citoyen sur les accords, brevets, essais cliniques, pharmacovigilance, pour des vaccins et traitements sûrs et bien testés! (…)  » • https://www.unioncommunistelibertaire.org/?Brevets-sur-les-vaccins-anti-covid-stop-requisition=

  • Communiqué 05/03/2021 – Les brèves de Cigéo/Bure

 » Toutes les infos autour de Cigéo et de la nucléarisation du territoire en Meuse/Haute-Marne ne peuvent pas faire l’objet d’un communiqué systématique. Il y aurait beaucoup trop à dire. Nous vous proposons donc régulièrement un récapitulatif des actualités et articles intéressants sur le sujet. Le rectorat déroule le tapis rouge à l’Andra chez les scolaires mais refuse la diffusion de la bande dessinée « Panique à Bure » (…)  » • https://cedra52.jimdofree.com/2021/03/05/communiqu%C3%A9-05-03-2021-les-br%C3%A8ves-de-cig%C3%A9o-bure/

  • Justice pour les victimes de l’amiante

 » Nous sommes des victimes de l’amiante. Plusieurs d’entre nous sont atteints d’une maladie grave ou d’une insuffisance respiratoire qui nous rend la vie très difficile. Beaucoup de nos amis, de nos collègues de travail en sont morts. Nous avons perdu un mari, un père, une mère et, parfois, plusieurs membres de notre famille. Nous sommes nombreuses et nombreux dans cette situation. Avec 100 000 morts estimées par les épidémiologistes, l’amiante représente la plus importante catastrophe sanitaire que la France a connue. Il y a 25 ans, des plaintes étaient déposées par des victimes des entreprises ou des sites où l’amiante a été utilisé en grande quantité (Eternit, Everite, Valéo-Ferodo, Jussieu, Direction des constructions navales, Normed…), afin que les responsables de ce scandale sanitaire soient jugés. Un quart de siècle plus tard, pas un seul n’a été renvoyé devant un tribunal correctionnel. Le parquet, seul maître de l’opportunité des poursuites, s’acharne à refuser que se déroule en France un procès pénal de l’amiante. Aujourd’hui, nous lançons cet appel pour qu’un procès pénal de l’amiante ait enfin lieu en France. (…)  » https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-molins-justice-pour-les-victimes-de-l-amiante

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::: Observatoire de la Putréfaction Audiovisuelle Française :::

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::: 10 Mars 2021 :::

  • Mettre en cause Vincent Bolloré ? Comment osez-vous !

 » Dimanche 28 février sur CNews, le maire de Grenoble Éric Piolle a eu l’outrecuidance de mettre en cause le propriétaire de la chaîne, Vincent Bolloré. Intolérable pour son homme-lige, Jean-Pierre Elkabbach.Dans cette tragi-comédie en deux actes [1], Jean-Pierre Elkabbach – qui est aussi « conseiller » de Bolloré – joue son rôle à merveille.Acte 1 : le crime de lèse-majestéEn réponse à une question sur la dette, Éric Piolle développe son argumentation en évoquant l’évasion fiscale, exemple à l’appui : Vincent Bolloré, mis en cause dans une enquête du Monde sur « la face cachée du Luxembourg ». Mais Jean-Pierre Elkabbach ne saurait laisser critiquer le maître des lieux impunément. Dans une première séquence, il tente plusieurs parades : l’appel à un peu plus de gratitude (« Si vous êtes là c’est un peu grâce à nous tous y compris lui »), l’objection (« c’est pas le modèle en l’occurrence ») et la contre-attaque, sans transition (« dans votre ville, vous êtes une des villes les plus endettées de France »). En images : (…) « https://www.acrimed.org/Mettre-en-cause-Vincent-Bollore-Comment-osez-vous

  • Onfray, une ordure d’extrême-droite comme une autre #xenophobie

 » Onfray, après s’être prétendu autrefois philosophe, soi-disant libertaire, et vaguement de gauche, devient donc à présent et de plus en plus visiblement, sans plus guère de filtres, un médiacrate identitaire comme un autre… S’il se préparait à une carrière d’intellectuel officiel du Rassemblement National, il ne s’y prendrait pas autrement. Comme quoi la vieillesse ne grandit pas toujours, ni n’est forcément gage de sagesse ! Devenir à ce point un condensé de la vermine idéologique que je combats, dans le fonds comme sur la forme (CNews, comment tomber si bas…), quelle consécration, vraiment. Un naufrage permanent. (…)  » • https://gauchedecombat.net/2021/03/04/onfray-une-ordure-dextreme-droite-comme-une-autre-xenophobie/

  • Toulouse : Dépèche toi de crever ! Incendie de 4 camions de livraison de la dépêche du midi

 » Avec la nuit, une pince coupante et de quoi faire un joli brasier comme complices, je me suis introduit.e dans l’enceinte de la dépêche du midi et j’ai allumé 4 camions de livraison. Je suis parti.e trop rapidement pour voir si cela avait fonctionné. Nous verrons dans les prochains jours. (…)  » • https://nantes.indymedia.org/articles/55026

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::: Confédération Régicide Intergalactique :::

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::: 10 Mars 2021 :::

  • La monarchie sans le roi : de quoi l’Action française est-elle le nom ?

 » La monarchie sans le roi : de quoi l’Action française est-elle le nom ? » est une intervention sur Radio Libertaire, finalisée en brochure récemment, qui revient sur l’histoire, l’idéologie et l’actualité de l’Action française, doyenne des organisations d’extrême droite françaises (fondée en 1898). Une perspective historique qui nous resitue bien qui sont les camarades de lutte et d’où viennent une partie des cadres du Rassemblement national . Le mercredi 26 août 2020, Radio Libertaire diffusait son émission « Actualités antifascistes », consacrée ce jour-là à l’Action française. Pour préparer l’émission, les invités avaient rédigé une brochure, qui a depuis été complétée et finalisée. Extraits et fichier complet. (…)  » • https://lahorde.samizdat.net/La-monarchie-sans-le-roi-de-quoi-l-Action-francaise-est-elle-le-nom

  • Le roi et l’oiseau « POLICE ! POLICE ! »

[extrait] https://www.youtube.com/watch?v=NAQwtf139iI

  • L’éducation politique de la jeunesse dissidente thaïlandaise

 » Si les mouvements de protestation anti-monarchie et anti-gouvernement en Thaïlande sont apparus à la suite des récents abus, ils reposent sur une infrastructure politique qui s’est constituée sur plusieurs années. (…)  » • https://www.ritimo.org/L-education-politique-de-la-jeunesse-dissidente-thailandaise

  • Arrestation d’un rappeur pour injures à la monarchie : affrontements à Barcelone – 6  mars 2021

https://berthoalain.com/2021/03/07/arrestation-dun-rappeur-pour-injures-a-la-monarchie-affrontements-a-barcelone-6-mars-2021/

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::: neurchi de chroniques locales DIY & non-profit 📰📸Ⓐ🎥🎧 :::

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::: 10 Mars 2021 :::

  • Entretien. Propagande d’extrême-droite à la bibliothèque du Blanc-Mesnil

 » Le conseil municipal de Blanc-Mesnil a octroyé une subvention de 20 000 euros par an à une association d’extrême droite qui voudrait, via un algorithme, donner des conseils de lecture très orientés aux usagers de la bibliothèque. Révolution Permanente s’est entretenu avec un bibliothécaire qui s’y oppose. (…)  » • https://www.revolutionpermanente.fr/Entretien-Propagande-d-extreme-droite-a-la-bibliotheque-du-Blanc-Mesnil

  • Émeutes à la Duchère : les flics blessent grièvement un jeune de 13 ans puis répriment le quartier qui se révolte

« Hier, mercredi 3 mars 2021 un jeune de 13 ans a fait une chute en scooter dans le quartier de la Duchère et est grièvement blessé, probablement percuté par une voiture de police banalisée. Face aux demandes d’explication des habitants, les flics balancent des lacrymos. Le 4 mars, la révolte reprend de plus belle. En face la répression. (…) »https://rebellyon.info/Emeutes-a-la-Duchere-les-flics-blessent-22960

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::: Traductions coopératives pour médias et luttes autonomes 📰Ⓐ:::

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::: 10 Mars 2021 :::

  • Palembang (Indonésie) : Attaque au cocktail Molotov contre un poste de police

« Revendication d’une attaque au cocktail Molotov contre un poste de police, à Palembang, en Indonésie, le 25 février, en solidarité avec des prisonnier.e.s anarchistes : (…)  » • https://attaque.noblogs.org/post/2021/03/05/palembang-indonesie-attaque-au-cocktail-molotov-contre-un-poste-de-police/

  • Déclaration des détenu-e-s du Centre de détention de Laval

Canada : « Sept détenu-e-s de la prison pour migrant-e-s de Laval continuent la grève de la faim débutée le 1er mars 2021. Les grévistes ont préparé une déclaration pour annoncer leur grève, dénoncer leur situation et exiger leur libération. (…) « (Eng, Esp => Declaración de los detenidos del Centro de Detención de Lavalhttps://mtlcontreinfo.org/declaration-des-detenu-e-s-du-centre-de-detention-de-laval/https://www.solidarityacrossborders.org/es/declaration-of-the-inmates-of-the-laval-detention-centre

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::: neurchi d’utopies, de jours heureux et de lendemains qui chantent 🎶🌍🌿Ⓐ :::

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::: 10 Mars 2021 :::

  • Abolir la société policière. Autant en emporte le vent réformiste. Les mauvais jours finiront.

 » Faut-il « couper les crédits » de la police (Defund the police), la refonder comme certains y appellent par chez nous ou plus simplement l’abolir ? Ces quelques réflexions depuis les États-Unis ne manqueront pas d’enrichir le débat français. (…)  » • http://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article2580=

  • Pas de travail gratuit dans un turfu féministe

« Ce mois-ci Renversé imagine un turfu féministe. Pour s’échauffer avant le 8 mars, nous vous proposons de (re)découvrir les écrits de penseur.euses et militant.es féministes qui explorent de nouvelles perspectives pour un féminisme révolutionnaire, contre l’instrumentalisation de nos luttes par le néo-libéralisme, l’extrême droite et les politiques sécuritaires. Bonne lecture! (…)  » • https://renverse.co/analyses/article/pas-de-travail-gratuit-dans-un-turfu-feministe-2933

  • 28 février 1921 : révolte de Kronstadt dernier acte de la révolution russe

« Si on entendra encore parler de la révolte de Kronstadt de 1921 longtemps après, c’est que, d’une certaine manière, en quelques semaines se concentrent tous les éléments de la révolution russe. Dans la tragédie de la révolution russe, ces événements sont ceux qui annoncent le dénouement. C’est le moment où se soldent les comptes de la révolution entre les différentes factions révolutionnaires. Depuis, cette révolte est devenue source d’un conflit mémoriel. Elle marque dans les mémoires une démarcation entre révolutionnaires partisans de la voie autoritaire et révolutionnaires anti-autoritaires. (…)  » • https://rebellyon.info/28-fevrier-1921-revolte-de-Kronstadt-19487

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::: Anarchistes contre le darwinisme social :::

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::: 10 Mars 2021 :::

  • #coronavirus #Covid #gouvernement – Covid : Des poursuites judiciaires pour «démontrer les responsabilités de ceux qui nous gouvernent»

 » «  Nous avons le droit de savoir » Justice : des associations et citoyens unis pour réunir des preuves de la mauvaise gestion de la crise sanitaire COVID https://www.youtube.com/embed/TCLAHHHu7wk?wmode=transparent&jqoemcache=yyS8T . HANDi-SOCIAL partie civile de cette action collective car nous refusons d’être des « morts acceptables » (…)  » • https://www.handi-social.fr/articles/actualites/coronavirus-covid-gouvernement—covid–des-poursuites-judiciaires-pour-demontrer-les-responsabilites-de-ceux-qui-nous-gouvernent-415169

  • Dividendes : Des actionnaires heureux !

 » La crise liée à la pandémie de Covid débouche sur une baisse des bénéfices des grands groupes mondiaux. Mais pour les actionnaires c’est encore bombance ! La société de gestion d’actifs Janus Henderson vient de publier ses calculs pour l’année 2020. Sur l’ensemble de l’année 2020, les dividendes totaux ont chuté de 12,2% pour atteindre tout de même 1 255 milliards de dollars US ! Les deux tiers des sociétés ont maintenu leurs dividendes ou les ont augmentés. En Amérique du Nord, le niveau de versement de dividendes atteint même des records : 549 milliards de dollars, soit une hausse de 2,6% par rapport à 2019. En France le recul des bénéfices du CAC 40 aboutit à ce que les dividendes versés aux actionnaires, habituellement autour de 50% des bénéfices vont monter à 60%. Reste 40% pour les investissements et les salariés (…)  » • http://www.communisteslibertairescgt.org/Dividendes-Des-actionnaires-heureux.html

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::: Campagne Permanente pour l’Abstention Révolutionnaire : préparons la Sociale ! :::

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★ L’ABSTENTIONNISME LIBERTAIRE : DE LA DÉMOCRATIE PARLEMENTAIRE À LA GESTION SOCIALE DIRECTE

★ Article du Monde Libertaire – 14 avril 2011• https://www.socialisme-libertaire.fr/2021/03/l-abstentionnisme-libertaire-de-la-democratie-parlementaire-a-la-gestion-sociale-directe.html

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Article mis en avant

Collectif des « Morts Acceptables » contre le Tri discriminatoire

Nous sommes un collectif de personnes dites âgées, dites handicapées, ou psychiatrisées, et de personnes atteintes de pathologies chroniques et de comorbidités au covid19 (asthme, bronchite chronique, BPCO, diabète, [nous préciserons à mesure les autres pathologies visées dans les documents sur le tri]…) dont la mise à mort par mise à l’écart de la réanimation en situation de saturation a été qualifiée « d’acceptable ».
Nos in-validités qui exigent dans certains cas une protection sanitaire supérieure face au covid19 nous ont valu au contraire d’être classéEs en dernier dans les listes de priorisation établiesà la demande de l’état et son ministère de la santé, via ses Ars, par des éthiciens et sociétés savantes. Ainsi nos vies ont été décrétées comme valant moins que d’autres et à ce titre sacrifiables, par manque « inopiné » de respirateurs, de lits et de soignantEs spécialiséEs en nombre.
La mentalité eugéniste, validiste, capacitiste, et âgiste des dominants n’a pas perdu une ride. Elle a dans ces circonstances pandémiques, encore frappé, avec des conséquences mortelles pour des centaines d’entre nous, parce que des responsables politiques ont, pendant 20 ans, refusé de surseoir aux besoins sanitaires (lits, respirateurs et SoignantEs) exigés par l’accroissement du risque pandémique, pour au contraire détruire méticuleusement les capacités hospitalières soignantEs, en respirateurs et en lits, dont ceux de réanimation et de soins intensifs.
Nous exigeons que soient immédiatement retirées et déclarées illégaux et sans effet les documents et recommandations visant à justifier et encourager cette discrimination mortelle qui nous vise.
Nous exigeons qu’il nous soit assuré fermement que de tels critères discriminatoires ne seront pas édictés ni mis à nouveau en œuvre en cas de seconde vague de pandémie et de nouvelle saturation des réanimations.
contact : trieugenique@gmail.com
Article mis en avant

Verbatim chronologique des Témoignages sur le Tri validiste, âgiste et capacitiste de patientEs par manque de respirateurs et de lits

[57 témoignages ; dernière mise à jour 19 mai 2020]
  • 15 janvier 2020, “le vendredi on trie”, témoignage accablant d’Agnès Hartemann, cheffe du service diabétologie de la Pitié-Salpêtrière ; filmé par C à vous (France 5) lors d’une conférence de presse le 15 janvier
https://www.youtube.com/watch?v=o3Av8wldRJc (voir à 3’30 pour le tri par manque de lits) ; Agnès Hartemann est parmi 1200 médecins qui ont choisi de démissionner de leurs responsabilités administratives pour alerter sur le manque criminel de moyens à l’hôpital public.
  • 15 avril 2020, témoignage d’une aide-soignante en Ephad dans l’Hérault, recueilli par Informations Ouvrières n°600 (https://infos-ouvrieres.fr/)
« Je suis une soignante, je refuse de collaborer à vos décisions, si vous aviez écouté vos »héros » comme vous le dites aujourd’hui, nous n’aurions pas besoin de Rivotril mais nous pourrions donner de l’oxygène à nos aînés, nous aurions suffisamment de masques FFP2 pour que leurs proches soient avec eux… Comment est-ce possible de ne pas donner de l’oxygène à une personne qui s’asphyxie ?… C’est ce que l’on me demande de faire normalement… Il y a quelques mois en arrière, on n’injectait pas du Rivotril à un résident en détresse respiratoire… on lui donnait de l’oxygène, on l’envoyait aux urgences »
« Face à l’épidémie de coronavirus, l’hôpital Émile Muller de Mulhouse n’est pas en capacité d’hospitaliser tous les patients. Un mail du chef des urgences de Colmar indique que des réflexions sont en cours sur « les critères (notamment d’âge) de limitation d’accès à la réanimation. » « Durant ces 15 derniers jours, toutes les mesures que nous avons prises ont été dépassées et donc insuffisantes dans la journée même », peut-on lire dans le mail de Yannick Gottwales. « Nous sommes au bout d’un système, il va falloir faire des choix sur nos critères d’admission, non seulement en réanimation, mais tout simplement dans une structure hospitalière. »
“ le chef du pôle urgences de l’hôpital Pasteur à Colmar décrit la situation alarmante de la crise sanitaire en Alsace : manque de lits, manque de respirateur en réanimation, personnel épuisé voire contaminé… Yannick Gottwales dresse un constat clair : les urgences de Colmar sont débordées. Pour faire face, il ne reste plus que la discrimination des patients. Des réflexions sont d’ores et déjà en cours pour établir des critères d’admission : « J’ai réuni hier un collège de spécialistes (réa, infectio, med interne, pneumo, gériatre, urgentiste) afin de fixer des indications aux différentes filières, et plus clairement les critères (notamment d’âge) de limitation d’accès à la réanimation. » Plusieurs témoignages d’infirmières aux urgences de Mulhouse confirment cette nécessité. […]« On se demande si ça vaut le coup d’intuber les personnes âgées, ajoute Bertrand* (le prénom a été modifié), c’est ça qui est dur moralement. Il n’y a plus d’égalité dans l’accès aux soins. » “
“ Partout, la perspective de saturation et de priorisation affole. Dans le Vaucluse, par exemple, d’après un courriel que Mediapart a pu se procurer, le Conseil de l’Ordre des médecins faisait le 20 mars ce constat : « Malheureusement, au vu des dernières recommandations, les patients des maisons de retraite et Ehpad, présentant des comorbidités et en détresse respiratoire ne seront bientôt plus admissibles à l’hôpital. Il devra être envisagé pour eux des soins de confort. »”
« Le 21 mars, Mediapart a diffusé un document interne du CHU de Perpignan sur le triage. On y découvre que certaines morts sont considérées acceptables. Parmi elles, celles des personnes âgées ou polypathologisées (grande dépendance, démence…). Un score de fragilité est mis en place qui classe les patients et patientes en s’appuyant sur leur état de santé avant le covid 19. La dépendance dans les actes de la vie quotidienne est un élément majeur de refus en réanimation, tout comme les cas de démence.”
“« au vu des DERNIÈRES RECOMMANDATIONS, les patients des maisons de retraite et Ehpad, présentant des comorbidités et en détresse respiratoire ne seront bientôt PLUS ADMISSIBLES à l’hôpital » […] Là encore, le tri est clairement systématique, et non collégial et au cas par cas. Les équipes de ces Ehpad se retrouvent à gérer des décès « sans pouvoir même transférer leurs malades vers l’hôpital de Carcassonne et ses lits de réanimation » Chacun évoque de fait la barrière d’âge. Au-dessus de 80 ans, parfois de 75 ans, les services de réanimation déjà sous tension ou débordés n’acceptent pas ces malades..”
« La grand-mère de Ciruela, 94 ans, réside dans un Ehpad du XVIIIe arrondissement de Paris. Elle souffre de bronchite chronique et de troubles cognitifs. Mardi 24 mars au matin, elle s’est mise à tousser et sa fièvre est montée. « D’après la médecin de l’établissement, le Samu ne se déplacera pour AUCUN résident, rapporte Ciruela […] »
« chaque cas doit être examiné individuellement et pas en raison d’un âge ou de l’appartenance à un groupe, sinon c’est de la pure discrimination ».
“Au Samu des Yvelines, l’urgentiste Wilfrid Sammut est chargé d’évaluer les urgences, et de les répartir entre les services. […] « On avait déjà du mal à faire admettre les patients âgés, très dépendants, parce qu’ils bloquent les lits de l’hôpital. Mais on les évaluait aux urgences, on leur donnait une chance d’accéder à des soins intensifs. Aujourd’hui, à partir de 85-90 ans, et même plus jeune s’ils sont très dépendants ou malades, on ne les prend plus. Je trouve cela terrifiant. Je ne suis pas Dieu, ce n’est pas à moi de décider qui doit vivre et qui doit mourir. »”
“Le service de gériatrie de Toulouse dont elle dépend est à l’écoute mais l’a prévenue : seuls les deux premiers cas de Covid-19 dans ces Ehpad seront hospitalisés. « Je vais donc regarder des patients mourir et c’est insupportable. On ne pourra pas sauver tous ceux qui sont atteints et on ne pourra pas non plus correctement les soulager. »”
“Carine*, infirmière, s’est portée volontaire pour intervenir dans la petite unité montée à la hâte afin d’accueillir les patients Covid de son Ehpad des Hauts-de-Seine. […] Là encore, Carine témoigne des consignes, transmises à l’issue d’une discussion collégiale récente menée entre sa direction et le réseau médical du secteur : pas de transferts possibles des résidents Covid vers les services hospitaliers. Enfin, aucune visite des familles, même si le décès approche. “
« Toute personne de plus de 75 ans n’est plus intubée”, titre la Frankfürter Allgemeine Zeitung, ou le Tagesspiegel. Die Welt souligne « qu’“on aide désormais plus les patients les plus âgés qu’à mourir”. Le Tagesspiegel rapporte ainsi que “les personnes de plus de 80 ans n’y sont plus ventilées”, mais placées en soins intensifs et sous somnifères. “Le triage – la sélection des patients ayant de meilleures chances de survie – est depuis quelque temps à l’ordre du jour en Alsace”, déplore Die Welt, qui a interrogé Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, qui reconnaît ainsi que « les patients de plus de 80 ans, de plus de 75, certains jours même de plus de 70 ans ne peuvent plus être intubés car nous manquons tout simplement de respirateurs ».
“ Depuis une semaine (soit autour du 20 mars), on ne peut plus transférer vers les urgences de Paris et les services de réanimation des patients âgés qui seraient confirmés au coronavirus. […] aujourd’hui, ce qui est faisable en temps normal, c’est-à-dire les référer en réanimation pour les sauver, ne peut pas être fait parce que les lits de réanimation sont préservés pour les patients plus jeunes avec plus de chances de survie.[…] En Île-de-France, depuis une semaine, on est dans cette logique de tri, nécessaire au regard des infrastructures et de la capacité d’absorption des cas graves, que ce soit dans les cliniques ou hôpitaux de Paris. …  » “
«D’un côté on nous dit de ne pas mettre les masques mais de l’autre nous savons très bien ce que cela va engendrer. Il est très difficile de tenir dans ces conditions […] Lors de ma dernière garde, on nous a clairement dit que si quelqu’un allait mal pendant la nuit il ne fallait pas appeler les urgences car entre une personne de 70 ans et de 40 ans le choix était clair. C’est la pire chose que l’on puisse entendre en tant que soignant»
“Face à l’arrivée massive et conti­nue des malades, les critères de gravité ont été revus à la baisse. « Les capacités sont si limitées et l’épidémie si imprévisible qu’on laisse des personnes dans les éta­ges alors qu’il y a trois semaines, avec les mêmes critères, on les aurait envoyées en réa », recon­naît Jérôme Aboab.”
« Un médecin du Grand Est, qui a requis l’anonymat, avait indiqué de son côté avoir été choqué par l’e-mail d’un hôpital de proximité qui jugeait « nécessaire d’adopter une stratégie de prise en charge proportionnée », pour « maximiser les chances de survie des résidents pouvant potentiellement passer un cap », et « accompagner » (SANS HOSPITALISER) « celles ou ceux qui malheureusement ne le passeront pas * ». »
On notera le caractère systématique de ces menaces, bien loin d’un avis circonstancié et collégial au cas par cas. [* rappel : des centenaires covid19+ gravement touchés ont survécu à la réanimation, ndlr]
« Les associations reçoivent quotidiennement des alertes du Grand Est, de Bourgogne Franche Comté, de l’Oise et d’Île de France. Des personnes handicapées atteintes par le covid19 ne seraient pas admises en soins intensifs ou en réanimation. Les critères médicaux de vulnérabilité au Covid19 au lieu de déboucher sur une attention et des soins renforcés, servent à l’inverse de critères d’exclusion des soins »
« Depuis quinze jours, il est DE PLUS EN PLUS DUR DE TRANSFÉRER des patients en réanimation à Paris. De fait, nous sommes amenés à faire dans une PROPORTION ANORMALE DU SOINS PALLIATIF, car nous n’avons pas de service de réanimation. […] J’entendais le directeur de la santé [Jérôme Salomon] balayer d’un revers de main le tri des patients. Son analyse ne fait pas écho à ma réalité de terrain. Que ce soit en clinique où j’exerce ou dans les Ehpad, on est OBLIGÉS de faire du palliatif de manière IMPORTANTE. C’est simple. Pour les cas graves, c’est soit la réanimation, soit le soin palliatif, car on pense que vous avez peu de chances de survivre, CHANCE QU’ON VOUS AURAIT OCTROYÉ dans un autre contexte sanitaire. Cela s’appelle bien du TRI, de la médecine de catastrophe. »
“La seule issue pour les personnes âgées en Ephad atteintes du coronavirus, la mort : inacceptable !!! Le décret du 28 mars autorise la prescription libre pour 15 jours de Rivotril (sédatif puissant) pour des patients Covid19 positifs symptomatiques. […] Les soignants de l’HAD découvrent des situations dramatiques où certains patients des Ephad sont marbrés et en insuffisance respiratoire depuis plusieurs jours sans oxygène. Dans un premier temps le personnel soignant de l’HAD avait reçu consigne d’administrer selon un protocole unique à ces patients âgés un traitement composé de morphine et d’hypnovel pour 48h qui a fait polémique (euthanasie ?). Cela a posé un problème éthique pour les personnels. […] La vérité : les résidents des Ephad n’ont aucune chance d’être transférés pour bénéficier de soins adaptés à l’hôpital dès qu’ils tombent malades. Les lits de réanimation en nombre insuffisant ne leur sont pas destinés. […] Des milliers de morts sont à venir encore dans les Ephad, parce qu’ils n’ont pas été protégés du virus, et que l’hospitalisation en réanimation n’est même pas envisagée pour eux. Jusqu’où allons nous aller dans cette barbarie ? […] Il faut que les patients infectés soient hospitalisés, et pour cela il faut : la réouverture de lits, en particulier en gérontologie, des tests et des moyens de protection […] maintenant !”
Il explique que la pénurie [organisée, ndlr] de lits et de respirateurs s’est traduite par des refus non seulement de réanimation mais même d’hospitalisation, de résidents d’Ephad atteints du Covid-19 :
« Il est arrivé que nous soyons confrontés à des appels qui ne puissent PAS être PRIS EN CHARGE et donc qui ont conduit à la MORT en établissement d’un certain nombre de résidents atteints du Covid-19 […] Le SAMU dit « je ne viens pas », « je ne PEUX pas », et les patients RESTENT dans la chambre ». Et d’ajouter : « On a TOUJOURS SU que la difficulté de cette épidémie, c’est la SATURATION DES LITS DE RÉANIMATION»
« Vous avez aujourd’hui des personnes avec une espérance de vie longue, qui avaient des chances de s’en tirer, et qui ne seront pas soignées faute de moyens. Il y a aussi des personnes laissées à domicile, des personnes qui vont mourir à domicile et ne sont même pas comptées dans les statistiques. Il y a aussi les résidents des ehpads qui sont victimes d’un tri structurel. Ils n’ont pas accès aux services de réanimation. […] Le problème est né de l’inaction de l’Etat en matière de prévention et d’adaptation du système hospitalier ; on demande au gouvernement d’assumer ces choix au lieu de se défausser sur les médecins ».
 » Lors de l’audition le sénateur Philippe Mouiller a fait part de l’inquiétude de nombreuses associations à l’idée que les personnes handicapées puissent se voir, du fait de leur handicap, refuser des soins hospitaliers si elles contractaient le Covid-19. « Nous avons quelques remontées du terrain » a confirmé le sénateur. La tendance à faire du handicap l’un des critères de « tri » des malades a été confirmée à l’AFP cette semaine par un médecin intervenant dans les établissements pour personnes handicapées dans le Grand Est. « 
“Précisons pour le lecteur qu’un Ephad est très rarement médicalisé : pas de présence médicale, peu d’infirmières, peu d’équipement, pas d’oxygène et pas de radiologie… […] Le 10 avril, après une pétition signée par le personnel de l’Ephad de Bonvoisin […] une délégation CGT était reçue par la direction de l’hôpital de Dieppe. […] CGT [qui demande l’hospitalisation des résidents covid+ de l’Ephad] “Nous avons les lits disponibles pour cela. Il faut le faire si ça peut sauver des vies”. La direction : “même si nous voulions le faire, les résidents ne seraient finalement pas hospitalisés, en raison du protocole d’admission instauré aux urgences de l’hôpital, qui s’opposerait à leur admission à l’hôpital”. C’est bien le protocole dicté par le ministère de la santé, avec sa fiche du 31 mars 2020 qui, en interdisant leur entrée à l’hôpital, en contraignant les médecins, met en grand danger les résidents, voire les condamne. “
 » […] C’est vrai qu’il a été difficile depuis un mois [soit environ 12 mars – 12 avril, ndlr] de pouvoir transférer des patients lorsque l’état s’aggravait, en réanimation par exemple. Pour donner un chiffre, par an en moyenne on a 5 décès dans cette structure, là c’est environ 2 à 3 décès par semaine. Donc il y a vraiment un problème. […] Il y a une forme de tri qui est opérée, et certains patients âgés ne peuvent pas aller en réanimation, on estime qu’on ne peut pas leur donner la même chance qu’en temps sanitaire normal, et donc la situation est tendue. [Le tri] se fait aussi en fonction des capacités d’accueil des services de réanimation, on l’a vu dans le Grand Est, on l’a vu et on le voit encore en ce moment à Paris, ça reste tendu en matière de capacités d’accueil, et donc on est amenés à gérer des soins palliatifs dans des proportions anormales, que ce soit aujourd’hui en Ephad, que ce soit en clinique ou en médecine de ville »
« … C’est déjà archi tard de s’être réveillé, sachant que les personnes âgées en EHPAD, ils le sont à cause de nous le personnel soignant. Ils sont isolés dans leurs chambres depuis le début de la crise et que les seules personnes qu’ils voient c’est le personnel soignant. Nous, on n’est pas testé. Et même si je savais que j’étais positive, je n’ai même pas les moyens de les protéger, c’est déjà trop tard. Le manque de matériel est criant alors que c’est la base de l’hygiène pour protéger les patients, en fournir massivement seul aurait pu sauver des vies ». […] A cela s’ajoute le SENTIMENT D’AVOIR TUÉ LEURS PROPRES RÉSIDENTS car « ILS AURAIENT ENCORE PU VIVRE DE BELLES ANNÉES, nous les EHPAD on a été abandonnés. Comme c’était des personnes âgées, ils ont décidé qu’on ne les prendrait pas à l’hôpital ».
“ Dans le Grand Est, selon l’Agence régionale de santé (ARS), au 15 avril, 1.500 résidents d’Ehpad et autres établissements médicaux-sociaux sont décédés du coronavirus depuis le début de l’épidémie. 335 à l’hôpital, 1.160 dans leur chambre. Une hécatombe. […] Elle me raconte le huis clos dans les chambres de 10 m², la souffrance des gens qui y meurent sans respirateur, sans rien, sans personne, le son de la visseuse des pompes funèbres qui scelle les cercueils, et les voisins de chambre, valides, qui entendent à défaut de voir. Qui pleurent en attendant leur tour. […] Le 16 mars, le premier cas de covid19 est décelé. Officiellement. « Nous n’avons eu pour nos 100 résidents que deux tests. Directives de l’ARS. » […] Second et dernier test trois jours plus tard sur une dame « inhabituellement fatiguée. » Elle est positive. Elle meurt dans les quatre jours. Au total, en trois semaines, neuf résidents auraient succombé au virus. Auraient. Personne ne le saura jamais. Du 16 mars au 3 avril, le Samu ne se déplacera que deux fois. « A partir du 3 avril, avec l’accalmie aux urgences, ils ont pu venir plus souvent. » La première intervention est vite expédiée. « On me dit, oh, c’est une fin de vie en Ehpad. On vous le laisse. On n’y peut rien. » Le résident mettra une semaine à mourir. « Nous, tout ce qu’on peut faire, c’est leur tenir la main, les oxygéner un peu. C’est tout. C’est une fin de vie atroce, ils meurent asphyxiés, étouffés. Les doigts, le torse, les jambes, bleus du manque d’oxygène. Recroquevillés de douleur en position fœtale. C’est comme ça qu’ils meurent. C’est ça le souvenir qu’on gardera d’eux. » […] Pour la deuxième intervention, une détresse respiratoire sévère, le Samu a mis en place… un accompagnement médicamenteux pour abréger les souffrances. Voilà. » […] Car il y a aussi tous les autres. Ceux pour qui le Samu ne s’est pas déplacé. Ceux qui ont souffert avant de mourir. Léa m’explique que, devant cette situation aussi inhumaine qu’injustifiable, les autorités sanitaires ont mis en place il y a dix jours à peine, dans les Ehpad du Grand Est, un nouveau protocole (décret sur le Ritrovil). En option. Pas pour sauver non. Pour aider à mourir. « On leur met une perfusion, c’est une sédation profonde. Ils mettent 2 heures à mourir, au lieu de 72. Pour nous c’est très dur de faire ça. Donner la main et regarder les gens partir, c’est pas notre rôle de soignant. On les aide à mourir et non plus à vivre. » Pas besoin de l’accord de la famille. « C’est le médecin qui décide, c’est comme ça. » Les familles seront averties plus tard. Trop tard. […] « Vous savez, il y a une infirmière de garde pour cent résidents. On doit s’occuper des patients covid et des soins quotidiens liés à l’âge ». […] J’ai peur pour mes papis et mamies, de les voir mourir de manière si violente. Sans aucune chance. Je n’oublierai jamais ce que j’ai vu. Je suis marquée à vie. […] si l’hôpital public avait eu plus de moyens, plus de lits de réanimation alors les personnes âgées en Ehpad, certaines du moins, auraient pu être sauvées. Là, on les laisse mourir. »”
 » En fait, on est là face aux conséquences d’une politique de santé plus que délétère, pour ne pas dire désastreuse, pour l’hôpital public. […] En vingt ans, le nombre de lits n’a cessé de diminuer : on a perdu 200 000 lits. Une interrogation demeure :COMBIEN DE LITS DE RÉANIMATION ONT ÉTÉ SUPPRIMÉS ? Je pense que LE NOMBRE EST IMPORTANT car trop de services de réanimation ont été transformés, avec le virage ambulatoire, et la tarification à l’acte, (T2A). La loi du marché a dirigé l’hôpital, il fallait aller plus vite et changer de modèle. »
“ Le triage s’effectue aussi à domicile avec le retrait de traitements ou d’appareillages de certains patients et certaines patientes pour que leur matériel puisse servir pour la réanimation liée au Covid. Ainsi, des témoignages montrent que des bouteilles d’oxygène sont retirées à des personnes ayant des algies vasculaires de la face pour être réquisitionnées dans la lutte contre la pandémie. Au niveau politique ce triage est nié. « 
« L’infirmière de nuit me fait les transmissions à propos de Mr G. « Patient de 71 ans, antécédents de SEP (sclérose en plaque), suspicion COVID, non réanimatoire. Il a 15L d’oxygène au masque à haute concentration (la plus haute aide pour respirer « standard »), mais il sature au maximum à 90% (taux d’oxygène dans le sang) ». Patient de 71 ans, qui n’est pas admis en réanimation, qui ne le nécessite pas ?! Pourquoi ?! A cause de la SEP ?! Mais 2 semaines auparavant, il travaillait ! Il était directeur d’hôtel ! Alors pourquoi ? »
“Un tableau de bord de l’Assistance Publique de Paris nourrit les soupçons. Le 21 mars – juste après la sortie de la circulaire – 19% des patients placés en réanimation étaient âgés de plus de 75 ans. Le 5 avril, au plus fort de l’épidémie, ils n’étaient plus que 7% ! Pour les plus de 80 ans, l’évolution est plus frappante encore : en quinze jours le taux est passé de 9 à 2% ! Dans le même temps, l’épidémie a explosé dans ces tranches d’âge élevées : les octogénaires représentent plus de la moitié du total des décès. Même constat dans le Grand Est : la proportion de personnes âgées mises en réa est bien plus faible dans le Haut-Rhin, l’un des départements les plus touchés, où les places en hôpital étaient rares, que dans les Ardennes où les services d’urgence n’ont pas été débordés.”
“ On parle quand du génocide eugéniste ? Mes mots sont pesés. […] Je vais donc expliciter mes propos, vous vous y attendez probablement, il va y avoir des procès car il y a eu, et il y a encore, du tri effectué parmi les personnes malades présentant les symptômes du Covid19, c’est-à-dire qu’il y a des personnes que l’on a décidé de ne pas soigner, c’est en cela que je parle d’eugénisme. En institution, et l’on a mis beaucoup de temps à obtenir des chiffres, l’on se rend compte de l’énormité du pourcentage de personnes décédées en EHPAD. Ce sont des gens qui allaient très mal et qui, sciemment, n’ont pas été envoyées à l’hôpital. Pareil à domicile, et là nous n’avons pas de chiffres, mais l’on a su et l’on sait qu’il y a des consignes pour les soignants, le SAMU, les médecins traitants, indiquant de ne pas envoyer des personnes comme moi, comme des personnes âgées, comme des personnes handicapées avec déficience intellectuelle, etc. à l’hôpital, parce que soi-disant nos vies valent moins. […] »
“ Mercredi, les journalistes d’investigation ont cité le journal Le Canard enchaîné, selon lequel le ministère de la santé avait publié un règlement administratif interne pour les établissements médicaux le 19 mars. Il stipule que les médecins sont tenus de réduire de manière drastique l’accès des patients fragiles aux unités de soins intensifs. Les statistiques de l’administration hospitalière de Paris, disponibles sur ZEIT ONLINE, montrent que la structure d’âge des patients dans les unités de soins intensifs a en fait sensiblement changé dans les jours qui ont suivi la promulgation du règlement. Alors que le 21 mars, environ 20 % des patients en soins intensifs avaient encore plus de 75 ans, deux semaines plus tard, la proportion n’était plus que de 7 %. Le Canard enchaîné soutient également que dans les régions particulièrement touchées par la couronne, comme l’Alsace, la proportion de personnes âgées hospitalisées est plus faible que dans les régions moins touchées et que, maintenant que la vague de maladie s’atténue lentement, davantage de personnes âgées reçoivent un traitement médical intensif. “
“ Les patients âgés ont-ils été systématiquement désavantagés en France pendant la phase de pointe de l’onde corona ? Des histoires comme celles des Weissers, mais aussi beaucoup d’autres, le montrent. […] « Ils ont fait en sorte que les personnes des maisons de retraite ne viennent plus dans les hôpitaux », explique Michel Parigot. […] Avec d’autres militants anti-amiante, il a fondé l’alliance « Coronavictimes », les victimes de Corona. Depuis des semaines, Parigot accuse les responsables en France de discriminer systématiquement les personnes âgées dans la crise de Corona.”
“Le matin du 15 avril, Gabriel Weisser a reçu un appel téléphonique. Un médecin lui a dit que sa mère avait contracté le coronavirus. « Il a dit qu’il avait été avec elle dans la maison de retraite vers 5h30 du matin », a déclaré M. Weisser, qui vit à Blodelsheim en Alsace. Elle avait de la fièvre et toussait. « La seule mesure qu’il lui a prescrite est un médicament palliatif. Donc, en réalité, il ne l’a pas du tout traitée. Elle a été condamnée à mort. « Ils auraient pu au moins essayer », insiste Weisser. « Qu’ils fassent cela aux personnes âgées, dans un grand pays comme la France, le pays des droits de l’homme, c’est terrible. »”
“Un vendredi soir, Alain, 58 ans, se met à suffoquer. L’aide-soignante se souvient d’avoir appelé le SAMU : « Venez vite, il va me mourir dans les bras ! » L’opérateur évoque la surcharge. Deux jours plus tard, Alain expire dans sa chambre.”
“Le cahier des transmissions internes raconte la nuit du 25 mars. A 20 h 30, le SAMU est alerté pour Marie-France, à 21 h 15 pour Bruno, à 1 h 30 pour Gilbert, à 2 h 45 pour Françoise.A 3 heures, c’est le SAMU qui rappelle lui-même : « Arrêtez de téléphoner, on est saturé. »”
“Le lendemain, Pierrick Buchon sollicite l’Agence régionale de santé (ARS). La conversation dure dix-huit minutes. « Ils me le font comprendre très clairement : les personnes handicapées ne seront pas prises en charge. Vous vous les gardez. On vous aidera à mettre en place un accompagnement de fin de vie et une cellule psychologique pour le personnel. »”
  • 28 avril 2020, interview télévisée de Florence Aubenas, Grand Reporter au Monde, par Mouloud Achour pour Canal+ (https://www.youtube.com/watch?v=gBn8B6NGC40). Haut-Rhin, Alsace, maison d’accueil spécialisée de Riespach (Alsace).
“On privilégie la norme” Écouter à partir de 3’30
« Quand le ministre de la Santé affirme qu’il n’y a pas de tri entre les malades dans les hôpitaux, je réponds : ‘‘C’est faux !’’ […] On a appelé le Samu à plusieurs reprises. On nous a répondu : ‘‘Vous les gardez, on n’a pas de place…’’ Deux résidents sont décédés dans leur chambre ». […] Contrairement aux ministres, une interlocutrice de l’Agence régionale de Santé (ARS) n’a pas pratiqué la langue de bois… « Elle m’a clairement dit que les personnes âgées en Ehpad et les personnes handicapées ne seraient pas prises en charge. Il fallait qu’on les garde chez nous, qu’elles décèdent dans notre structure. Un médecin devait nous donner le protocole à suivre avec la mise en place d’un accompagnement de fin de vie, de soins palliatifs et d’une cellule psychologique pour le personnel. »
“Le premier, Alain, 51 ans, a rendu son dernier souffle le dimanche 22 mars. Bernadette, aide médico-psychologique, l’a vu agoniser pendant trois jours. « Le vendredi, il allait très mal. On a appelé le Samu, mais comme les hôpitaux étaient saturés, on nous a dit qu’il n’y avait rien à faire. La seule prescription qu’on a eue, c’était d’augmenter l’oxygène. » Le samedi, la santé d’Alain se détériore. Et le dimanche, « je l’ai trouvé dans un état grave. Très encombré, il luttait pour respirer », confie Bernadette. « Il n’avait rien bu, rien mangé depuis le vendredi. Alors j’ai sollicité le chef d’astreinte pour lui faire au moins une perfusion, l’hydrater ou même le sédater. » En vain. « Rien n’a été prescrit pour soulager ses souffrances », relève Caroline, collègue de Bernadette. […] « Il y a un sentiment d’injustice, un manque de considération. On a l’impression que les handicapés sont des personnes de deuxième catégorie », témoigne Lætitia.”
“Le gouvernement a laissé les Ehpad sur le côté. On devait être un des premiers maillons étant donné que les personnes âgées sont les plus vulnérables mais en réalité on a été le dernier maillon de la chaîne. […] On n’a pas eu de masques chirurgicaux avant le 17 mars, et les masques FFP2 ce sont juste pour les soignants qui sont dans le service dédié au CoVid. Cette unité CoVid qu’ils ont ouvert le 27 mars avec de l’oxygène, des perfusions mais pas de respirateurs, et où il y a seulement 13 lits. […] ça [refus d’hospitalisation] nous est arrivé pour deux ou trois résidents, les infirmières disent que le Samu n’a pas voulu se déplacer. Quand un résident est en détresse respiratoire, on ne peut pas gérer parce qu’on a peu de matériel, on ne peut pas prodiguer les mêmes soins. Les infirmières ont appelé le Samu et on leur a dit qu’ils ne se déplaçaient pas pour des personnes âgées de plus de 90 ans. Ils ont refusé de prendre nos résidents en service de réanimation. Tout ça est basé sur des coups de fils entre les infirmières, le Samu et les hôpitaux.”
“Des fois, ça prenait une nuit entière au téléphone, pour avoir le 15, pendant que les gens, dans leurs chambres, étaient en train de mourir. C’était dur de leur dire au revoir sans les accompagner”.
Témoignage du Canard Enchaîné : « Dans un hôpital public d’Île-de-France – des documents en possession du « Canard » en attestent – aucun patient de plus de 70 ans n’a été admis en réa durant les 6 jours les plus critiques de la crise. »
Témoignage d’Angela* : « C’était ça dans l’unité covid où je bossais à l’hôpital Avicennes AP-HP Bobigny, [93]. Tous les patients de +70ans notés « ntbr » [Not To Be Reanimated], les 3 premières semaines d’avril […] On a aussi perdu un patient de 53 ans qu’on n’a pas pu envoyer en réa parce que cancer du pancréas réfractaire aux ttt (chimio inefficace). Sans ce contexte, il aurait eu cette possibilité, car il avait un abcès du foie. Ç’aurait pu l’aider à passer cette phase. Sans certitude qu’il s’en sorte. Et aujourd’hui je bosse en gastro**, hors covid officiellement. Du coup on est en sous effectif classique ( 1 infirmière pour 15 patients), comme hors covid, on n’a qu’un masque chirurgical en protection. Pas de surblouse, pas de charlotte, pas de ffp2. Patients diabétiques non testés au covid… »
* le nom a été changé
** le service a été changé
à 19’30 : « Alors, aujourd’hui disposant d’un nombre de lits vacants plus important, nous sommes capable d’accepter des patients un peu moins graves en réanimation […] ; il y a un mois, ces patients ne pouvaient être admis en réanimation faute de place, et étaient pris en charge dans les services de médecine. […] »
 » Le directeur a dû harceler le Samu pour qu’il vienne chercher une de nos résidentes qui avait 40 degrés de fièvre et présentait des symptômes du covid. Le Samu ne voulait pas venir. Et ensuite pas la garder. Le directeur a insisté pour qu’elle soit testée là-bas avant de revenir. Elle était positive. C’est une collègue qui s’est dévouée pour aller la chercher avec un véhicule de chez nous, avec une surblouse en plastique et pas de lunettes. Nous l’avons mise trois semaines en quarantaine à l’accueil de jour transformé en unité covid. Aux urgences ils n’en voulaient pas car, selon eux, elle n’était pas hospitalisable. Les handicapés ne sont pas hospitalisables voilà ce qu’on nous dit. » La résidente non hospitalisable est âgée de 10 ans. »
[Manque de respirateurs et tri des patients dans le Grand Est : écouter des minutes 19′ à 21′]
“Nous sommes démunis. Entre le 11 et le 27 mars, le gouvernement se rend compte qu’il y a une surmortalité parmi les personnes âgées. Et il ne fait rien, hormis sortir un décret le 28, donnant le droit de sédater les résidents. Faire en sorte qu’ils ne souffrent pas, légitime le fait de ne rien faire pour les sauver…Il n’y a pas un hôpital qui ne trie pas les patients. Ils appellent ça « la perte de chance ». Dans cette société, il n’y a pas de place pour les vieux. Si notre pays se souciait des personnes en fin de vie, les Ehpad ne seraient pas en manque de moyens depuis des années.”
“ Le 2 mars, l’établissement est fermé et les soignants se mettent à porter des masques. “ Quand on a compris le 9 mars qu’une personne était atteinte du Covid, elle avait déjà contaminé en amont, pendant des jours, d’autres résidents. Au début lorsque nous appelions les urgences, ils venaient prendre les résidents. Puis, lorsque l’épidémie s’est répandue, ils ne sont plus venus les chercher. Seulement cinq personnes sont mortes à l’hôpital, et nous en avons perdu treize sur place. ““
“J’ai demandé aux médecins ce qu’il y aurait comme soins. Ils m’ont répondu qu’il n’y aurait que des soins palliatifs, seulement un accompagnement vers la mort. Jusque dans le deuil, c’est la population qui doit prendre sur elle. Macron parle de retrouver des jours heureux… ma mère ne reviendra pas. Ma mère est morte pour des raisons ridicules de pénurie de masques et de tests.On découvre que gouverner c’est prévoir, et que le gouvernement n’a rien prévu. Je poursuivrai l’Agence régionale de sante du Grand Est et dans un deuxième temps, je poursuivrai le ministère de la santé. Je veux qu’ils reconnaissent au moins leurs erreurs.”
“Or, un patient « refusé » d’un service de réanimation peut tout de même être soigné dans un autre département de l’hôpital. La différence principale est qu’il ne bénéficie pas d’un appareil d’assistance respiratoire. L’histoire que racontent nos témoins est différente : de nombreux patients résidents d’Ehpad n’ont pas eu accès du tout aux soins hospitaliers. Ils étaient livrés à eux-mêmes… et aux moyens limités des établissements pour personnes âgées.”
“… pendant près d’un mois, jusqu’à la dernière semaine de mars, certains centres de régulation du Samu ont refusé d’hospitaliser nombre de résidents d’Ehpad. Réduisant ainsi leurs chances de réchapper du Covid-19. […] Florence Arnaiz-Maumé, secrétaire générale du Synerpa, le syndicat professionnel des Ehpad privés, confirme elle aussi […] Son syndicat a demandé ses adhérents de conserver trace de tous les refus… «Certains jours, il fallait des heures et des heures pour obtenir le SAMU »”
“… ces témoignages de salariés des pompes funèbres, qui voient pulluler, ces dernières semaines, des certificats de décès comportant la seule mention de « détresse respiratoire », sans la case Covid. « On nous a remonté de nombreux cas », affirme Claudette Brialix, présidente de la Fédération nationale des associations et amis des personnes âgées et de leurs familles (Fnapaef).”
“Pendant près d’un mois, jusqu’à la dernière semaine de mars, des centres de régulation du 15 ont refusé d’hospitaliser nombre de leurs résidents. « Dans beaucoup de nos établissements, le Samu ne venait plus raconte Isabelle Jallais, déléguée FO au sein du groupe Korian. J’ai eu des collègues infirmières en pleurs au téléphone. Avec des résidents qui mouraient dans leur chambre et pour lesquels on ne pouvait rien…»”
« Dans le Grand Est, en Bourgogne-Franche-Comté, pendant trois semaines, puis en Ile-de-France et dans d’autres régions, certes moins longtemps, le 15 a refusé d’hospitaliser nos résidents à de très nombreuses reprises. […] « Il y a des personnes âgées qui auraient probablement pu être sauvées », estime Florence Arnaiz-Maumé, sans que leurs familles, pour l’heure, soient en mesure de le réaliser. »
« La situation est tellement grave dans le Grand Est que le CHU de Strasbourg nous a dit que les personnes en GIR 1, 2 et peut-être 3 ne seraient plus admis aux urgences », écrit-il à la date du 16 mars, la veille du confinement. En jargon médical, les GIR 1, 2 et 3 désignent des états de dépendance décroissants. Les GIR 3 sont des patients qui ont « leur autonomie mentale, partiellement leur autonomie locomotrice, mais qui ont besoin plusieurs fois par jour d’une aide pour les soins corporels » . Auprès de Marianne, Pascal Meyvaert confirme que ces types de patients ont vite été exclus de l’hospitalisation, par manque de place. « Au bout d’un moment, on avait tellement l’habitude qu’on nous refuse des patients qu’on pensait à peine à appeler le Samu », se rappelle le médecin, qui officie également en tant généraliste.Puis, la situation a encore empiré. « Le dernier samedi de mars, on m’a refusé une patiente de 52 ans, sans comorbidité, qui avait beaucoup de mal à respirer », révèle le médecin. A ce moment-là, les malades de plus de 70 ans n’avaient plus aucune chance d’être hospitalisés. »
“Un document en possession de Marianne montre que, au plus fort de la crise, la seule donnée de l’âge a pu être utilisée. Il date du 23 mars, émane d’un hôpital francilien, et s’intitule « Prise en charge des patients suspects de Covid-19 » . Un paragraphe surligné en jaune prévoit les critères de « non-réanimation » . Le premier d’entre eux est l’âge : supérieur à 75 ans. Combien d’hôpitaux en France ont opéré la même sélection ? […] Un document en possession de Marianne montre que, au plus fort de la crise, cette unique donnée de l’âge a pu être déterminante, plus particulièrement concernant les services de réanimation. Il émane de l’équipe de l’hôpital de Longjumeau, en Essonne, dans le sud de la région parisienne. Ce document s’intitule « prise en charge des patients suspects du Covid 19 » et rend compte d’une réunion qui a eu lieu le 23 mars en présence de six médecins du centre hospitalier : un pneumologue, trois réanimateurs, un urgentiste et un médecin généraliste. Une série de critères de « non hospitalisation » sont détaillés. En clair, des barrières pour fermer la porte de l’hôpital à certains malades. En tête de liste, l’âge supérieur à 70 ans, associé à une série de « co-morbidités isolées » comme des insuffisances respiratoires chroniques, des insuffisances cardiaques, des cirrhoses avancées, des antécédents cardio-vasculaires, du diabète et de l’immuno-dépression. Plus loin, souligné en jaune dans le texte, le document se penche aussi sur les critères de « non-réanimation », autrement dit des critères qui suffiraient à barrer la porte de la réanimation à des patients dont l’état de santé serait dégradé à cause du virus. En rouge souligné : âge supérieur à 75 ans. En une phrase, les médecins de Longjumeau, ce 23 mars, envisagent de ne pas admettre en réa les plus de 75 ans. Même barrière pour les patients âgés entre 70 et 75 ans, mais qui présenteraient aussi des « co-morbidités lourdes ». Cédric Lussiez promet de mener son enquête. Le soir même, il s’explique par mail. Le document émane bien de son hôpital et bien été élaboré à la date du 23 mars par une équipe médicale, « sur la base des recommandations régionales parues le 19 mars »”

 

Article mis en avant

Lisez et faites tourner les DIRECTIVES DE L’ARS IdF POUR LE TRI EN RÉANIMATION EN CONTEXTE COVID19 et PÉNURIE DE LITS ET DE RESPIRATEURS. Ça s’appelle du « SOUTIEN ÉTHIQUE » .

Cibles : vieux et personnes handies

https://static.lemediatv.fr/stories/2020/WmQC1GHcS5yVvIskwM9gyg/attachment–MZhPLmWQ_SI8BBX3cBKpg.pdf?fbclid=IwAR2AOsOvc0sGFv59wmK0rpvo5ve_7Z6NM1FK1DxHReNYEZPwNkF6nReiz28

Lire et signer la pétition – manifeste : https://www.change.org/p/non-au-darwinisme-social-et-au-tri-eugénique-par-manque-de-lits-et-de-respirateurs 

https://www.facebook.com/groups/591274398144542/permalink/602275733711075/

 

 

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Lire aussi sur le site #covid19 :

Témoignage de Christine Gontier, infirmière – « Cette lutte est indécente »

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Tri eugénique – adresse mail pour le recueil de témoignages

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COVID-19 : ON ACHÈVE BIEN LES VIEUX ET LES HANDICAPÉS !

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« aucun patient de plus de 70 ans n’a été admis en réa durant les 6 jours les plus critiques » Canard Enchaîné, 29 avril

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Tri eugénique : article de Florence Aubenas (le Monde, 26 avril)

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Lutte anti-covid19 : l’hexagone face aux pays dont la stratégie est un succès

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Article mis en avant

Témoignage de Christine Gontier, infirmière – « Cette lutte est indécente »

Canal témoignages – Bas les Masques !
HAUT LES COEURS ! #15 – Témoignage de Christine Gontier, infirmière – « Cette lutte est indécente »
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« Le gouvernement a réussi à vous faire penser que cette situation que nous vivons en ce moment est exceptionnelle.
NON, ELLE A LIEU TOUS LES ANS A LA MÊME PÉRIODE ET S’EST LENTEMENT CHRONICISÉE. »
-Cette lutte est indécente-
Je suis infirmière dans le service public depuis 15 années.
Je touche à temps plein 2100 euros avec 2 WE travaillés et toutes les heures supplémentaires non payées mais aussi les demandes incessantes de revenir sur les repos, la négociation pour avoir des congés annuels et la culpabilisation qui va avec pour nous faire céder.
Je ne savais pas en choisissant ce métier, qu’il serait si lourd de conséquences sur ma vie.
La plupart du temps, je ne mange pas le midi ou le soir sur mes journées de travail faute de temps. Parce que un soin ce n’est pas une option pour le patient, c’est de sa vie dont il est question.
Parfois, je réfléchis à deux fois pour aller pisser car j’ai mis Me Michu sur un bassin et elle va bientôt sonner pour le lui retirer, parce que j’attends des entrées des urgences qui attendent eux mêmes que je prennes ces entrées pour qu’ils puissent avancer un peu, désengorger les urgences qui ne sont plus du tout adaptées pour le nombre d’entrées qu’elles reçoivent par jour.
Je ne vais pas pisser, parce que je ne peux pas laisser mes collègues aide-soignantes se démerder avec les toilettes lourdes qui leur cassent le dos et qui les épuisent parce qu’elles n’ont que un lève malade pour tout le service, (quand il fonctionne) et parce qu’elles ne sont plus assez nombreuses.
Et encore elles sont sympas, elles ne me reprochent pas de ne pas les aider quand je croule sous les pansements, les transfusions, les changements de traitements à réajuster avec les médecins qui me courent après pour que je réponde à leurs demandes car eux aussi, croulent sous le flot de patients.
Je me retiens car il faut aussi que je soulage la douleur de Mr Roger, qui est en soins palliatifs et qu’on ne peut décemment pas laisser mourir dans la souffrance. Je n’aurais pas le temps de rester ni pour lui, ni pour sa famille, alors je partirais en me culpabilisant et je ne serais pas contente de moi.
Je suis dans un service de médecine avec une population vieillissante. Il faut aider à faire manger les gens lors des repas, mes collègues aide-soignantes courent pour réussir à faire manger tout le monde, évidemment bien souvent c’est impossible.

On en parle des isolements ? Les isolements des patients ne sont pas arrivés avec le covid, non à l’hôpital c’est notre quotidien. C’est notre quotidien d’aller négocier du matériel dans les autres services pour qu’ils nous dépannent, en comptant si ils pourront eux même fonctionner. La pénurie elle est QUOTIDIENNE.
Les lits à négocier par les médecins aussi, par manque de lits d’aval. Les lits de réanimation qu’on priorise aussi. Ce n’est pas une situation exceptionnelle comme on essaie de vous le faire croire.
Entre les urgences et la médecine, les conflits ont fini par exploser. Les urgences qui croulent sous leur flot incessant de patients nous demandent de libérer des lits qu’on ne parvient pas à libérer. Les soins sont lourds et nous ne sommes pas assez. Alors tout est fait rapidement, on hiérarchise les soins, on a plus le choix.

Tout ces paramètres augmentent la durée moyenne de séjour des patients.
On court toute la journée pour tenter de faire « un soin de plus », encore et encore, aller je reste une heure de plus. Autant vous dire que votre vie privée, vous espérez qu’elle se fasse sans vous et sans problème car vous ne pourrez pas répondre au téléphone ou régler le problème.
Le premier jours de repos après cette lutte permanente, on n’est capable de rien. Moi j’en ai mal dans les articulations alors que je n’ai pas 40 ans, j’ai des courbatures.
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Canal témoignages – Bas les Masques !
2/2 Pourquoi je dis que cette lutte est indécente ?
Parce que le gouvernement a réussi à vous faire penser que cette situation que nous vivons en ce moment est exceptionnelle.
NON, ELLE A LIEU TOUS LES ANS A LA MÊME PÉRIODE ET S’EST LENTEMENT CHRONICISÉE.

Le démantèlement de l’hôpital par le gouvernement nous a rendu inapte à répondre décemment à la demande de soins de la population en temps normal alors imaginez bien que pdt une épidémie, c’est pire.

Regardez les courbes de mortalité. DES MORTS IL Y EN A TOUS LES ANS à la même période. Habituellement, vous n’êtes pas informés du nombre de morts.
C’est pour cela que mes collègues et moi avons fait grève, avons rencontré le directeur pour nous donner quelques moyens supplémentaires en fin d’année dernière.

Aujourd’hui, le pays se rend compte de notre détresse.
Mais ce que je veux vous dire c’est qu’elle n’est pas épisodique, ne vous laissez pas tromper. Cette situation de crise que nous vivons avec ce coronavirus est CHRONIQUE.

Cette prétendue guerre du gouvernement est indécente car elle fait penser que après (après quoi ? après ce coronavirus ? ) tout rentrera ds l’ordre. Mais non, nous ne pourrons toujours pas et cela même en l’absence de ce coronavirus, accueillir et soigner la population comme il se doit.

Et nous, soignants, nous ne demandons qu’une chose : avoir les moyens de vous soigner, tous, sans distinction, sans trier, sans hiérarchiser les soins mais aussi sans rester une heure de plus tous les jours et en comblant nos besoins primaires comme manger, boire, pisser…
Bien à vous.

Christine, infirmière.

#OnNoublieraPas
#BaslesMasques

 

Lire et signer la pétition – manifeste : https://www.change.org/p/non-au-darwinisme-social-et-au-tri-eugénique-par-manque-de-lits-et-de-respirateurs 

Lisez aussi sur le site #Covid19 :

Lisez et faites tourner les DIRECTIVES DE L’ARS IdF POUR LE TRI EN RÉANIMATION EN CONTEXTE COVID19 et PÉNURIE DE LITS ET DE RESPIRATEURS. Ça s’appelle du « SOUTIEN ÉTHIQUE » .

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Témoignage de Christine Gontier, infirmière – « Cette lutte est indécente »

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Tri eugénique – adresse mail pour le recueil de témoignages

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COVID-19 : ON ACHÈVE BIEN LES VIEUX ET LES HANDICAPÉS !

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« aucun patient de plus de 70 ans n’a été admis en réa durant les 6 jours les plus critiques » Canard Enchaîné, 29 avril

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Tri eugénique : article de Florence Aubenas (le Monde, 26 avril)

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Lutte anti-covid19 : l’hexagone face aux pays dont la stratégie est un succès

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Article mis en avant

Manifeste – Covid 19 – Non au darwinisme social et au tri Âgiste Validiste et Capacitiste par manque de respirateurs

· 03 avril 2020 · màj 12 mai 2020

Au milieu du mois de mars 2020, les services de réanimation des hôpitaux du Grand Est sont débordés ; faute de lits et de respirateurs suffisants, du fait de 20 ans de politique néolibérale, les soignants n’ont d’autres choix que d’abréger les souffrances des refusés, choisis parmi vieux et handicapés. Toute la responsabilité de cette situation criminelle incombe aux gouvernement successifs de Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron. Témoignages et analyse.

COVID19 : ON ACHÈVE BIEN LES VIEUX ET LES HANDICAPÉS !
Manifeste du groupe « Covid19 : Non au darwinisme social ! »
https://www.facebook.com/groups/591274398144542/

Manifeste et Pétition : https://www.change.org/p/non-au-darwinisme-social-et-au-tri-eugénique-par-manque-de-lits-et-de-respirateurs
Autres articles sur le sujet : https://akratnode.wordpress.com/category/covid-19
Version finale : 12 mai 2020

I Existence avérée du tri des patients covid19 âgés dans le Grand Est et la Région Parisienne.

Dans le courant du mois de mars 2020, alors que la pandémie de Covid19 se répand sur l’ensemble du territoire, des soignants alertent sur la saturation des services de réanimation, en particulier dans le Grand Est et l’Île-de-France. Seuls 5000 lits sont alors disponibles contre 10 000 en Allemagne. Le fruit d’une politique néo-libérale criminelle, commune aux gouvernements Macron, Hollande et Sarkozy, de destruction méthodique de l’hôpital public, de véritables campagnes de fermetures de lits, politique délibérée et chapeautée par les ministres de la santé successifs et leurs cabinets, et déclinée en région par les bureaucraties des ARS.
La presse allemande se fait l’écho le 26 mars d’un rapport médical de spécialistes allemands sur la situation catastrophique qui règne dans les hôpitaux alsaciens, en particulier à Strasbourg [1] : par manque de matériel (respirateurs et lits), les patients âgés n’y sont plus ventilés. « Toute personne de plus de 75 ans n’est plus intubée”, titre la Frankfürter Allgemeine Zeitung, ou le Tagesspiegel. Die Welt souligne « qu’“on aide désormais plus les patients les plus âgés qu’à mourir”. Ce rapport médical émane d’une équipe de médecins allemands de l’institut DIKFM qui se sont rendus à l’hôpital de Strasbourg. Le Tagesspiegel rapporte ainsi que “les personnes de plus de 80 ans n’y sont plus ventilées”, mais placées en soins intensifs et sous somnifères.“Le triage – la sélection des patients ayant de meilleures chances de survie – est depuis quelque temps à l’ordre du jour en Alsace”, déplore Die Welt, qui a interrogé Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, qui reconnaît ainsi que « les patients de plus de 80 ans, de plus de 75, certains jours même de plus de 70 ans ne peuvent plus être intubés car nous manquons tout simplement de respirateurs ».
La situation est identique aux hôpitaux de Colmar et de Mulhouse comme le révèle un article de Rue89-strasbourg du 16 mars [2] : « Face à l’épidémie de coronavirus, l’hôpital Émile Muller de Mulhouse n’est pas en capacité d’hospitaliser tous les patients. Un mail du chef des urgences de Colmar indique que des réflexions sont en cours sur « les critères (notamment d’âge) de limitation d’accès à la réanimation. » « 
Adjoint au maire à Paris, le socialiste Emmanuel Grégoire révèle quant à lui dans une interview de bfmtv [3] que cette pénurie organisée de lits et de respirateurs s’est traduite par des refus non seulement de réanimation mais même d’hospitalisation, de résidents d’Ehpad atteints du Covid-19 : « Il est arrivé que nous soyons confrontés à des appels qui ne puissent pas être pris en charge et donc qui ont conduit à la mort en établissement d’un certain nombre de résidents atteints du Covid-19 […] Le SAMU dit « je ne viens pas », « je ne peux pas », et les patients restent dans la chambre ». Et d’ajouter : « On a TOUJOURS SU que la difficulté de cette épidémie, c’est la SATURATION DES LITS DEANIMATION » ; c’est dire à quel point l’anticipation du risque pandémique, a toujours été le cadet des soucis des darwinistes sociaux ultra-libéraux qui nous gouvernent depuis plus de trois décennies ; c’est dire la profondeur du mépris de nos vies et de notre santé collective qui règne chez ces zélés capos du Capital.

II Négationnisme et Déni du Pouvoir politique et des Médias sur l’existence du tri.

Mais à part cette interview surprenante de Bfmtv, l’existence de ce tri entre ceux qui vont vivre et ceux auxquels la mort sera administrée faute de respirateurs n’est évoquée nulle part dans les massmedias télévisés et la presse mainstream. Silence radio général. L’existence et les chiffres de cet insupportable tri ne figurent bien évidemment jamais dans les compte-rendus télévisés quotidiens de Jérôme Salomon, Directeur Général de la Santé, lequel a longtemps occulté les morts dans les Ehpad, et continue à ce jour à ne pas se donner les moyens de connaître les chiffres des morts Covid19 à domicile (notamment en excluant les tests post-mortem)… Quand la question leur est posée, Pouvoir Lrem et médias dominants (propriétés de milliardaires et de marchands d’armes) affirment contre l’évidence que ce tri n’existe pas, nulle part. « Le tri n’existe pas » is the new « il n’y a pas eu de retard dans les mesures de confinement ».

III Changement du discours d’évitement dominant : il s’agit de tri mais celui-ci est habituel et ce sont de banals « soins palliatifs » administrés à des patients « en fin de vie », pour éviter tout « acharnement thérapeutique ».

Comprenant qu’il est trop tard pour camoufler la vérité sur l’existence effective de ce tri, médias et pouvoir Lrem adoptent alors un nouveau discours : les patients Covid19 refoulés des hôpitaux et des services de réanimation seraient tous des patients « en fin de vie », qui n’auraient pas supporté la réanimation, et auxquels seraient administrés de banals « soins palliatifs »…Des organes de « fact checking » de la presse mainstream de Patrick Drahi (Libération, Checknews), Xavier Niel et Matthieu Pigasse (le Monde) se sont empressés de crier aux « fake news ». Un article du Monde (13) [4] dénué de toute déontologie journalistique qualifie d’emblée et dans le titre ces patients covid19 âgés et triés pour la mort de « malades en fin de vie » là où beaucoup sont en fait parfaitement soignables, comme le montrent les témoignages suivants, avec les moyens nécessaires… De même, tout l’article de francetvinfo.fr intitulé « Non, un décret ne légalise pas l’euthanasie pour les seniors atteints par le coronavirus » [5] ne repose que sur une affirmation mensongère ; Olivier Guérin, professeur de gériatrie au CHU de Nice y déclare en effet qu’« il est bien entendu hors de question de faire de la sédation sur des patients qui nécessiteraient une hospitalisation » !
Ces affirmations péremptoire et sans fondement sont démenties par tous les témoignages que nous rapportons ici. Ainsi dans des hôpitaux du Grand Est, l’équipe de médecins allemands et le témoignage de Brigitte Klinkert évoqués plus haut [6] montrent au contraire, d’une part le caractère systématique des exclusions de réanimation en fonction d’un âge-seuil variable selon la saturation des réas, et d’autre part le fait que c’est bien la pénurie de respirateurs, et non l’état prétendument désespéré de tous ces patients, qui conditionne ce tri. Le témoignage d’Emmanuel Grégoire va dans le même sens, ainsi que la plupart de ceux mis en lumière ci-après.
Cet état de fait systématique dans certains hôpitaux et Ehpad transparaît clairement dans le titre sans ambiguité d’un tract [7] des soignants de la CGT HAD APHP pour la situation parisienne : « La seule issue pour les personnes âgées en EHPAD atteintes du coronavirus : La Mort ! Inacceptable ! ».
Un autre témoignage révèle le caractère foncièrement mensonger de ce discours, cette fois concernant la Région Parisienne. C’est celui de Jean-François Corty pour Mediapart [8], un soignant « rompu à la médecine de guerre » qui exerce dans une clinique parisienne « interface entre l’hôpital et l’Ehpad », qui s’occupe de patients Covid19 dans un état grave mais considérés comme « non-prioriratires » par les services de réanimation parisiens « débordés ». L’APHP a recours à cette clinique pour désengorger l’hôpital en y orientant des patients Covid19. Son témoignage est un réquisitoire pour des êtres sans éthique comme Jérôme Salomon, et tous ceux qui de leur strapontin affirment que cet ignoble tri est une chose habituelle et ne concerne que des patients non-soignables : « Depuis quinze jours, il est de plus en plus dur de transférer des patients en réanimation à Paris. De fait, nous sommes amenés à faire dans une proportion anormale du soin palliatif, car nous n’avons pas de service de réanimation. […] J’entendais le directeur de la santé [Jérôme Salomon] balayer d’un revers de main le tri des patients. Son analyse ne fait pas écho à ma réalité de terrain. Que ce soit en clinique où j’exerce ou dans les Ehpad, on est obligés de faire du palliatif de manière importante. C’est simple. Pour les cas graves, c’est soit la réanimation, soit le soin palliatif, car on pense que vous avez peu de chances de survivre, chance qu’on vous aurait octroyé dans un autre contexte sanitaire [et avec une réserve de respirateurs à la hauteur du risque pandémique, lequel s’accroissait d’année en année et était annoncé de longue date, ndlr]. Cela s’appelle bien du tri, de la médecine de catastrophe. »
Un article de Révolution Permanente [9]apporte un témoignage de plus du fait que les personnes refusées en réanimation n’étaient pas toutes « en fin de vie », loin s’en faut : « Le manque de matériel est criant alors que c’est la base de l’hygiène pour protéger les patients, en fournir massivement la seule aurait pu sauver des vies. […] À cela s’ajoute le sentiment d’avoir tué leurs propres résidents car « ils auraient encore pu vivre de belles années nous les EHPAD on a été abandonnés. Comme c’était des personnes âgées, ils ont décidé qu’on ne les prendrait pas à l’hôpital ». »

IV Une politique de sédation terminale appliquée à des patients soignables ne relève en aucun cas des soins palliatifs mais bien d’une politique d’assassinats, c’est-à-dire de meurtres politiquement prémédités.

Il y a plus gênant que ces témoignages accablants de soignants pour les politiciens responsables de ces nombreuses morts évitables et leurs affidés au sein de l’administration et des médias : la LOI. Pour permettre l’accompagnement médical de la « fin de vie » et l’administration de soins non plus thérapeutiques mais palliatifs, pour lutter contre l’acharnement thérapeutique et « l’obstination déraisonnable » (telle que l’a subi Vincent Lambert, vissé pendant 10 ans sur un lit d’hôpital dans un état végétatif par la volonté d’une famille réactionnaire et ultra-catholique méprisant les dernières volontés exprimées par leur fils), et enfin pour encadrer strictement la pratique des soins palliatifs et de la sédation terminale afin d’empêcher toute dérive éthique, la loi du 22 avril 2005 dite « loi Claeys-Léonetti » [10], écarte en effet rigoureusement l’usage de la sédation profonde et continue, terminale, pour pallier une carence de moyens. La loi réserve strictement le recours à la sédation profonde et continue au caractère incurable de l’affection grave d’un patient ; a contrario toute personne dans un état grave mais soignable doit être orientée vers la réanimation et au besoin accéder à l’assistance d’un respirateur. C’est la base même de l’éthique médicale et du serment d’Hippocrate que prête tout soignant.
De même les très officielles « Recommandations de la Société Française d’Accompagnement et de soins Palliatifs » [11] stipulent clairement que la sédation ne peut intervenir que si « tous les moyens disponibles et adaptés a cette situation ont pu [lui] être proposés et/ou mis en œuvre ». En dehors de ces conditions, le terme de « soins palliatifs » et de « sédation profonde et continue » ne s’appliquent pas et sont impropres au regard de la loi. Dès lors, le seul terme juridique qui coïncide avec la politique d’euthanasie des surnuméraires avalisée par le gouvernement et les ARS est celui d’assassinat, c’est-à-dire une politique préméditée de meurtres en séries, les conséquences létales des carences en respirateurs et en lits pour faire face au risque épidémique étant parfaitement connues des décideurs successifs.
La sédation terminale au titre des soins palliatifs n’est autorisée que pour les cas désespérés, pas pour pallier les manques matériels organisés par l’État.

V Les cibles du tri âgiste et capacitiste : vieux et handicapés, le darwinisme social de la Thanatocratie sanitaire macronienne.

Vieux, handicapés et « fous » : le tri eugénique encouragé par le gouvernement et les ARS concerne avant tout les plus fragiles, sur la base de « scores de fragilité » clairement discriminatoires. La parenté de cette politique macronienne avec l’eugénisme historique et le darwinisme social est flagrante. Au nom d’un « bien commun » qui dépasserait leurs vies, et d’une « pensée » économique qui met en balance les vies sauvables et le coût des respirateurs et des places en réanimation, on les achève, avec la bénédiction et les encouragements de l’ARS et du gouvernement.
Les « inutiles » sont ainsi la cible première de cette barbarie. Après le sort réservé aux personnes âgées, c’est celui des personnes handicapées qui inquiète les associations, qui s’indignent dans un article de francetv.info [12] « que le handicap soit l’un des critères de tri dans les hôpitaux surchargés. et les associations reçoivent de nombreux témoignages en ce sens. »
Apf France Handicap [13] lance l’alerte : « En effet, nous sommes très inquiets car il semblerait qu’un ou plusieurs établissements hospitaliers aient demandé aux Ehpad de rédiger pour chaque résident une fiche contenant les pathologies de la personne âgée, ses directives anticipées et son âge… Si de telles fiches participent d’un souhait louable de connaître la personne et ses souhaits, nous attirons l’attention sur le fait qu’elles ne peuvent constituer des données à partir de laquelle les professionnels des Samu feraient le choix d’hospitaliser ou non les résidents. Cette question commençant à se poser pour les résidents accueillis en EHPAD, elle ne devrait pas tarder à concerner les personnes en situation de handicap accueillies en établissements médico-sociaux. […]. Nous rappelons que si nos établissements sont pour plusieurs d’entre eux des structures de soins, il ne s’agit pas pour autant de structures hospitalières outillées pour faire face à des gestes techniques d’intubation ventilation ou encore à des soins palliatifs. Dans ce contexte, une pratique qui conduirait à organiser des tris de patients sur des critères qui ne sont pas exclusivement médicaux (notamment via une prise en compte trop immédiate des directives anticipées) s’apparenterait de facto à un abandon thérapeutique anticipé discriminatoire. »
Des faits également relayés dans un autre article de francetv.info [14] : « Un médecin du Grand Est, qui a requis l’anonymat, avait indiqué de son côté avoir été choqué par l’e-mail d’un hôpital de proximité qui jugeait »nécessaire d’adopter une stratégie de prise en charge proportionnée« , pour »maximiser les chances de survie des résidents pouvant potentiellement passer un cap« , et »accompagner« (sans hospitaliser) »celles ou ceux qui malheureusement ne le passeront pas« . » On notera le caractère systématique de ces menaces, bien loin d’un avis circonstancié au cas par cas.
On retrouve ici tous les éléments d’une sélection sociale eugéniste par élimination ciblée, telle que pratiquée contre les handicapés, les alcooliques et les fous par le régime nazi lors de « l’Aktion T4 » [15], élimination également prônée contre les mêmes catégories sociales par une partie du corps médical dans la fRance de l’avant-guerre [16] (avant 1939-45).
Dans un article pour l’Obs au titre évocateur, « Biopouvoir ou Thanatocratie ? » [17], l’anthropologue Jean-Loup Amselle relève que  » comme la pandémie actuelle du Covid-19 le montre, un nouveau modèle se met en place, celui du darwinisme social dans lequel la survie des plus aptes devient la préoccupation essentielle. Le corollaire de cette position est que les plus faibles doivent céder la place, soit dans le cadre de l’« immunité de groupe » qui fait fonction de tri avec un grand nombre de contaminés et de victimes, soit dans le cadre d’un tri effectif où l’on décide de n’intuber et de ne réanimer que les malades les plus jeunes – ou les moins vieux – en raison du manque de respirateurs et de lits de réanimation. »

VI Vives réactions de professionnels de la santé, des associations et des proches de victimes du tri face à la tentative d’invisibilisation de celui-ci par le gouvernement. La discrète publication du décret Rivotril et des directives de l’ARS IdF pour « rationnaliser » le tri éventées.

Cette politique criminelle n’est pas menée tambour battant, bien au contraire… Le gouvernement et son douteux « conseil scientifique » opèrent en catimini : par décret, par directives, par recommandations, par l’invisibilisation des morts du covid19 en Ehpad et plus encore à domicile. Un « conseil scientifique » sur la lourde responsabilité duquel il va falloir se pencher pour tous les choix aberrants que ses membres ont soutenu depuis le début de la pandémie, conseil « scientifique » qui forme un véritable contre-exemple international meurtrier : masques, tests, obsession bornée pour la théorie criminelle et fumeuse de « l’immunité collective », réouverture insensée des écoles… De très nombreuses morts sur la conscience, et une insupportable persistance dans l’erreur.
Le 28 mars 2020, le gouvernement promulgue en toute discrétion le décret n° 2020-360 [18] introduit dans la loi « d’urgence sanitaire ». En plein pic épidémique, ce décret hors du commun autorise et encourage, face au manque de places en réanimation et en lieu et place d’une prise en charge respiratoire, l’administration asphyxique de Rivotril aux patients covid19 âgéEs et souffrant d’insuffisance respiratoire grave. L’effet du Rivotril est alors d’une part de soulager l’anxiété et la souffrance du patient refusé en réanimation, d’autre part d’abréger ces souffrances en accélérant la mort. Le Rivotril, un antiépileptique, entraîne en effet une dépression respiratoire, qui s’ajoute à celle provoquée par le Covid19, jusqu’au décès. Il est ordinairement contre-indiqué pour les détresses respiratoires [voir captures d’écran ci-dessous]. Si le texte du décret vise explicitement les personnes « ne pouvant être admises en réanimation » se garde bien de préciser les causes premières de cette impossibilité de l’admission en réanimation : le manque de lits, de respirateurs.

Le décret provoque pourtant la sidération parmi le corps médical. L’administration de cette molécule (contre-indiquée en cas d’insuffisance respiratoire) à un patient souffrant du Covid-19 aura pour effet d’atteindre une sédation terminale à domicile entraînant le décès », argumente le syndicat des jeunes médecins qui a attaqué le décret dans une requête en référé [19]. « Le décret autorise-t-il la mise en place temporaire d’une procédure d’euthanasie ? C’est la question posée par une requête en référé, déposée […] devant le Conseil d’État », par « un membre du Conseil économique et social, deux pharmaciens, un citoyen dont la mère, victime du Covid-19, est hospitalisée, ainsi que par trois députés » [20]. Le texte est aussi attaqué par le syndicat des jeunes médecins dans une seconde requête en référé. L’Associu Corsu di a Salute qui réuni des soignants corses [21] « s’insurge contre la possibilité d’administrer du Rivotril hors AMM pour les médecins de ville », et souligne que les médecins « n’ont pas vocation à accélérer un tri barbare et arbitraire de patients par des médecins à qui on aurait refusé en amont les moyens du diagnostic et du traitement.[…] La dérive actuelle, tendant à généraliser, par décret, dans le cadre de l’épidémie due au Covid-19, l’usage hors AMM du Rivotril injectable ou de tout autre produit accélérant la fin de vie chez des patients ’ne pouvant être admis en réanimation’, à l’heure où l’on bloque les possibilités de prescriptions que les médecins réclament à cor et à cri, est des plus inquiétantes ». Les médecins de cette association rappellent qu’ils s’opposeront « toujours à ce qui est contraire au serment que nous avons tous prêté. »
Amenée à administrer du Rivotril à des patients covid19 en Ephad refusés en réanimation dans l’Hérault, une aide-soignante témoigne : « Je suis une soignante, je refuse de collaborer à vos décisions, si vous aviez écouté vos »héros » comme vous le dites aujourd’hui, nous n’aurions pas besoin de Rivotril mais nous pourrions donner de l’oxygène à nos aînés, nous aurions suffisamment de masques FFP2 pour que leurs proches soient avec eux… Comment est-ce possible de ne pas donner de l’oxygène à une personne qui s’asphyxie ?… C’est ce que l’on me demande de faire normalement… Il y a quelques mois en arrière, on n’injectait pas du Rivotril à un résident en détresse respiratoire… on lui donnait de l’oxygène, on l’envoyait aux urgences [22]

L’accès de touTEs aux soins palliatifs et à la prise en compte de la souffrance en fin de vie est un droit fondamental, et nous sommes même favorables à ce que les médecins de ville puissent pratiquer ces soins ordinairement. Mais que penser d’un décret qui, en plein pic épidémique, s’empresse d’autoriser aux médecins de ville et « hors Amm » des sédations terminales de patients à domicile et en ephad, alors que le gouvernement actuel et les précédents n’ont rien fait pour acquérir respirateurs et lits de soins intensifs en prévision du risque pandémique, détruisant au contraire les capacités hospitalières existantes, au point qu’une épidémie de bronchiolite à l’automne 2019 a saturé les réanimations pédiatriques [23] et contraint à des transferts en Smur de dernière minutes vers des hôpitaux des départements voisins ?
Parallèlement, un article destiné aux seuls professionnels de santé, dans le Quotidien du Médecin [24], établit que L’ARS Ile-de-France entérine les conséquences de sa politique de destruction de l’hôpital public et propose un « soutien conceptuel » pour trier les patients qui ne seront pas admis en réanimation en cas de manque de place. Par ailleurs dans un article de Mediapart [25], un courriel du Conseil de l’Ordre des Médecins du Vaucluse du 20 mars 2020 constate que « au vu des dernières recommandations, les patients des maisons de retraite et Ehpad, présentant des comorbidités et en détresse respiratoire ne seront bientôt plus admissibles à l’hôpital ». Là encore, le tri est clairement systématique, et non individualisé et au cas par cas. Les équipes de ces Ehpad se retrouvent à gérer des décès « sans pouvoir même transférer leurs malades vers l’hôpital de Carcassonne et ses lits de réanimation ». Chacun évoque de fait la barrière d’âge. Au-dessus de 80 ans, parfois de 75 ans, les services de réanimation déjà sous tension ou débordés n’acceptent pas ces malades. Pascal Champvert, de l’ADPA, association de directeurs d’Ehpad ou de structures d’aides à domicile s’insurge et averti que « chaque cas doit être examiné individuellement et pas en raison d’un âge ou de l’appartenance à un groupe, sinon c’est de la pure discrimination ». Dans la foulée, l’ADPA demande alors officiellement « un avis rapide du CCNE (Conseil consultatif national d’éthique) sur la fin de vie ». Un Conseil Consultatif d’éthique aux abonnés absents…
Emboitant docilement le pas du gouvernement, des « sociétés savantes » remettent le 17 mars à la direction générale de la Santé un document intitulé « Priorisation de l’accès aux soins critiques dans un contexte de pandémie » proposant de baser le tri sur des principes validistes et donc eugénistes des patients [26]… Le 19 mars, c’est au tour de la Société de Réanimation de Langue Française (SRLF) de publier ses propres recommandations. Pour « rationnaliser » ce tri inique, les deux textes encouragent le recours au « score de fragilité », un indicateur mesuré grâce à l’échelle CFS (clinical frailty scale)… Les plus fragiles sont de faits les cibles prioritaires de ce tri meurtrier, dans la plus pure tradition eugéniste. L’intervention plus que regretable de ces sociétés permet au gouvernement et aux ARS de se dédouaner partiellement d’être les commanditaires de ce tri barbare, auquel ces sociétés apportent une caution « scientifique ».
Ainsi, le gouvernement favorise par décret l’euthanasie à domicile des patients Covid19 systématiquement refoulés des hôpitaux surchargés, sur la base de leur « inutilité sociale », tout en ayant l’assurance que ce tri passe inaperçu puisqu’on a fait en sorte parallèlement de ne pas comptabiliser les décès Covid19 à domicile, notamment en rejetant le principe de dépistages post-mortem (ce qui a également pour conséquence d’empêcher toute poursuite contre l’État et toute indemnisation pour les familles des victimes).

VII L’Extrême-droite s’en mêle, une grande partie de la gauche aux abonnés absents. Auto-détermination totale, droit à mourir dans la dignité, suicide assisté et le cas de Vincent Lambert.

Dès la parution du décret du 28 mars sur le Rivotril, l’extrême-droite tente immédiatement une récupération politique de la stupeur des soignants. Mais son agenda ne trompe personne : Alliance Vita et consorts y voient surtout une occasion de semer la confusion et d’en profiter pour rejeter pêle-mêle politique d’euthanasie d’État, criminelle, et droit de chaque individu à choisir de mourir dans la dignité (suicide assisté, à la légalisation duquel plus de 70% des français sont favorables). Il n’y a bien sûr aucune forme d’éthique à attendre de groupuscules fascistes opposés au droit à choisir sa mort, au droit à l’avortement, mais favorables au rétablissement de la peine de mort. L’histoire catholique illustre en effet suffisamment le mépris de ces gens pour la vie dont ils se prétendent les défenseurs : Inquisition, tortures et immolations sur les bûchers, Évangélisation forcée, chasse aux sorcières, caution de l’esclavage (longtemps pratiqué par le Vatican), guerres de religions, ethnocide et acculturation des amérindiens, Croisades, Reconquista… Par ailleurs, on ne peut que constater la lourde responsabilité des fanatiques religieux dans l’expansion de la pandémie : rassemblement évangélique de Mulhouse et de Corée du Sud comme foyers de contagion majeurs, refus du confinement des évangéliques dans l’Amérique de Trump, dans le Brésil de Bolsonaro, ou chez les ultra-orthodoxes en Israël, évangélisation et acculturation des tribus amazoniennes non-contactées par les missionnaires évangéliques au Brésil, au risque de leur apporter en supplément le coronavirus, gourous hindous et prêcheurs musulmans rassemblant des foules et provoquant des vagues de contaminations en Inde…

Pendant ce temps, rendue méfiante par cette récupération d’extrême-droite, une grande partie de la gauche observe un silence gêné, qui connait malgré tout quelques heureuses exceptions : c’est le cas de Bastamag, de l’UCL, de Révolution Permanente ou d’Informations Ouvrières, Expansive.info, et quelques autres, qui se saisissent de la question, en publiant témoignages et prises de positions critiques. L’usage courant du sens positif du terme euthanasie, considérée comme synonyme du droit au suicide assisté, en gomme la définition historique profondément négative, celles des politiques d’euthanasie institutionnelles, extérieure à la volonté des individus sur leur propres vies et leur propres corps.
Cette réticence à gauche à se saisir de la question de l’euthanasie non-choisie, tient à une opinion favorable au droit à mourir dans la dignité, et au suicide assisté, défendu à raison par l’ADMD. Sur le site de celle-ci, la page d’accueil pose les termes du débat : “Il n’y a pas de principe supérieur dans notre République qui oblige les patients en fin de vie à vivre leurs souffrances jusqu’au bout. […] L’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité milite pour que chaque Française et chaque Français puisse choisir les conditions de sa propre fin de vie » [27]. Mais quand l’ADMD se félicite que 96% des français soient favorable à « l’euthanasie » [28], elle ne précise pas qu’il s’agit ici de l’euthanasie choisie, et non d’une politique eugénique d’État, extérieure à la volonté de chacun concernant sa propre vie et son propre corps. Le cas de Vincent Lambert, maintenu en vie dans un état végétatif pendant 10 ans du fait de l’acharnement de la frange ultra-catholique de sa famille, de l’extrême-droite et du réseau « Alliance Vita », a profondément marqué le pays. A aucun moment ces ignobles parents n’ont respecté les dernières volontés de leur enfant, dernières volontés dont il avait fait état auprès de sa compagne et son neveu ; 6 de ses frères et sœurs se sont également battus contre leurs parents pour qu’il puisse enfin partir [29]. Suite à cette affaire, qui s’est achevée par une agonie de 9 jours, l’ADMD demande une révision de la loi Claeys-Leonetti afin que les choix du patient ne puissent plus faire l’objet de récriminations ou d’ingérence des proches et de certains médecins [30].
En revanche, dans les cas qui nous intéressent concernant la pandémie du Covid-19, nous sommes face à une politique d’État eugénique qui n’a absolument rien à voir avec les directives anticipées des patients, et le droit à mourir dans la dignité. Cette politique criminelle d’assassinats de masse est le fruit de 30 ans de néolibéralisme et de destruction du système de santé, qui malgré les multiples alertes, a débouché sur l’absence de mesures prévisionnelles face à l’augmentation continue du risque pandémique. Ainsi, des médecins réunis à Paris en 2012 lors d’un colloque sur les menaces des maladies infectieuses émergentes avaient alerté sur le caractère inévitable d’une pandémie à moyen terme : « l’agent infectieux qui en sera responsable devrait être d’origine animale et prospérer dans les grandes villes » prévoyaient-ils il y a 8 ans, jugeant « particulièrement important de se préparer à l’éventualité d’un évènement qui pourrait s’avérer d’une ampleur majeure à l’échelle de la planète » [31]. De même, le Quotidien du médecin constate en avril 2020 que « les alertes existaient mais n’ont pas été prises en compte » [32]. Accablant pour les gouvernements macron, hollande et sarkozy…
Pour l’anthropologue Jean-Loup Amselle, cette politique eugénique relève d’un nouveau paradigme, celui de la thanatocratie : « Comme la pandémie actuelle du Covid-19 le montre, un nouveau modèle se met en place, celui du darwinisme social dans lequel la survie des plus aptes devient la préoccupation essentielle. Le corollaire de cette position est que les plus faibles doivent céder la place, soit dans le cadre de l’« immunité de groupe » qui fait fonction de tri avec un grand nombre de contaminés et de victimes, soit dans le cadre d’un tri effectif où l’on décide de n’intuber et de ne réanimer que les malades les plus jeunes – ou les moins vieux – en raison du manque de respirateurs et de lits de réanimation. » [33] : « Il est temps d’arrêter de parler d’incompétence en matière de gestion gouvernementale de la crise du COVID-19. Depuis 20 ans, les alertes sur les risques pandémiques n’ont cessé d’être adressées aux gouvernements successifs par les services médicaux, les écologues et les centres d’épidémiologie. Concernant les moyens, en 2013, nous disposions encore d’une bonne partie des outils qui nous auraient permis de lutter efficacement contre cette pandémie. Nous avions des stocks de matériel médical spécifique pour répondre au risque pandémique et nous avions encore des moyens hospitaliers à la mesure des problèmes. Or, gouvernement après gouvernement, des choix très clairs ont été faits par les responsables pour abandonner ces stocks et détruire de façon consciencieuse l’hôpital public. Ils l’ont fait en toute connaissance de cause puisque, dans le même temps, les scientifiques démontraient année après année que le risque pandémique ne faisait que croître. Qu’on ne dise plus jamais qu’ils ne savaient pas, qu’ils ont été incompétents. C’est bien pire que l’incompétence : malgré les alertes, pour des raisons budgétaires, d’idéologie libérale, ils ont détruit les équipements et services qui nous auraient permis de passer cette crise sans drames inutiles. Ces gens auront à répondre devant la justice de la mise en danger de la vie d’autrui à l’échelle continentale. En attendant, ce sont les petites mains de la République, les soignants, personnels d’entretien, pompiers, livreurs, commerçants, qui compensent leurs manquements en en payant le prix fort. »

VIII CoronaVictimes saisi le Conseil d’État pour rupture d’égalité, une juge rejette le référé liberté.

Face à cette situation intolérable, l’association CoronaVictimes est créée le 19 mars 2020, et envisage « d’accompagner tous les citoyens qui veulent faire valoir leurs droits, connaître la vérité sur ce que certains assimilent à un scandale d’État, ou tout simplement se faire un jour indemniser » explique son avocat Jean-Baptiste Soufron [34]. Elle est fondée à l’initiative de membres du Comité anti-amiante Jussieu (collectif engagé depuis les années 1990 dans la défense des victimes de l’amiante et les questions de sécurité sanitaire) ; parmi eux, le président de CoronaVictimes, le mathématicien Michel Parigot, chercheur au CNRS, explique qu’il était « inimaginable de rester inactifs devant un crime sanitaire qui se déroule sous nos yeux, et de ne pas tenter de peser afin que le gouvernement prenne les mesures nécessaires pour limiter l’hécatombe » [35].
Le 2 avril 2020, une requête en référé-liberté de 30 pages est déposée devant le Conseil d’État, appelé à examiner à examiner la situation singulière des « personnes résidentes des Ehpad et personnes maintenues à domicile » actuellement privées « de fait » d’accès aux soins hospitaliers, pour rupture d’égalité dans l’existence de ce tri ignoble faute de respirateurs ; l’association exige des « directives explicites » du gouvernement dans les « critères de priorisation des malades du Covid-19. Le « tri des patients », selon Michel Parigot, cité par l’AFP, « doit être en fonction de critères médicaux précis, et ne peut répondre à une carence de moyens ». Pour le lanceur d’alerte, il s’agit aussi de responsabiliser le gouvernement, qu’il accuse de « se défausser sur les médecins ». L’association entend également forcer le gouvernement à prendre des mesures pour « assurer une fin de vie digne et sans souffrance » pour les personnes qui décèdent du Covid-19 chez elles ou dans un Ehpad [36].
Procédure d’urgence, le référé liberté permet de demander au juge administratif des mesures rapides afin de préserver les droits des citoyens, et la loi dispose qu’il « se prononce dans un délai de quarante-huit heures » [37]. Mais il faut pourtant attendre le 15 avril pour que la juge déboute finalement l’association de sa requête, estimant malgré toutes les preuves qui s’accumulent et transmises par l’association, qu’il n’est « pas établi de manière générale » que les hôpitaux refusent « l’admission dans leurs services des personnes résidant en Ehpad » (sic !).
Devant une telle décision [38], Michel Parigot s’insurge et reproche à la juge du Conseil d’État de se comporter « non en juge » mais en « gardien zélé » et en « complice » des décisions du gouvernement dans ce dossier : « Comme il l’a rappelé lui-même plusieurs fois à l’audience, le juge des référés est le juge du réel, or il a délibérément menti sur la réalité dans son ordonnance en reprenant purement et simplement la communication du gouvernement, et en passant sous silence les preuves irréfutables que nous avons apportées […] Comment le Conseil d’État peut-il affirmer que “les personnes résidant en EHPAD continuent d’être effectivement admises dans les différentes structures des établissements de santé pour y recevoir des soins”, alors que des milliers de résidents sont décédés dans leur Ehpad sans avoir accès à des soins hospitaliers ? Comment peut-il soutenir qu’il n’y a pas eu de règles générales interdisant aux familles les visites aux patients mourants en Ehpad alors que celles-ci, chaque jour, confrontées à cette situation, ont témoigné dans les médias ? » ». « Afin d’apprécier si le gouvernement a pris les mesures nécessaires pour garantir l’accès aux soins, le juge se réfère dans son ordonnance à de simples “recommandations” émises par des “sociétés savantes” dont rien ne dit qu’elles se traduisent dans la réalité » estime Me Guillaume Hannotin, conseil des associations.
La juge du Conseil d’État, Maud Vialettes, est une énarque et diplomée de l’IEP de Paris. Cette juge est pourtant « spécialiste des questions de discrimination » [39] (sic) ! A l’Ena, elle a ait partie de la promotion « Nelson Mandela », le révolutionnaire sud-africain, emprisonné de 1964 à 1982. De 1981 à 1993, le régime d’apartheid développe un programme d’armes bactériologiques et chimiques secret-défense connu sous le nom de « projet Coast » [40] et dirigé par le docteur Wouter Basson (surnommé par la suite « Docteur La Mort »), qui y voyait « un projet génial, le plus amusant de sa vie. ». Ce programme ne vise pas moins que l’extermination de la population noire d’Afrique du sud, par une bactérie ; dans le même temps, le programme développe d’autres poisons (anthrax dans des cigarettes ou des enveloppes, cyanure de potassium dans des cigares ou chocolats, du botulinum dans le lait, des tournevis et des parapluies empoisonnés ou du paraboxon dans le whisky, de nombreux aliments au thallium) contaminant des produits destinés à être en contact avec les Noirs. A-t-elle pris connaissance de ce programme au cours de ses études à l’Ena ? Il aurait pu l’éclairer sur l’existence de politiques discriminatoires et eugénistes de masse, et renforcer son « éthique », ici inexistante.

IX La « Guerre » de Macron contre le covid-19, la « médecine de guerre » et la médecine de pénurie.

Dès le début du confinement, macron multiplie dans les médias ses déclarations de « guerre » [41], banalisant ainsi la mort de masse et le corollaire de la guerre, la « médecine de guerre ». Malgré la réfutation de ce vocabulaire par le président allemand Frank-Walter Steinmeier [42], ou par un article de Bastamag [43] : « On ne déclare pas la guerre à un virus : on apprend à le connaître, on tente de maîtriser sa vitesse de propagation, on établit sa sérologie, on essaie de trouver un ou des anti-viraux, voire un vaccin. Et, dans l’intervalle, on protège et on soigne celles et ceux qui vont être malades. En un mot, on apprend à vivre avec un virus. Oui, les mots ont un sens. Nous ne sommes pas en guerre car la pandémie à laquelle nous sommes confrontés exige des mesures plutôt opposées à celles prises en temps de guerre : ralentir l’activité économique plutôt que l’accélérer, mettre au repos forcé une part significative des travailleuses et travailleurs plutôt que les mobiliser pour alimenter un effort de guerre, réduire considérablement les interactions sociales plutôt qu’envoyer toutes les forces vives sur la ligne de front. ». Mais ce vocabulaire permet de justifier par avance et de banaliser le tri par manque de respirateurs et de lits.
Mais le mal est fait et dès le 20 mars, « médecins et personnels de santé redoutent le basculement, déjà à l’œuvre en Alsace, dans une logique de « médecine de guerre » » : « « Quand vous avez un syndrome de détresse respiratoire aigu, la maladie la plus grave de l’infection pulmonaire, le taux de mortalité est extrêmement élevé », plaide Olivier Véran dans l’émission Quotidien. Pour le ministre de la Santé, les soins aux personnes « très âgées » dans ce cas sont, « en période épidémique », un « choix qu’on peut faire plus difficilement quand les lits sont précieux pour des patients dont on peut sauver la vie » », se justifie par avance le ministre… « Cette situation devient réalité, alors que le pic épidémique se rapproche. Certains hôpitaux du Grand Est ont basculé dans cette logique. « La gestion éthique est difficile. On est et on va aller dans une sélection des patients », averti le Pr Ferhat Meziani, chef du service de réanimation au CHU de Strasbourg, le 13 mars 2020, lors d’une discussion au sein de la Société de réanimation. » [44]
La ressemblance de la situation avec une « médecine de guerre » est confirmée par les soignants. Ainsi le 19 mars 2020, le Service de réanimation du CHU de Hautepierre à Strasbourg font état de la multiplication du tri des patients faute de respirateurs : »« Un petit mot du front », c’est en ces termes qu’une infirmière du CHU de Hautepierre à Strasbourg débute un message adressé à ses proches sur son compte Facebook. Elle explique ensuite que le nombre de patients atteints du Covid-19 ne cesse d’augmenter ce qui pose de réels problèmes de prise en charge. Les hôpitaux de Strasbourg finissent par manquer de place et de matériel, « nous faisons face à un nombre important de patients face à un nombre limité de lits et nous n’avons plus assez de respirateurs » ce qui oblige les médecins à « choisir » les cas prioritaires pour l’accès « au matériel de survie », déplore cette infirmière affectée au service d’urgence en chirurgie digestive. Pour le moment notre service essaie de séparer les patients contaminés des autres, car il ne faut pas oublier que nous avons aussi d’autres urgences à gérer. Nous utilisons une unité de soins comme annexe pour les gens « non atteints » par le Covid. Mais les places vont coûter cher et vont être hyper sélectionnées. » [45]
Dans un article de Médiapart, « les épidémies sont des accélérateurs d’inégalités » (15),  » rompu à la médecine de guerre après des années dans l’humanitaire, Jean-François Corty exerce dans une clinique parisienne qui gère des fins de vie de malades graves du Covid, non-prioritaires, en réanimation. La nuit dans une clinique parisienne, à pratiquer des soins palliatifs sur des malades graves du Covid-19 considérés comme non prioritaires dans les services de réanimation débordés ; le jour dans un centre d’hébergement à soigner les plus vulnérables, femmes seules, familles précaires, SDF à la rue, contaminés par le virus qui bouleverse le monde. […] Jean-François Corty : Notre clinique n’a pas été requise. Elle s’est retrouvée submergée parce qu’elle est une interface entre l’hôpital et l’Ehpad, qu’elle accueille des personnes âgées pour des soins de suite et de la réadaptation. Les mêmes enjeux qu’en Ehpad ou dans les hôpitaux qui font de la gériatrie nous éclatent à la figure. Par ailleurs, nous commençons à recevoir des patients Covid + orientés par l’APHP pour désengorger l’hôpital. Nous enregistrons plusieurs morts par semaine, ce qui n’est pas le cas en temps normal. […] Depuis quinze jours, il est de plus en plus dur de transférer des patients en réanimation à Paris. De fait, nous sommes amenés à faire dans une proportion anormale du soin palliatif, car nous n’avons pas de service de réanimation. […] Aujourd’hui, on propose de garder des places pour des patients qui ont le plus de chance de s’en sortir. […] J’entendais le directeur de la santé balayer d’un revers de main le tri des patients. Son analyse ne fait pas écho à ma réalité de terrain. Que ce soit en clinique où j’exerce ou dans les Ehpad, on est obligés de faire du palliatif de manière importante. C’est simple. Pour les cas graves, c’est soit la réanimation, soit le soin palliatif, car on pense que vous avez peu de chances de survivre, chance qu’on vous aurait octroyé dans un autre contexte sanitaire. Cela s’appelle bien du tri, de la médecine de catastrophe [46]
Mais d’autres réfutent ce vocabulaire et dénoncent à juste titre d’une médecine de pénurie » : ainsi dans un article du 20 avril 2020 sur le site ACTA, Yasmina, infirmière à l’hôpital Delafontaine à Saint-Denis, réfute ce vocabulaire officiel [47] :  » Cet aspect des conditions de travail a été balayé immédiatement par le discours politique parce qu’on a tout de suite voulu nous parler d’une médecine de guerre. Je réfute totalement ce terme. On n’a pas fait une médecine de guerre, on a fait une « médecine de pénurie ». Ce n’est pas parce qu’il y a des manques que c’est la guerre. On n’avait juste pas les moyens à la hauteur des besoins. D’ailleurs, qu’on soit dépassé par une épidémie, c’est tout à fait normal pour nous. En tant que professionnels de santé, tu ne peux pas dire qu’une épidémie est maitrisable, par contre il y a tout un tas de choses, de logistique et de matériel, qui ne sont jamais arrivés dans nos hôpitaux. Et ça c’est grave. Il y a une partie de nos études qui s’appelle « situation sanitaire exceptionnelle » et qui parle des risques NRBC (Nucléaire, Radiologique, Biologique, Chimique). Donc la médecine de catastrophe est une médecine et on a été « préparés » à ce genre de choses. Ce serait idiot et incroyable de dire qu’un système de santé d’un pays développé n’a pas envisagé à un moment donné un risque épidémique. En l’apprenant dans nos études on nous a expliqué que si un plan blanc se déclenche cela entraine des réquisitions, des mobilisations, un redéploiement de moyens sanitaires supplémentaires. Il n’y a rien eu. »
Même constat pour Stéphane, délégué syndical SUD, également à l’hôpital Delafontaine à Saint-Denis dans une interview pour Révolution Permanente [48] :  » Ils ont pondu des recommandations pour cacher la pénurie de masques et le fait qu’ils nous ont mis en danger. Une immense colère aussi parce qu’on on a senti le sous-effectif. On a du bosser sur des amplitudes plus larges que d’habitude, tous les services sont passés en 12H, pour économiser du personnel. Une collègue a parlé de « médecine de pénurie ». Des collègues pas forcément aguerris au techniques de réanimation ont du faire de la réanimation comme cela a été le cas pour plusieurs auxiliaires de puériculture. « 
C’est aussi le vocabulaire choisi par Rony Brauman de MSF, spécialiste de la médecine de catastrophe : « Si la situation s’aggrave, en médecine de pénurie, nous avons des protocoles discutés, connus, pour être en capacité de déléguer des compétences, ce que nous appelons dans le jargon de l’aide internationale « la décentralisation ». En clair : des spécialistes seront remplacés s’il le faut par des généralistes, des médecins par des infirmiers, selon des protocoles prévus, définis, avec délibération des concernés. » [49]

(dessin de Biche paru dans charlie hebdo, avril 2020)

X Gestion catastrophique de la pandémie et croyance criminelle dans la théorie fumeuse de « l’immunité collective » ou « immunité de groupe » ou grégaire.

Facteur aggravant de la pandémie, la croyance des dominants et des « décideurs » dans la fumeuse théorie de « l’immunité collective » les a conduit à plébisciter des politiques accroissant le nombre de victimes du Covid-19 depuis le début de l’épidémie. Cette « théorie » qui tient plus lieu de parti-pris idéologique que de théorie scientifique valide, est amplement relayée dans les massmedias les plus serviles de la bourgeoisie et y compris par des chercheurs du CNRS ou encore le calamiteux « conseil scientifique » de macron : enthousiaste, Cnews déverse ainsi quotidiennement ce discours meurtrier sur ses canaux télévisés et numériques : « Il s’agit d’une stratégie de santé publique qui peut être appliquée en cas de propagation de maladie contagieuse, faute d’un vaccin. Le principe est simple : au-delà d’un certain pourcentage de contamination dans la population, la maladie – ici le coronavirus – ne parvient plus à circuler, faute de nouvelles personnes à atteindre. » [50]
Ce discours et ses conséquences politiques sont particulièrement pregnants en Suède, en Allemagne, au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas. Ainsi Merkel en Allemagne envisage sérieusement que « 60 à 70% des Allemands seront infectés par le coronavirus », seuil « d’immunité de groupe » selon elle. Favorable à cette « théorie » outre-manche et d’abord hostile à toute politique de confinement, Boris Johnson se ravise un peu le 16 mars 2020 après qu’un rapport scientifique l’avertit que « que cette voie pourrait coûter la vie à 500.000 personnes ». On connaît la suite : Boris Johnson est diagnostiqué positif au Covid-19 fin mars, et transféré en soins intensifs début avril. Même son de cloche aux Pays-bas, où le Premier ministre néerlandais Mark Rutte rejette d’abord toute idée de confinement et se propose de « former une immunité de groupe de manière contrôlée ». Le 23 avril 2020 encore, Paul W Franks, professeur de génétique épidémiologique à l’université de Lund (Suède) affirme que son pays qui a rejeté les mesures de confinement et connaît une croissance violente des contaminations, serait proche de l’immunité, contre toute évidence !
En fRance, parmi les médias favorables à une politique d’immunisation collective, on trouve Marianne [51], qui ouvre ainsi un article du 17 avril 2020 de Louis Nadau, c’est-à-dire à une date où l’innanité totale de cette hypothèse idéologique est déjà bien établie : « L’immunité collective sera l’un des facteurs déterminants dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 une fois le déconfinement progressif des populations lancé » martèle-t-il dans le torchon de Natacha Polony. Et de se prendre à rêver à ce cauchemar : « Comment développe-t-on la part de la population qui bénéficie d’une immunité ? D’abord, de manière “naturelle”, en laissant la maladie se propager dans la population. Une fois en nombre suffisant, les contaminés qui survivent à la maladie protègent le reste de la population grâce à l’immunité qu’ils ont développé »… Comme le dénonce un article du groupe de travail « Sciences » de l’Union communiste libertaire, « Macron a dans un premier temps opté pour une stratégie de quasi laisser-faire en se contentant de fermer les écoles, et ce malgré le fait qu’une partie du comité scientifique de suivi lui a présenté des modélisations expliquant que cela entraînerait peut être de 300.000 à 500.000 morts. » [52]. Ça non plus, on oubliera pas…
Mais des scientifiques français participent aussi à diffuser la croyance en et spéculer sur cette hypothèse dont l’application relève clairement du crime de masse : c’est le cas du biologiste Samuel Alizon, biologiste qui expose sa science sans conscience dans un podcast du journal du CNRS [53]. Le cas le plus grave est celui de Jean-François Delfraissy, président du « conseil scientifique » auprès de Macron, et dont les préconisations sont en grande partie responsables de la gestion calamiteuse et criminelle de la pandémie en fRance depuis le début : le 8 avril 2020, loin d’y renoncer, Delfraissy juge encore « insuffisantes » les contaminations au sein de la population française… [54].
Pourtant, face à l’aveuglement de ces mandarins et de ces gouvernants, les preuves de l’inanité totale de cette hypothèse se multiplient : il faudrait ainsi atteindre 80% de la population contaminée pour le covid-19 [55] ; il faudrait que le covid-19 ne mute pas (33 variantes du Sars-CoV-2 détectées par des scientifiques chinois) ; il faudrait que l’immunisation soit durable, or « on se réinfecte régulièrement avec les autres coronavirus bénins comme ceux du rhume, rappelle Frédéric Tanguy, spécialiste des virus à ARN du département de virologie de l’Institut Pasteur de Paris. L’immunité n’est probablement pas de long terme. » [56], tout au plus quelques mois dans la meilleure des hypothèses. Il faudrait que cette immunisation soit assez puissante, ce qui est contredit par des études. Plus grave, « chez certains individus, les anticorps supposés protéger d’une prochaine infection facilitent au contraire le retour du virus. C’est notamment le cas du MERS et du SRAS, proches cousins du virus du Covid-19 » [57]. Enfin, en Chine une campagne de tests sérologiques auprès de milliers de personnes reparties travailler et d’autres sans symptôme a démontré que seuls 2% des personnels soignants et des patients contaminés et testés auraient développé des anticorps [58] ! Mais ces réalités scientifiques n’arrêtent pas le discours criminel sur l’immunité grégaire…
Pour finir, établissons la parenté entre cette théorie fumeuse et le darwinismle social : dans un article du 17 mars 2020 [59], Robert Stevens relève que « plusieurs commentateurs ont décrit une politique basée sur « l’immunité collective » comme du darwinisme social. L’épidémiologiste canadienne Helen Scott a tweeté : « En tant que citoyenne du monde, je suis assez horrifiée par la perspective que la « survie des plus aptes » puisse avoir cours alors que nous devrions prendre soin et protéger les plus vulnérables. ». Le pedigree fasciste d’une telle approche est souligné par la réaction favorable de Katie Hopkins une personnalité millionnaire d’extrême droite des médias, qui a tweeté avec le hashtag « # 60% du Royaume-Uni » : « Voulez-vous tous arrêter de nous saouler de vos paroles ? Les générations égoïstes ont été élevées pour ne penser qu’à elles-mêmes. Le coronavirus est un sport d’équipe. Contaminez-vous. Cherchez l’immunité. Pour se sentir mieux. Le troupeau triomphe. » « . Enfin, dans un article pour le Monde Diplomatique d’avril 2020 [60], Théo Bourgeron (Chercheur postdoctoral en économie politique et sociologie de la santé à la University College Dublin, chercheur associé au laboratoire Institutions et dynamiques historiques de l’économie et de la société (IDHES-Nanterre)) établi la filiation entre le néolibéralisme et le darwinisme social qu’implique cette théorie plébiscitée par les détenteurs de capitaux et leurs serviteurs, qui poussent sans scrupule à l’élimination sociale de centaines de milliers, voire de millions de personnes fragiles.

XI continuité du darwinisme social (ou spencerisme, ou sociobiologie) et sa contiguïté avec la pensée utilitaire libérale du capitalisme contemporain ; validisme, âgisme, racisme. Capitalisme, anthropocène et Covid-19.

Dans une interview pour Sortir du Capitalisme, reprise et augmentée par Expansive.info [61], Benoit Bohy-Bunel, professeur de philosophie, théoricien critique et militant de l’Union Communiste Libertaire (UCL), auteur de plusieurs autres articles sur le Covid-19 en libre accès sur son site personnel [62], montre comment le validisme, qui affecte les personnes en situation de handicap et/ou opprimées, mais aussi « personnes âgées, migrantes, prisonnières, psychiatrisées ou sans abri », est un pilier historique du darwinisme social, et agit comme « légitimation de l’élimination structurelle (laissez-faire libéral) ou même active (eugénisme négatif : stérilisations forcées et/ou élimination physique) ». Il démontre la filiation directe du darwinisme social avec l’idéologie capitaliste néolibérale, à travers les tardives mesures de confinement rejetées par les détenteurs de capitaux au nom de l’économie, et la préférence de ces derniers pour « l’immunité collective » : « Stérilisations contraintes, enfermement, confinement, empoisonnement, voire extermination des « inadaptés » ou du « surplus » sont autant d’horreurs qui traversent l’histoire de la modernité capitaliste. Il ne s’agit pas de comprendre ces horreurs comme étant des « accidents de parcours » : au contraire, elles sont produites par la logique même du système étatico-capitaliste ». Il relève notamment le fait que  » la casse de l’hôpital public liée à l’austérité induit de fait la nécessité d’opérer des sélections darwinistes sociales en temps de crise sanitaire. D’une certaine manière, en délabrant l’hôpital public depuis plus de 20 ans, les États faisaient le choix d’assumer des stratégies darwinistes sociales en cas de pandémie. »

Dans un autre article intitulé « La mort ne se comptabilise pas » [63], Benoit Bohy-Bunel souligne l’inhumanité de l’idéologie gestionnaire néolibérale : « Le point de vue gestionnaire, comptable, statistique, quantitatif, est incapable de saisir ce drame incommensurable que constitue la disparition d’un seul être singulier. Dans les faits, à chaque fois, c’est un seul être singulier, irremplaçable, incommensurable, qui disparaît. Un être sensible et vivant n’est pas une unité quantitative qu’on pourrait mettre en équivalence avec d’autres unités quantitatives. Quand deux personnes meurent, la fin du monde s’est jouée deux fois, de façon irréversible, sans aucune addition possible. A chaque fois, ce sont “cette seule vie”, “ce seul monde”, qui s’évanouissent. La perspective gestionnaire, démographique, politico-étatique, opère des nivellements quantitatifs, et nie à la racine la qualité même des vies individuelles, ce qu’il y a d’absolument incomparable en elles. Les conséquences existentielles de tels nivellements sont tragiques : chacun-e tend à s’identifier à un rouage inessentiel d’une machinerie globale et automatisée, errante et insensée. Il devient toujours plus difficile de pleurer la personne irremplaçable qui a disparu, puisque la singularité irréversible de son devenir, de son évanouissement, est socialement niée. »
Pour Benoît Bohy-Bunel, le champ des logiques eugénistes et social-darwinistes contemporaines s’étend plus largement à d’autres dimensions du validisme :  » anti-féminisme, âgisme, anthropocentrisme, ethnocentrisme, patriarcat, transphobie, homophobie, intersexophobie, xendogendrophobie, racisme, antisémitisme, non-binarophobie, romophobie, islamophobie, périphériphobie, occidentalisme, zoocentrisme, biocentrisme, cosmocentrisme, naturalisme/culturalisme, pathocentrisme, occidentalophobie, christianophobie (minorité copte), critique radicale des identity politiques (schmitt/heidegger / « lecture social-darwiniste de Derrida »)
Dans un texte proposé par Lundi Matin [64], Jérôme Baschet relève pour sa part que « le Covid-19 est une maladie du Capitalocène et qu’il nous fait entrer de plain-pied dans le XXIe siècle. Pour la première fois sans doute, il nous fait éprouver de façon tangible la véritable ampleur des catastrophes globales des temps à venir […] On comprend aisément que les forces systémiques feront tout pour naturaliser la pandémie et en imposer une compréhension profondément a-historique. […] Il va de soi que les pandémies n’ont pas attendu le capitalisme pour exister et faire des ravages parfois bien pires que ceux du Covid-19. Mais il faut beaucoup d’ignorance ou de mauvaise foi pour en conclure, sur la base de cette évidence, qu’elles constituent de simple phénomènes « naturels », auxquels l’humanité aurait été confrontée de tout temps de la même manière et pour les mêmes raisons. Les pandémies sont des phénomènes qui transgressent la dissociation moderne entre nature et société, et qui dépendent en grande partie des interactions entre milieux naturels et modes d’organisation des collectifs humains. Ainsi, l’essor des principales maladies infectieuses dont a souffert l’espèce humaine est étroitement lié à l’une des plus grandes mutations de l’histoire : le passage à des sociétés agraires et en partie sédentaires […] un [troisième] facteur est ici décisif : c’est l’intensification des flux mondiaux associés à la production des biens et à la circulation des personnes. A l’évidence, le coronavirus ne se serait pas diffusé comme il l’a fait si Wuhan n’était devenue l’une des capitales mondiales de l’industrie automobile […] Deux moments de l’histoire humaine sont marqués par une multiplication significative des sauts d’espèce et par l’expansion des pandémies qui en résulte – d’abord avec l’essor des sociétés fondées sur les activités agricoles, au début du néolithique, puis avec la généralisation et l’intensification du productivisme capitaliste et la brutale désorganisation du vivant qui en découle. Si l’histoire des épidémies invite à rapprocher ces deux moments de rupture historique, il est clair que le second, partie prenante de l’Anthropocène-Capitalocène, se caractérise par une intervention humaine dont l’échelle perturbatrice est incomparablement supérieure. »
Sur la filiation entre biopolitique et utilitarisme libéral, on peut aussi consulter cet article paru dans la revue « Archives de Philosophie » [65]. La persistance contemporaine du darwinisme social est aussi au coeur d’un article de Michel Husson pour la revue « À l’Encontre » [66]. Un autre article proposé par l’UCL-Saguenay – Collectif anarchiste Emma Goldman (Québec) se penche sur l’âgisme et la gérontophobie en contexte capitaliste [67]. Dans un article de FeverStruggle.net [68], J. Mirasol se penche sur l’utilitarisme et l’approche comptable déshumanisante qui caractérisent la gestion capitaliste de la pandémie de Covid-19 : « Les États, comme d’ailleurs les fonds spéculatifs, les grandes banques et les entreprises, fonctionnent sur la base de modélisations. Elles proposent des statistiques de morts probables, en introduisant ensuite une série de variables. Ces scénarios et ces projections sont utilisés dans la presse qui nous les traduits en langage populaire. On peut ainsi lire dans les journaux des atrocités du genre « La fourchette de morts probables varie entre 200 000 et un million aux USA ». Cette idéologie utilitariste se décline ensuite en un éventail de programmes spécifiques à chaque pays. Mais en produisant ainsi des rapports comptables, les millions de morts sont en permanence mis en relation avec les dégâts causés à l’économie. On compare ces chiffres avec une évaluation des risques que tel ou tel scénario impliquent pour les États. On évalue les perspectives de gains de marché ouvertes par tel ou tel modèle dans la concurrence entre États ou capitalistes. Les morts ne sont qu’une variable parmi d’autres. Une variable déclinable, mise qui plus est en concurrence entre différents types de morts. »
Un article de Contretemps.eu se penche également sur la filiation entre système capitaliste productiviste, et l’émergence et le déploiement mondial du Covid-19 [69], ainsi que la dimension classiste et raciale de la pandémie. Un article du 8 avril 2020 de l’Iresmo (Institut de Recherche, d’Etude et de Formation sur le Syndicalisme et les Mouvements Sociaux) s’intéresse pour sa part aux « risques éthiques du discours sur le triage dans l’espace public » [70], estimant que « le risque du discours dans l’espace public sur le triage n’est pas uniquement que les médias donnent une image tronquée du triage. Il consiste également dans une tendance discutable à justifier auprès du grand public la mise en œuvre d’un triage d’exception. ».
Enfin, dans un article du 8 avril 2020 par Elena Chamorro et Soline Vennetier dans le Carnet de l’Ehess [71], les auteures s’attaquent aux « Déconstructions et reconstructions du handicap en temps de coronavirus » :  » Aux problèmes d’accessibilité des mesures de prévention, dont nous n’avons donné que quelques exemples, s‘ajoute une construction sociale de la fragilité. La vulnérabilité n’est pas une donnée biologique pure : comme l’ont pointé certains journalistes, les drames dans les Ehpad sont à relier au manque de moyens de protection du personnel et à la difficulté de respecter des mesures de distanciation sociale. Les personnes handicapées résidant en institution, qui connaissent un sort semblable, sont en revanche peu évoquées. Ces deux catégories de population, qui seront donc davantage exposées au virus en raison de leur vulnérabilité accrue par l’organisation sociale et institutionnelle, risquent d’être dirigées vers des services qui ne les prendront pas prioritairement en charge (ou qui les refuseront) en raison de leurs chances de survie estimées plus basses et/ou parce que les décisions sont guidées par des critères hiérarchisant les vies et mettant les « vies handicapées » en bas de l’échelle. En effet, dans le cadre d’une épidémie qui submerge les ressources de l’hôpital public, la situation de rareté amène à faire des choix par lesquels sont réénoncées des hiérarchies traditionnelles. Le 17 mars 2020, un document de référence rédigé par un comité d’experts a été remis au ministère de la Santé pour guider les médecins dans le tri de patients qui semble se profiler […]. Un guide a également été remis aux ARS, élaboré par des médecins et chefs de services anesthésistes-réanimateurs. Ces deux documents donnent des orientations pour guider l’admission en réanimation dans un contexte d’engorgement des capacités d’accueil. Les décisions doivent être prises au cas par cas, en combinant différents facteurs tels que la volonté du patient, sa gravité clinique et l’évaluation de son état antérieur. Ces deux documents s’appuient sur un indicateur : « l’échelle de fragilité clinique » ou « score de fragilité clinique » qui inclut des critères non seulement de maladie mais aussi de limitations fonctionnelles (mobilité, autonomie dans les actes de la vie quotidienne, etc.). Le document remis aux ARS précise d’ailleurs que ce « score de fragilité » peut être remplacé par ou combiné avec l’indicateur de performance de l’OMS (qui mesure notamment la « capacité à travailler », p. 21 du document en lien) ou encore l’échelle d’autonomie de Katz : ces indicateurs sont des échelles d’évaluation de la dépendance dans la vie quotidienne. On peut s’interroger sur la présence de critères qui n’ont en principe aucun lien avec les chances de survie mais qui relèvent plutôt de la conception de la qualité de vie selon l’approche du modèle médical du handicap ou qui répondent à des critères de productivité selon les standards dominants. Les vies ne s’ajustant pas à ces standards sembleraient dotées de moins de valeur et ne devraient pas être sauvées en priorité. […]  »

XII Covid-19 et Suds : Afrique, Françafrique, Plans d’ajustement structurels du FMI, enrichissement personnel des dictateurs, dettes iniques et état rachitique des systèmes de santé, déforestations et nouvelles zoonoses.

Au 26 avril 2020, l’Afrique a dépassé le cap des 30 000 contaminations (31 091 cas positifs), et le Covid-19 a déjà coûté la vie à 1 393 personnes sur le continent, selon le Centre pour la prévention et le contrôle des maladies de l’Union africaine. L’Afrique du Sud recense le plus de cas, mais l’Algérie, l’Egypte et le Maroc sont les trois pays qui dénombrent le plus de morts [72]. « Partout sur le continent, on s’inquiète de cette pandémie qui a mis les « grandes puissances » à genoux, tant en termes de gestion sanitaire de l’épidémie que de conséquences économiques. Alors, que peut-il se passer dans des pays quasi dépourvus de système public de soin comme le Cameroun, ne disposant que d’un seul respirateur artificiel comme le Mali, ou surendettés comme le Congo-Brazzaville ? » s’interroge Survie [73].
L’état des systèmes de santé africains est dramatique et les dépenses publiques de santé profitent davantage aux riches qu’aux pauvres [74] : « Ainsi [en 2012], en Mauritanie, 72 % des subventions versées aux hôpitaux bénéficient aux 40 % d’habitants les plus riches. Au Ghana, un tiers des dépenses publiques de santé profite au quintile le plus riche, tandis que 12 % seulement vont au quintile le plus pauvre. Les chiffres sont voisins pour la Tanzanie ». En Afrique du sud, en 2019, le système de santé est au bord de l’asphyxie [75] : « faute de lits, certaines doivent patienter jusqu’à trois jours […] On ne peut pas accueillir plus vite les patients en psychiatrie parce qu’il leur faut du temps pour se remettre et les chambres sont déjà pleines. Leurs séjours sont longs et ils ne contribuent pas de façon tangible à l’économie, alors ce sont un peu des malades oubliés. […] Un rapport officiel au vitriol a alors révélé que 144 malades de la région de Johannesburg étaient morts en quelques mois de mauvais traitements ou d’absence de soins. Ils avaient été transférés d’un hôpital public vers des structures privées inadéquates, pour faire des économies. […] Malgré de gros progrès ces dernières années, l’Afrique du Sud reste le pays le plus touché au monde par l’épidémie de sida, avec un taux de prévalence de 19,2%. L’héritage de l’apartheid et la pauvreté ont laissé des traces profondes. En 2017, seuls 10% de la majorité noire disposaient d’une assurance santé, contre 71,7% de la minorité blanche. »

Une part majeure des responsabilités de cette situation échoit aux plans d’ajustement structurels imposés depuis 1979 par le FMI et la Banque Mondiale aux états africains, privilégiant le paiement de la « dette » odieuse au détriment, notamment, des systèmes de santé et d’éducation [76]. Ainsi, « le « système dette » implique l’utilisation de ressources publiques pour payer les créanciers, au détriment de la satisfaction de besoins et de droits fondamentaux de la population. Aussi, la relation entre créanciers et débiteurs est terriblement déséquilibrée en faveur des premiers […] Les créanciers, soutenus par les élites locales, exigent le remboursement de la dette et les ajustements qui permettent d’assurer la priorité de ce paiement sur toute nécessité sociale, portant ainsi atteinte aux droits les plus élémentaires de la population […] La dette permet à une minorité privilégiée d’accaparer une série de revenus financiers qui lui permet d’augmenter son patrimoine de manière permanente » constate le CADTM [77].

Cette situation dramatique est accélérée par le caractère prédateur de « l’aide au développement » : « les 16 pays prioritaires de l’aide française sont des pays africains, dont 14 anciennes colonies. Un mélange de dons, de prêts et d’allègements de dette. Une grande partie de l’aide est en réalité un prêt qui vient alourdir la fardeau de la dette » souligne Survie. Et de préciser : « l’Agence Française de Développement (AFD), placée sous la tutelle du gouvernement, a en charge la majorité des programmes d’aide publique. Elle fonctionne comme une banque. C’est bien une agence de développement, mais orientée vers les intérêts directs et indirects de la France… et ceux de ses entreprises. » [78]. « Dès 1992, le PNUD évaluait que seulement 3 à 4% étaient réellement consacrés aux services de base (éducation, santé, accès à l’eau…) », poursuit l’association [79] : « Avec le Fonds Monétaire International, ces institutions financières créent plus de misère qu’elles n’en soulagent en imposant des conditions de libéralisation à outrance et de réduction drastique des dépenses publiques ».
À cela s’ajoutent les « accords de partenariat économique » (APE) :  » Le 10 juillet 2014, à Accra, capitale du Ghana, les 16 chefs d’État d’Afrique de l’Ouest ont approuvé un projet d’accord dit de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne (UE) et les 15 États de la CEDEAO (Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest) plus la Mauritanie. Dans le même temps, un APE a été paraphé le 22 juillet avec six États de l’Afrique australe. Il s’agit en fait d’accords de « libre-échange » visant, dans le cas de l’Afrique de l’Ouest, à supprimer 75% des droits de douane sur les importations venant de l’UE et à limiter, au-delà des exigences de l’OMC, les possibilités des États africains de mener une politique commerciale autonome. Cet accord résulte de pressions exercées par les firmes multinationales européennes, au service desquelles se sont mises les Institutions européennes (Commission, Conseil et Parlement), parvenant à entrainer des chefs d’État africains qui, à quelques exceptions près, sont restés insensibles aux mises en garde de leurs sociétés civiles mobilisées depuis 14 ans » [80]. « Il faut s’attendre à ce que les autres partenaires commerciaux des pays africains concernés (notamment les États-Unis et les grands pays émergents) exigent de ces pays dans les années à venir les mêmes avantages commerciaux que ceux qu’ils ont accordés à l’UE, menant à une libéralisation encore plus destructrice de leurs marchés et à une dépendance accrue vis-à-vis des cours des marchés mondiaux. Les conséquences prévisibles seront une amplification des cas de famines, de maladies et de manque de soins – la crise Ebola illustre la grande misère des systèmes de santé de la région ».
A contrario, Survie lutte pour l’instauration de « Biens Publics Mondiaux », dont la Santé : « Sur le plan mondial, on a noté l’émergence du sida, la résurgence de la tuberculose, la résurgence du choléra, la persistance du paludisme, l’apparition de la grippe aviaire. Toutes ces maladies nécessitent une prise en charge globale et mondiale, la mise en place de fonds spéciaux pour lutter contre les pandémies. C’est inacceptable, en terme de droits, que les nombreux malades du sida en Afrique soient laissés à eux-mêmes, alors que ceux d’Europe bénéficient des trithérapies. La bataille est sur le financement des soins mais aussi dans la lutte contre les lobbies pharmaceutiques, pour le droit de certains pays du Sud à fabriquer des médicaments génériques, et le droit pour les autres à les acheter à un prix abordable. […] Force est de constater que, face à une inégalité croissante entre pays riches et pays pauvres dans l’accès aux soins, la santé a du mal à s’imposer comme un bien public mondial. Pour le sida, les malades sont au Sud et les traitements au Nord.[…] Le droit fondamental à la vie devra permettre de définir la santé comme un bien public mondial » [81].
Le système des dettes odieuses réclamées par des créanciers du Nord aux états africains sont aggravées par le détournement de l’aide au développement par les dictateurs de la Françafrique. Ainsi, Survie milite depuis les années 2000 pour l’annulation de ces « dettes » et poursuit en justice les dictateurs qui ont détourné les budgets de leurs états vers des comptes offshores personnels et l’acquisition de biens immobiliers en France. « La restitution des fonds aux populations spoliées serait un signe fort pour tous ceux qui réclament une réforme de la politique de la France en Afrique », énumère Survie en exergue d’une brochure de 2008 consacrée à la question, intitulée « Biens mal acquis des dictateurs africains en France » [82]. Depuis cette publication, les procès se multiplient contre les dictateurs de la Françafrique, portés notamment par l’association Sherpa [83].
Face au Covid-19, la responsabilité du capitalisme dans l’émergence de nouvelles zoonoses, notamment dans les pays du Sud, est totale, de 3 manières : la déforestation, l’élevage industriel, et la consommation de viande de brousse encouragée par des famines provoquées par le sous-développement agricole des pays pauvres. Dans son édition de mars 2020, le Monde Diplomatique propose une analyse des facteurs d’émergence des nouvelles zoonoses, dont « la destruction accélérée des habitats » de la faune sauvage (79) [84]. Mais la faune sauvage, désignée comme coupable idéal, est loin d’être la cause principale de cette situation : « Depuis 1940, des centaines de microbes pathogènes sont apparus ou réapparus dans des régions où, parfois, ils n’avaient jamais été observés auparavant. C’est le cas du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), d’Ebola en Afrique de l’Ouest, ou encore de Zika sur le continent américain. La majorité d’entre eux (60 %) sont d’origine animale. Certains proviennent d’animaux domestiques ou d’élevage, mais la plupart (plus des deux tiers) sont issus d’animaux sauvages. Or ces derniers n’y sont pour rien. En dépit des articles qui, photographies à l’appui, désignent la faune sauvage comme le point de départ d’épidémies dévastatrices, il est faux de croire que ces animaux sont particulièrement infestés d’agents pathogènes mortels prêts à nous contaminer. En réalité, la plus grande partie de leurs microbes vivent en eux sans leur faire aucun mal. Le problème est ailleurs : avec la déforestation, l’urbanisation et l’industrialisation effrénées, nous avons offert à ces microbes des moyens d’arriver jusqu’au corps humain et de s’adapter ». Un constat partagé par L214 [85] et l’AFAAD [86] Association en Faveur de l’Abattage des Animaux dans la Dignité »), qui soulignent que ces risques sont connus depuis des années…

XIII Covid-19 et rapprochements entre libéraux et extrême-droite ; portée totalitaire des confinements autoritaires et des politiques sécuritaires afférentes.

La pandémie de Covid-19 est enfin l’occasion d’un rapprochement majeur entre extrême-droite et néolibéralisme. On ne compte plus les déclarations infâmes illustrant cette convergence : Christophe Barbier déclarant le 18 avril 2020 sur BfmTv à une heure de grande audience : « Pour sauver quelques vies de personnes très âgées, on va mettre au chômage des milliers de gens ? » [87] ; Emmanuel Lechypres, « journaliste » BfmTv, pensant être en off, le 4 avril 2020, évoquant une cérémonie d’hommage aux victimes du Covid-19 en Chine : « ils enterrent des pokemons » [88] ; le lieutenant gouverneur du Texas Dan Patrick déclarant le 23 mars 2020 sur Fox News suggérant que « les grands-parents seraient heureux de sacrifier leur vie pour préserver le bien-être financier de leurs enfants et petits-enfants” ou Glenn Beck, animateur radio, suggérant le 24 mars 2020 “la possibilité de sacrifier des vies pendant l’épidémie de coronavirus pour sauver les États-Unis et leur économie” [89] ; Bolsonaro prêt à un « populicide » au Brésil [90] ; Trump et Boris Johnson refusant de mettre en place un confinement, etc.
A côté de cette rhétorique anti-confinement conjointe de l’extrême-droite et des néolibéraux, on trouve ailleurs des confinements partiels et /ou autoritaires, comme en fRance où les crimes policiers se multiplient [91], ou aux Philippines, où Duterte encourage ces concitoyens à tuer ceux qui ne respecteraient pas le confinement [92], 18 assassinats policiers au Nigeria pour non-respect du confinement [93] ; le 29 mars à Gauteng (Afrique du sud), « un homme est abattu dans son jardin par une patrouille composée d’un policier et d’un agent de sécurité privé. Ces derniers poursuivaient un groupe surpris à consommer de l’alcool durant le confinement » [94].
A contrario, le non-confinement est réussi au Vietnam et en Corée du Sud, grâce à des mesures intelligentes effectuées avec des moyens financiers dérisoires au Vietnam [95] ou le port du masque et le dépistage systématique des cas-contact en Corée du Sud [96]. Mais une épidémiologie peut aussi s’organiser sur une base populaire et anti-autoritaire, comme le suggère un article proposé par mars.info : « Nous pensons qu’à l’heure actuelle, il est tout aussi nécessaire de développer une épidémiologie politique, critique et peut-être populaire pour pouvoir nous approprier la situation, que de nous opposer à l’infamie des techniques gouvernementales consistant à masquer leurs responsabilités dans cette catastrophe sanitaire en les faisant supporter par l’ensemble de la population. » (92).
Enfin, il faut pour finir faire état de la position de Giorgio Agamben [97] et de sa réception critique par Panagiotis Sotiris sur le site Acta.zone, qui tout en prenant ses distances avec le théoricien italien, souiligne qu’il n’en reste pas moins que [Giorgio Agamben] « rappelait utilement combien l’état d’urgence s’inscrit dans une généalogie inquiétante et combien l’État moderne s’est toujours servi des crises de tous types pour accroître et exercer son emprise violente sur les peuples. Tout cela en se cachant sous une apparente neutralité savante. » [98]

Notes

[18ww.fspf.fr/fspf-services/breves/delivrance-rivotrilc-hors-amm

[33https://www.nouvelobs.com/idees/20200408.OBS27254/jean-loup-amselle-bio-pouvoir-ou-thanatocratie.html]
Les ingénieurs écologues des « écologues enragés » relèvent pour leur part dans une chronologie que « les alertes sur les risques pandémiques n’ont cessé d’être adressées aux gouvernements successifs » et qu’on ne peut parler d’un simple négligence ou d’incompétence ayant débouché logiquement sur cette politique eugénique[[https://ecologuesenrages.home.blog/2020/04/05/coronavirus-chronique-dune-catastrophe-annoncee/

Article mis en avant

« aucun patient de plus de 70 ans n’a été admis en réa durant les 6 jours les plus critiques » Canard Enchaîné, 29 avril

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Canard Enchaîné du 29 Avril 2020 : « Dans un hôpital public d’Île-de-France – des documents en possession du « Canard » en attestent – aucun patient de plus de 70 ans n’a été admis en réa durant les 6 jours les plus critiques de la crise. »

Partagez, faites lire et signer la pétition : https://www.change.org/p/non-au-darwinisme-social-et-au-tri-eugénique-par-manque-de-lits-et-de-respirateurs 

Lisez aussi sur le site #Covid19 :

Lisez et faites tourner les DIRECTIVES DE L’ARS IdF POUR LE TRI EN RÉANIMATION EN CONTEXTE COVID19 et PÉNURIE DE LITS ET DE RESPIRATEURS. Ça s’appelle du « SOUTIEN ÉTHIQUE » .

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Témoignage de Christine Gontier, infirmière – « Cette lutte est indécente »

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Tri eugénique – adresse mail pour le recueil de témoignages

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COVID-19 : ON ACHÈVE BIEN LES VIEUX ET LES HANDICAPÉS !

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« aucun patient de plus de 70 ans n’a été admis en réa durant les 6 jours les plus critiques » Canard Enchaîné, 29 avril

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Tri eugénique : article de Florence Aubenas (le Monde, 26 avril)

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Lutte anti-covid19 : l’hexagone face aux pays dont la stratégie est un succès

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Article mis en avant

Tri eugénique : article de Florence Aubenas (le Monde, 26 avril)

Lire et signer la pétition – manifeste : https://www.change.org/p/non-au-darwinisme-social-et-au-tri-eugénique-par-manque-de-lits-et-de-respirateurs 

#Thanatocratie #CrimesdEtat #Eugénisme

« Quand le ministre de la santé affirme qu’il n’y a pas de tri entre malades dans les hôpitaux, je réponds : « c’est faux ! » dit Pierrick Buchon, directeur général de l’association Marie-Pire, 330 personnes handicapées dans différentes structures. Au centre de Riespach, des résidents ont commencé à tousser début mars. […] Un vendredi soir Alain 58 ans se met à suffoquer. L’aide soignante se souvient d’avoir appelé le SAMU : « venez vite, il va me mourir dans les bras ! » L’opérateur évoque la surcharge. Deux JOURS plus tard, Alain expire dans sa chambre » […] Le cahier des transmissions internes raconte la nuit du 25 mars. A 20h30, le SAMU est alerté pour Marie-France, à 21h15 pour Bruno, à 1h30 pour Gilbert, à 2h45 pour Françoise. A 3 heures, c’est le SAMU qui rappelle lui-même : « Arrêtez de téléphoner, on est saturés. » « 

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Extrait de l’article de Florence Aubenas Le Monde du 26 avril https://www.lemonde.fr/…/bienvenue-en-alsace-a-coronaland_6…
Pétition à signer et à partager https://www.change.org/p/non-au-darwinisme-social-et-au-tri…

 

Lisez aussi sur le site #Covid19 :

Lisez et faites tourner les DIRECTIVES DE L’ARS IdF POUR LE TRI EN RÉANIMATION EN CONTEXTE COVID19 et PÉNURIE DE LITS ET DE RESPIRATEURS. Ça s’appelle du « SOUTIEN ÉTHIQUE » .

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Témoignage de Christine Gontier, infirmière – « Cette lutte est indécente »

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Tri eugénique – adresse mail pour le recueil de témoignages

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COVID-19 : ON ACHÈVE BIEN LES VIEUX ET LES HANDICAPÉS !

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« aucun patient de plus de 70 ans n’a été admis en réa durant les 6 jours les plus critiques » Canard Enchaîné, 29 avril

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Tri eugénique : article de Florence Aubenas (le Monde, 26 avril) 

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Lutte anti-covid19 : l’hexagone face aux pays dont la stratégie est un succès

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::: Coalition pour l’abolition de la police, de l’armée, de la justice de classe et de l’industrie carcérale ::: Présentation

Suite au meurtre filmé de Georges Floyd par la police de Minneapolis, le conseil municipal de la mégapole a décidé d’abolir sa police et de reverser les financements dédiés aux pigs aux projets communautaires de ses populations. Le racisme et les crimes policiers ne sont pas exceptionnels, y compris en fRance, mais endémiques. La police n’a pas toujours existé, et son existence n’est pas une fatalité. Son abolition est souhaitable et à condition d’en finir avec le capitalisme, réalisable.. La question de l’abolition de la police donne lieu à des prises de positions plus ou moins radicales ou nuancées. Cette rubrique se propose d’introduire et développer en fRance cette exigence anti-autoritaire. La Coalition pour l’Abolition de la police traite de la répression des luttes et des luttes contre la répression, contre les politiques sécuritaire et l’état policier ; des violences et des Crimes policiers, qui sont des crimes d’état systémiques qui ont notamment à voir avec la sous-traitance de la violence des classes dominantes et de ses conséquences antisociales, et avec le racisme systémique, endémiques dans la police et dans les corps de répression de l’état bourgeois, que sont la police, la gendarmerie, l’armée retournée contre le peuple, la justice et le système pénitentiaire, mais aussi les milices privées et armées privées de mercenaires. La Coalition lutte contre l’apologie du militarisme, contre le silence des pantoufles, mais aussi contre les expulsions mortelles, contre la prohibition du canabis et ses conséquences, contre la torture de l’enfermement même, contre les CRA et l’industrie pénitentiaire, l’esclavage pénitentiaire légal, contre la justice de classe, contre toutes les guerres entre les peuples et contre la fausse paix entre les classes, contre les biopolitiques proto-totalitaires contemporaines, comme l’approfondissement et l’élargissement perpétuel du fichage, les systèmes toujours plus sophistiqués et intrusifs de surveillance et de contrôle social, notamment en contexte pandémique, de covid-19, et de fascisme …

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::: Africa Acrata Ⓐ ::: Présentation

Les 5 rubriques continentales d’akratnode proposent des partages de points de vue critiques, anti-autoritaires et anticapitalistes sur l’actualité des luttes sur chaque continent , et sur les questions géopolitiques, les résistances et solidarités internationales, autant que possible à partir de sources locales et traduites ; ces groupes et rubriques se proposent de former une jonction singulière, d’un réseau informel et coopératif, d’information anti-autoritaire, ici pour les luttes sociales en Afrique, et aussi bien depuis et/ou à destination d’un public francophone, que de toutes les langues concernées par les luttes, ou que des locuteurs d’autres langues, notamment minorisées ou en danger d’extinction.

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::: America Acrata Ⓐ ::: Présentation

Les 5 rubriques continentales d’akratnode proposent des partages de points de vue critiques, anti-autoritaires et anticapitalistes sur l’actualité des luttes sur chaque continent , et sur les questions géopolitiques, les résistances et solidarités internationales, autant que possible à partir de sources locales et traduites ; ces groupes et rubriques se proposent de former une jonction singulière, d’un réseau informel et coopératif, d’information anti-autoritaire, ici pour les luttes sociales dans les Amériques et les Caraïbes, et aussi bien depuis et/ou à destination d’un public francophone, que de toutes les langues concernées par les luttes, ou que des locuteurs d’autres langues, notamment minorisées ou en danger d’extinction.

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::: Europa Acrata Ⓐ ::: Présentation

Les 5 rubriques continentales d’akratnode proposent des partages de points de vue critiques, anti-autoritaires et anticapitalistes sur l’actualité des luttes sur chaque continent , et sur les questions géopolitiques, les résistances et solidarités internationales, autant que possible à partir de sources locales et traduites ; ces groupes et rubriques se proposent de former une jonction singulière, d’un réseau informel et coopératif, d’information anti-autoritaire, ici pour les luttes sociales en Europe et dans le Bassin Méditerranéen, et aussi bien depuis et/ou à destination d’un public francophone, que de toutes les langues concernées par les luttes, ou que des locuteurs d’autres langues, notamment minorisées ou en danger d’extinction.

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::: Asia Acrata Ⓐ ::: Présentation

Les 5 rubriques continentales d’akratnode proposent des partages de points de vue critiques, anti-autoritaires et anticapitalistes sur l’actualité des luttes sur chaque continent , et sur les questions géopolitiques, les résistances et solidarités internationales, autant que possible à partir de sources locales et traduites ; ces groupes et rubriques se proposent de former une jonction singulière, d’un réseau informel et coopératif, d’information anti-autoritaire, ici pour les luttes sociales en Asie, et aussi bien depuis et/ou à destination d’un public francophone, que de toutes les langues concernées par les luttes, ou que des locuteurs d’autres langues, notamment minorisées ou en danger d’extinction.

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::: Oceania Acrata Ⓐ ::: Présentation

Les 5 rubriques continentales d’akratnode proposent des partages de points de vue critiques, anti-autoritaires et anticapitalistes sur l’actualité des luttes sur chaque continent , et sur les questions géopolitiques, les résistances et solidarités internationales, autant que possible à partir de sources locales et traduites ; ces groupes et rubriques se proposent de former une jonction singulière, d’un réseau informel et coopératif, d’information anti-autoritaire, ici pour les luttes sociales en Océanie – Pacifique, et aussi bien depuis et/ou à destination d’un public francophone, que de toutes les langues concernées par les luttes, ou que des locuteurs d’autres langues, notamment minorisées ou en danger d’extinction.

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::: Demain s’ouvre au pied de biche 🏚🏙🏕 ::: Présentation

Cette rubrique d’akratnode rassemble toutes les luttes liées à l’habitat, au logement, et au squat : qu’il s’agisse de luttes pour remettre dans les cartons les projets d’aménageurs ou d’urbanistes, de luttes contre la gentrification ou les GPII, des luttes des quartiers populaires, pour en finir avec le sansabrisme pseudo-caritatif et anti-égalitaire des politiques du logement, des luttes contre les expulsions, pour la Réquisition, pour le squat et les occupations « sans droits ni titre », contre les remises à la rue, les évictions de squats, de logements et celle hors de l’espace public des sdf, à la mémoire des mortEs de la rue, contre les logements indignes et insalubres des marchands de sommeil, contre le poids des loyers et charges locatives externalisées sur les bas revenus et les personnes survivants avec les minimas, voire sans. Mais aussi le combat pour la reconnaissance de l’habitat mobile et/ou léger et de l’intégration du voyage et du nomadisme, et de mode de vie écologiques et décroissants, à la ville comme au milieu rural ; sans oublier celui contre les villégiatures, ghettos de riches et autres stations balnéaires ceinturées de résidences secondaires productrices de mortes saisons et de gentrification.

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::: 🌍 🌿 TerrienNEs * Biosphère en lutte et Capitalocène * Luttes Écologiques ::: Présentation

HabitantEs de la planète Terre, cette rubrique est au chevet de ton berceau, celui-là même de ta forme spécifique de vie. Il y est question d’Écocide , de la pérennité de la Biosphère , de ce qu’il est désormais convenu d’appeler l’ère de l’Anthropocène à laquelle nous préférons, la notion plus exacte et moins fataliste de Capitalocène. La rubrique couvre donc les notions de greenwashing , de techno-décroissance et de nécrotechnologies comme le nucléaire, la toxicité des nanoparticules ; elle relaie les luttes écologiques transversales à des questions sociales telles que celles liées à l’urbanisme, à « l’aménagement du territoire », aux transports et au tourisme, à la ruralité, comme : les luttes contre la gentrification, contre le quadrillage antisocial des banlieues et le séparatisme des ghettos du gotha, contre les Grands Projets Inutiles et Imposés (GPII), les luttes des ZADs, et bien sûr les luttes paysannes. Dans la perspective antiproductiviste et décroissante indissociable de tout combat sérieux pour la sauvegarde de la biosphère et avec elle, de l’humanité, elle oppose à l’agriculture ou agrobusiness, la paysannerie, et la reconstruction de l’autonomie paysanne. La rubrique relaie donc les intiatives et pratiques telles que les chantiers participatifs, l’auto-construction, les habitats légers et/ou mobiles (lutte historique de Halem mais aussi des voyageur.euses), les Amaps, la vente directe, les circuits courts, la navigation fluvial et les transports légers, fluviaux ou à la voile, le fret par cabotage, les coopératives de distribution. Il y est également question de l’exploitation animale, d’antispécisme et de libération animale, de véganisme, sasn oublier l’abolition de la chasse. Enfin, elle informe également sur les écueils que sont l’écofascisme et la deep ecology, aux soubassements réactionnaires et essentialistes, renvoyant à une prétendue « nature humaine », elle-même déclinable en « société naturelle », soubassements issus d’un revival des archaïsmes métaphysiciens et obscurantistes d’ancien régime.

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::: BⒶDiTⒶ ☀ Brigade Apatride de la Diaspora Intergalactique Terrienne Autochtone ::: Présentation

La Brigade Apatride de la Diaspora Intergalactique Terrienne Autochtone ne reconnaît ni frontière ni patrie mais l’égalité, la liberté et l’adelphité réelles, et le droit inaliénable de tout être humain à aller et venir sans entrave , de vivre et de s’organiser librement là où ses pieds foulent le sol avec ces congénères, sans distinction raciste, de genre, de niveau de survie ou d’origine. La badita est de toutes les luttes antifascistes, contre TOUS les racismes, contre l’antisémitisme, la négrophobie ou l’islamophobie, avec les luttes des raciséEs, des ExiléEs, des VoyageurEuses, contre le colonialisme et le néo-colonialisme. Une partie de son activité est concentrée sur la lutte contre les extrême-droites et l’ascension résistible de la Réaction, la virulence du racisme systémique, du racisme d’état, et de la mue xénophobe de plus en plus marquée, sous des prétextes dilatoires qui empruntent tout à la propagande de l’extrême-droite, des institutions et en particulier de la plus dispensables de toutes, la police. Un autre aspect est la lutte contre le système des frontières, et les noyades systémiques causées par Frontex, dans la continuité du mouvement No Border et de l’activité de l’ex-page NO Border NO Nation STOP Deportation END Evictions. La question des frontières et de l’impasse du système des « états-nations » nous conduit aux luttes anticoloniales et autochtones contre l’impérialisme, le colonialisme, le néo-colonialisme et en particulier contre la françafrique, sans négliger les notions plus récentes comme celle de mafiafrique, d’eurafrique, de chinafrique, ni les autres impérialismes qui gangrènent les rapports nord-sud, la question inique des dettes immondes, celle des Réparations. Le maintien de ces dominations anime une réflexion sur la résurgences des suprémacismes et des intégrismes ethnocentriques faussement « universalistes », du renouveau d’une menace totalitaire associée à ces suprémacismes, et sur les résistances multiculturalistes, métissées, indigènes et autochtones, à la fois contre les assignations identitaires et celles à renier des identités toujours objets de dominations et discriminations ethnocentriques.

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::: Devalideu•ReuZ ☀ Luttes Anti-validistes ::: Présentation

Devalideu•ReuZ , pour faire du reuz contre le validisme et le capacitisme ! La rubrique traite de toutes les luttes liées au handicap, contre les discriminations validistes institutionnelles ou culturelles, des luttes des personnes handies pour la désinstitutionnalisation ou l’autodétermination face aux soins et aides, à la croisée d’autres luttes par exemple liées à l’urbanisme, aux transports, mais aussi des luttes contre les différentes formes d’âgisme. Elle relaie les voix anti-validistes autonomes des premièrEs concernéEs, personnes handiEs, psychiatriséEs, et leurs collectifs, tels que le collectif des Dévalideuses, Handi-Social, la CLHEE ou la CLE.

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::: Luttes Anti-patriarcales, Féministes etLgbtqia+ 🏳️‍🌈⚧💜🖤 ::: Présentation

Cette rubrique est consacrée aux luttes contre les oppressions hétéropatriarcales, aux luttes féministes, Lgbtqia+, intersectionnelles, transféministes, queer et anarcha-féministes ; pour l’Égalité réelle, contre toutes les oppressions de genre, contre les féminicides, les viols et violences sexuelles, conjugales, familiales, contre le harcèlement, contre le virilisme, les masculinismes, les discriminations sexistes, la transphobie et l’homophobie, le fémo-nationalisme, l’assignation de genre ou le mégenrage institutionnel. Elle relaie et soutien également à la fois les luttes pour les droits des travailleur⸱euse⸱s du sexe, contre la putophobie, mais également pour l’abolition de l’esclavage sexuel, du proxénétisme, sans complaisance avec la Réaction puritaine et prohibitionniste dont des siècles de sévices n’ont jamais aboli la prostitution, et sa cause première, la misère et les emprises créées par la privation instituée de l’autonomie matérielle et économique.

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::: Ruptures Scolaires ✒️💥 ::: Présentation

Dans Ruptures Scolaires, il est question d’enfance, de savoir, d’émancipation, mais aussi de dressage social, d’archaïsme et de violences hétéropatriarcales, d’autoritarisme, de pédagogie anti-autoritaires et des luttes de la Jeunesse, des luttes autour de l’Enfance, des Luttes Scolaires ou Universitaires, des luttes des enseignantEs et des personnels du Système Scolaire, AED, AESH. Il y est question des Mineurs Isolés de l’ASE, de la Non-Assistance Publique, de l’Enfermement des Mineurs et des EPM ; de partage et libre circulation des connaissances, de pensée autodidacte, d’autodétermination et d’émancipation buissonnière envers et contre lune école au service du Capital, et de la reproduction des dominations et oppressions inhérentes au capitalisme. Si cette émancipation intellectuelle est en rapport avec la contre-culture, la théorie critique, la zététique ou les luttes passées ou en cours contre les formes récurrentes de maccarthysme cognitif, Ruptures Scolaires aborde également les domaines fondamentaux des Sciences, comme l’Épistémologie, la Sociologie de la Connaissance, l’Histoire Des Sciences, et plus généralement la Recherche Fondamentale et la question de la place et des conditions de production des sciences humaines et sociales.

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::: ☣️ 💥 Luttes et Crimes Sanitaires à l’ère des Risques Industriels et NRBC ::: Présentation

Cette rubrique se concentre sur les luttes contre les scandales et catastrophes sanitaires, industrielles, chimiques, agrochimiques, nucléaires, pour l’égalité d’accès aux soins et proclame qu’aucune vie ne vaut moins qu’une autre, qu’aucune éthique ne peut en déclarer certaines sacrifiables, et encore moins au nom d’un « bien commun supérieur ». Il y est question de santé , de social , de Services Publics , de Droits Sociaux , de Protection Sociale , de Sécurité Sociale , de Hôpital Public , de Santé Publique ; de Risque Industriel , de Catastrophes Industrielles , des IrradiéEs , de la Chlordéquone , de l’Amiante , du Sang Contaminé , d’AZF , de Lubrizol , de l’opposition de l’église catholique au préservatif et de ses conséquences mortifères de masse, notamment sur le continent africain. On y parle donc de Scandales Sanitaires , mais plus encore de Crimes Sanitaires De Masse , du Covid-19, du Tri Eugénique des Patients par manque organisé de lits et de respirateurs lors de la première vague , d’Égalité d’Accès Aux Soins , de déprogrammations ; mais aussi de Mascarade Autoritaire et Pseudo Sanitaire , de Confinement Passoire , de Confinement Made In Medef , d’opposition radicale à toute nouvelle Assignation Générale à Résidence , du maintient de l’Accès sans restriction à l’espace extérieur, à la Nature et l’Air Libre , de campagne de Tests Systématiques et massifs exigés depuis le début de la pandémie et jamais envisagée, malgré la réussite de la Nouvelle-Zélande et de l’Islande, et malgré 100 milliards jetés dans les poches des actionnaires du cac40. Il y est question enfin des Luttes Des SoignantEs , de Convergences SoignantEs SoignéEs , de Solidarités Populaires Autonomes , d‘Autogestion Sanitaire, de Socialisation intégrale de la Santé et de l’abolition du secteur privé marchand ; d’autonomie dans la vie et et d’autodétermination dans les soins face au handicap ou à la maladie, et de de Désinsitutionnalisation ; d’autodétermination face à la mort, de Suicide Assisté ou d’Euthanasie Choisie.

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::: Observatoire de la Putréfaction Audiovisuelle fRançaise 📺💩🇫🇷 ::: Présentation

L’Observatoire de la Putréfaction Audiovisuelle fRançaise traite de la fascisation avancée des massmedias mainstream, de l’audiovisuel public comme privé et de la presse marchande, et non uniquement de la fachosphère et de la complosphère. Il concentre son attention sur les éditocrates, lèche-bottes et paillassons patentés, les convergences néo-fascistes et la lepénisation assumée de la propagande de masse que ces hyènes de garde du capital distillent outrageusement, h24/7 sur tous les canaux de « l’info en continu », dans ce marécage pestilentiel qu’est devenu, ou n’a jamais cessé d’être, l’espace public hexagonal. On y trouvera articles et chroniques critiques ou plus littéraires sur le « paf », des illustrations régulières du parti-pris libéral-fasciste omniprésent dans ces médias marchands à gros capitaux tricolores, et à terme, un trombinoscope détaillé. Il y est aussi question de pseudo « réinformation », cheval de Troie de l’extrême-droite, d’agression publicitaire, de la lourde question de la redevance audiovisuelle et de service public audiovisuel fascisé et du besoin de puissants contre-pouvoirs médiatiques et audiovisuels, au-delà des réseaux sociaux marchands

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::: Confédération Régicide Intergalactique ::: Présentation

L’objectif de notre confédération est de ne plus avoir d’objet, quitte à ce qu’icelui en perde la tête. Guerre aux palais, paix aux chaumières !

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::: Neurchi de chroniques locales DIY et non-profit 📰📸Ⓐ🎥🎧 ::: Présentation

La rubrique des chroniques locales DIY s’offre comme la revue de presse d’une conjonction de medias autonomes et de sources locales révolutionnaires, anticapitalistes, anti-autoritaires, œuvrant à une contre-information locale ou régionale. Il y est question des luttes, initiatives locales, de la vie des quartiers, communes, villages ou métropoles régionales, du spectacle politique ou de micro-climat des affaires. Pour une approche plus décentralisée des luttes.

Pour retrouver le direct de la rubrique dans le bol de rage : https://akratnode.wordpress.com/2021/02/10/direct-1bol2rge/#local-diy

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::: Traductions coopératives pour médias et luttes autonomes 📰Ⓐ::: Présentation

Le groupe de traduction coopérative est un espace de publication de propositions de traductions de textes et d’actualités anti-autoritaires. La traduction est autogérée, les propositions de corrections ouvertes (dans le groupe fb dans un premier temps). Il est aussi possible d’y déposer un texte que l’on souhaite faire traduire pour une destination internationale (comme les campagnes de solidarité), ou d’y publier textes et autres supports déjà traduits.

Pour retrouver le direct de la rubrique dans le bol de rage : https://akratnode.wordpress.com/2021/02/10/direct-1bol2rge/#traduction-coop

Pour aller plus loin et ne rien manquer de toutes les dernières publications du collectif dans le groupe facebook Traductions coopératives pour médias et luttes autonomes 📰Ⓐ (boucles Signal ou Telegram à venir) https://www.facebook.com/groups/1265413890493851/

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::: Non au darwinisme social ! ::: Présentation

Ici on associe les combats contre toutes les oppressions, toutes les formes de réduction, de réification de nos existences, tout ce qui nuit et entrave l’émancipation et l’épanouissement général, tout ce qui subsiste au 21° siècle, plus que jamais sous le joug capitaliste, de l’horreur « civilisée », mal nommée « barbarie ». Ce groupe créé pour lutter contre les oppressions démultipliées par la gestion criminelle de la pandémie de Covid19 poursuivra son travail au-delà de celle-ci, et l’élargit donc à toutes les formes de darwinisme social.Ce groupe a été créé pour servir à l’autodéfense des personnes les plus exposées au Covid19, du fait de leur condition physique, mentale, économique, ou des politiques discriminatoires : vieux, « invalides », fous, réfugiés, sans-abris, prisonniers, travailleurs précaires, banlieusards, minorités. Ce groupe vise à dénoncer et empêcher la discrimination sanitaire dans l’accès aux soins, et le mépris des vies « inutiles » aux yeux des fascistes libéraux au pouvoir, dont les penchants eugénistes se révèlent à la faveur de la pandémie. Pétitions, production de textes, partage d’articles, création de groupes locaux d’entraide.

Faute de places en réanimation et de respirateurs -du fait des politiques successives de destruction des services publics hospitaliers-, des malades du COVID 19 n’ont pas été hospitalisés et sont morts dans les EHPAD, dans les centres médicaux-sociaux, à leur domicile, lors de la première vague au printemps 2020. Pétition et manifeste du groupe Non au darwinisme social ! sont rassemblés parmi les premières archives de la rubrique et également à l’adresse https://www.change.org/p/non-au-darwinisme-social-et-au-tri-euthanasique-par-manque-de-lits-et-de-respirateurs

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::: Almanach des luttes 🏴🚩::: Présentation

L’Almanach des luttes est l’agenda intersectionnel des luttes, dont celle des classes, transversale à toutes les formes d’oppression. Sous sa forme la plus complète, celle du groupe fb dédié, il rassemble au quotidien l’agenda à jour et aussi exhaustif que possible des luttes en cours, rdv et mobilisations, des éphémérides, des appels et manifestes, des fêtes, des infos et conseils pratiques en manifestation / action, des sorties et publications périodiques, des campagnes de solidarité et/ou internationales, des compte-rendus autonomes des luttes en cours ou passées, des mémoires et de l’histoire sociale, des analyses historiques et tout ce qui permet de penser et construire nos luttes.

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